Au Yémen, la plupart des déplacements urbains et ruraux s’effectuent en bus, minibus ou microbus locaux, en taxi ou en taxi collectif proposés par des prestataires privés et des sociétés de transport. La supervision des transports publics relève du ministère des Transports ou du ministère des Transports et des Travaux publics, de la هيئة النقل البري, de la الهيئة العامة لتنظيم شؤون النقل البري et des autorités locales de circulation. Les responsabilités institutionnelles et territoriales se chevauchent et aucun registre national fiable des horaires et des tarifs n’est disponible. Les tarifs et heures de départ peuvent changer en fonction du prix du carburant, des routes endommagées, des déviations, des points de contrôle et des conditions locales d’accès. Les villes offrent généralement davantage d’options de transport que les communautés isolées. Les femmes, les ménages ruraux et d’autres groupes vulnérables peuvent rencontrer des obstacles supplémentaires pour accéder à des déplacements sûrs et abordables. La marche reste un mode de déplacement quotidien et souvent le principal moyen de transport dans les zones rurales, pour les femmes comme pour les hommes. En ville, de nombreuses femmes dépendent de la marche combinée aux transports publics. Les trottoirs, passages piétons, éclairages et espaces protégés au bord des routes sont inégaux et souvent insuffisants. Le vélo à titre privé est possible, mais les données actuelles ne permettent pas d’établir l’existence d’un réseau national, d’un système de vélos partagés, d’un programme cycliste organisé ou de normes fiables de sécurité à vélo. Les risques routiers élevés limitent l’usage pratique du vélo dans de nombreuses zones. Aucun réseau ferroviaire voyageurs en service n’est actuellement documenté au Yémen. Les routes constituent donc le principal moyen de déplacement longue distance. Les fermetures et interruptions de routes peuvent allonger les trajets, augmenter la consommation de carburant et renchérir les transports. Des programmes de réhabilitation ont signalé la remise en état d’au moins 150 kilomètres de routes rurales et d’au moins 235 kilomètres de voies d’accès aux villages, améliorant l’accès de plus de 1.5 million de personnes. Les postes-frontières terrestres formels comprennent Al-Wadeeah, Al-Tuwal et Shahn ; Sarfait, Al-Buq et Allab sont également utilisés comme points secondaires. Il faut vérifier leur ouverture, les formalités et l’accès pour le jour concerné. Aden et Hudaydah assurent principalement l’accès maritime au fret et à l’aide humanitaire ; aucun service régulier fiable de transport maritime intérieur de passagers n’a été documenté. Les voyages aériens relèvent de l’Autorité de l’aviation civile et de la météorologie, couramment appelée CAMA. Le 14 septembre 2026, le site officiel de Yemenia n’indiquait aucun vol disponible et un avis de suspension daté du 11 septembre 2026 signalait que l’accès aérien n’était pas stable. Il faut donc vérifier la disponibilité des vols immédiatement avant de compter sur un voyage aérien. La circulation routière est régie par la loi sur la circulation de 1991 et ses modifications de 2000 et 2002. Les conducteurs doivent posséder un permis valide et respecter les feux, panneaux et consignes de la police. Les véhicules d’urgence sont prioritaires. La vitesse maximale indiquée est de 100 kilomètres par heure pour les voitures particulières, les taxis, les bus de 27 places au plus, les véhicules utilitaires légers et les motocyclettes ; elle est de 80 kilomètres par heure pour les bus de plus de 27 places et les véhicules utilitaires lourds de plus de 3,000 kilogrammes. Les panneaux locaux peuvent imposer des limites inférieures. La conduite dangereuse, sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, à contresens ou à une vitesse excessive, ainsi que le fait de ne pas s’arrêter après un accident peuvent être sanctionnés. La loi prévoit une assurance obligatoire, mais son application, les contrôles techniques et les services disponibles varient selon les zones. L’Administration de la circulation relevant du ministère de l’Intérieur gère notamment l’immatriculation des véhicules, les plaques, les contrôles techniques, les transferts de propriété, l’assurance et les permis de conduire. Les informations de service publiées indiquent un droit de permis de conduire de 2,050 rials yéménites et un délai d’environ un jour pour un dossier complet. Le renouvellement est indiqué à 2,025 rials yéménites, avec une validité de cinq ans et un délai d’environ une heure lorsque le dossier est complet. Ces chiffres ne doivent pas être considérés comme des tarifs ou délais de traitement uniformes à l’échelle nationale, car les conditions administratives varient selon le lieu. Le demandeur d’un permis doit avoir au moins 18 ans, satisfaire aux exigences médicales et réussir des épreuves théoriques et pratiques. La circulation contribue aux émissions d’échappement, aux poussières, au bruit et au dioxyde de carbone. Le ministère des Transports a des responsabilités réglementaires concernant les gaz d’échappement des véhicules et les émissions du transport terrestre, mais il n’existe pas d’inventaire actuel des émissions liées aux transports couvrant tout le Yémen, ni de données fiables sur la répartition modale. Les inondations, l’érosion, les dégâts aux pentes et ceux causés aux ponts peuvent interrompre les routes. La Banque mondiale a indiqué que 11 routes réhabilitées avaient auparavant subi jusqu’à 51,000 interruptions annuelles dues aux inondations. Le drainage, la construction de routes résilientes au climat, des espaces piétonniers plus sûrs et des véhicules moins polluants sont donc directement liés à la fiabilité des transports.
Les transports au Yémen
Au Yémen, les déplacements reposent principalement sur la route : bus, minibus, taxis, taxis collectifs, voitures particulières et marche assurent les trajets quotidiens. Les transports publics sont fragmentés ; tarifs, horaires et accès varient selon la ville, le prestataire, le prix du carburant, l’état des routes et la sécurité. Aucun réseau ferroviaire voyageurs en service n’est actuellement documenté au Yémen ; les déplacements longue distance dépendent donc principalement de la route, tandis que les voyages aériens ne sont pas toujours disponibles. Le code de la route exige des permis valides et encadre la vitesse, l’utilisation des véhicules et la conduite à tenir après un accident, mais son application et les services varient selon les zones.
Conseil
Au Yémen, planifiez vos déplacements selon les conditions locales et immédiates, sans compter sur des horaires ou des tarifs nationaux. Juste avant le départ, confirmez le prestataire, l’horaire, l’accès routier, les points de contrôle, les éventuelles déviations et le prix total. Vérifiez séparément les voyages aériens et les passages aux frontières terrestres ; si vous conduisez, munissez-vous de documents valides pour vous et le véhicule.

