Les familles, les clans, les réseaux Wantok, les villages, les chefs, les dirigeants traditionnels et les Églises maintiennent de nombreuses traditions aux Îles Salomon. Les institutions publiques les soutiennent aussi par l’intermédiaire du ministère de la Culture et du Tourisme et de sa division culturelle, du Musée national des Îles Salomon, de la Galerie nationale d’art, du ministère de la Gouvernance traditionnelle, de la Paix et des Affaires ecclésiastiques et des gouvernements provinciaux. Les politiques publiques peuvent utiliser kalsa comme terme général pour désigner la culture. Le droit coutumier désigne les règles et pratiques reconnues localement ; il est reconnu par la Constitution uniquement lorsqu’il n’est pas incompatible avec celle-ci ou avec les lois du Parlement. Le calendrier annuel comprend la fête de l’Indépendance, le 7 juillet, Thanksgiving, le 26 décembre, les jours fériés provinciaux et les Second Appointed Days. Des communautés organisent également des festivals saisonniers qui ne sont pas des jours fériés nationaux. Le Festival national de panpipes à Honiara s’est déroulé du 1er au 5 juillet 2026 et a réuni plus de 20 groupes de panpipes et de danse, avec des spectacles, des discussions, des récits et du mentorat pour les jeunes. Le festival Umi Wan a lieu tous les deux ans dans des lieux alternés ; les foires nationales commerciales et culturelles offrent aussi des cadres contemporains à l’expression traditionnelle. Les traditions marquant les étapes de la vie comprennent le mariage coutumier, le mariage civil ou légal, les funérailles et, dans certaines cultures, des rites d’initiation liés à l’âge. Le mariage coutumier peut inclure des accords entre familles, parents et famille élargie, ainsi que le versement d’une dot ou d’un prix de la mariée sous forme de monnaie de coquillages, d’argent comptant ou des deux. Sa signification peut comprendre des alliances, la réconciliation et les liens de parenté, mais les pratiques varient considérablement et peuvent se commercialiser. Aucune règle nationale fiable ne confère automatiquement au mari la propriété ou le contrôle ; l’enregistrement et la preuve juridique du mariage coutumier restent incertains et font l’objet de réformes. Les funérailles impliquent couramment le soutien de la famille et du réseau Wantok, un travail partagé et des contributions financières ; l’inhumation et la participation de l’Église dépendent du lieu et de la communauté. Les vêtements et parures traditionnels utilisent le pandanus, l’étoffe tapa, l’écorce, les fibres, l’herbe, les coquillages, le bois, les lianes, les os, la pierre et le bambou. Les bijoux en coquillages, la monnaie de coquillages, le kap-kap, les brassards, les peignes et les colliers peuvent avoir une signification régionale. À Santa Cruz et à Temotu, le tema est un ornement de poitrine fabriqué avec des coquilles de bénitier et de tortue, associé à l’initiation et à la danse. La musique et la danse accompagnent les cérémonies, l’histoire orale, les lamentations, les récits ancestraux, la réconciliation et les étapes de la vie. Les traditions de panpipes sont particulièrement importantes à l’échelle nationale, notamment dans les formes très développées de Malaita, en particulier chez les ‘Are’are. Parmi les autres styles régionaux figurent les tubes de frappe en bambou et l’orchestre de bambous Tawatana ; les formes traditionnelles peuvent se mêler aux groupes à cordes, aux hymnes chrétiens et à la musique moderne. Les traditions artisanales comprennent la sculpture sur bois, les incrustations en nacre, les nattes et paniers de pandanus, les sacs d’épaule, l’impression sur tapa, la fabrication de monnaie de coquillages, les bâtiments et ustensiles en bambou, les instruments de musique et la construction de pirogues. L’ornement de proue de pirogue nguzunguzu possède une symbolique mythique de protection. La Galerie nationale d’art et le marché artisanal de Honiara permettent de présenter et vendre des œuvres et d’organiser des ateliers ; le Musée national collecte, protège et documente des objets culturels et peut contribuer à leur restitution. Des exemples régionaux comprennent la sculpture et le patrimoine nautique de Marovo et Vonavona, la monnaie de coquillages et les îles artificielles de Langa Langa à Malaita, les lignées rares de poterie et de tissage de Choiseul, les chants et danses polynésiens de Rennell et Bellona, les traditions de pêche de Makira et Ulawa et la monnaie de plumes rouges et les parures distinctives de Santa Cruz. Ces exemples ne s’appliquent pas uniformément à une province entière. Le christianisme et le kastom coexistent dans de nombreuses communautés, et certains rituels locaux associent les deux. Une pratique dont le sujet principal est l’enseignement ou le culte religieux relève d’abord de la religion ; la préparation traditionnelle des aliments relève d’abord de l’alimentation. Elles ne sont abordées ici que lorsqu’elles font partie d’une cérémonie ou d’une occasion sociale. L’urbanisation, les migrations internes, la scolarisation, l’emploi, le christianisme, l’économie monétaire, le tourisme et les médias font évoluer la transmission des traditions. Historiquement, environ 70 à 80 % de la population vivait dans des zones rurales, souvent dans une économie de subsistance ; la tendance à long terme est à l’augmentation de l’urbanisation. Les langues locales et les savoirs culturels subissent des pressions ; les dots et les compensations peuvent se monétiser. L’accès dépend du lieu et de l’objectif. Les musées et galeries sont des institutions publiques ayant des horaires d’ouverture réguliers, mais les projets de recherche nécessitent un permis de recherche délivré par le Musée national ou la division culturelle. Les lieux villageois, claniques, ancestraux et sacrés nécessitent de suivre le protocole local, d’obtenir le consentement et parfois d’être accompagné. Les frais et délais ne sont pas fixés au niveau national. Les chefs, dirigeants traditionnels et Églises contribuent souvent à la médiation et à la réconciliation, notamment au moyen d’une compensation kastom ; les pratiques coutumières ne peuvent toutefois pas prévaloir sur les droits constitutionnels, les protections prévues par la loi, l’égalité de genre, les droits de l’enfant ou la protection contre la violence. La perte, la vente ou l’exportation peut menacer les objets culturels et les matériaux sacrés ; la documentation, la participation communautaire, la transmission aux jeunes, le travail des musées, la réglementation et un tourisme culturel respectueux sont essentiels à la continuité.
Traditions aux Îles Salomon
Les traditions des Îles Salomon comprennent des pratiques, des symboles et des expressions transmis au fil des générations et associés à la vie familiale, aux cérémonies, à la religion, à l’alimentation, aux vêtements, à la musique, à l’artisanat et aux lieux locaux. Kastom désigne les croyances traditionnelles, les pratiques coutumières et les relations à la terre ; un Wantok est un réseau linguistique et de parenté qui implique des obligations partagées. Les coutumes diffèrent entre les neuf provinces et entre les villages, clans et îles ; aucune pratique nationale unique ne représente tout le pays.
Conseil
Considérez les traditions des Îles Salomon comme des pratiques locales, et non comme une liste nationale unique. Les musées, galeries et festivals publics sont accessibles ; demandez le consentement de la communauté avant d’entrer dans un lieu villageois, clanique, ancestral ou sacré. Pour un mariage, des funérailles, un projet de recherche ou un achat culturel, clarifiez les rôles, permissions, coûts et conséquences juridiques avant de vous engager.

