Dans le recensement de 2022, une personne âgée de 15 ans ou plus était considérée comme chômeuse si elle n’avait pas travaillé pendant la semaine de référence, avait activement recherché un emploi ou tenté de créer une entreprise au cours du mois précédent et pouvait commencer à travailler dans les deux semaines. Le recensement a compté 9 000 chômeurs et enregistré un taux de chômage de 2,9 %, soit 2,7 % chez les hommes et 3,0 % chez les femmes. Chez les personnes âgées de 15 à 24 ans, le taux était de 5,0 % pour les hommes et de 5,5 % pour les femmes. Le taux d’activité était de 35,9 %, tandis que 560 300 personnes étaient hors de la population active. L’enquête sur la population active de 2021 reposait sur une autre définition : ne pas avoir travaillé au cours des sept jours précédents, être disponible et rechercher activement un emploi. Elle a recensé 12 700 chômeurs et un taux de 5,1 %, soit 5,9 % chez les femmes et 4,6 % chez les hommes. Le taux atteignait 9,6 % chez les 15-24 ans, 7,0 % en milieu rural et 9,0 % dans la région 3 de l’enquête. Le sous-emploi de la main-d’œuvre était de 28,9 %. Ces chiffres ne doivent pas être comparés comme s’ils décrivaient une tendance unique, car les périodes de référence et les définitions diffèrent. Les derniers indicateurs nationaux officiels recensés dans les sources consultées étaient ceux du recensement de 2022 et de l’enquête sur la population active de 2021 ; cet examen n’a pas trouvé d’enquête nationale officielle plus récente sur le chômage. Un faible taux de chômage général ne décrit pas toute la situation de l’emploi. En 2021, 77,3 % des emplois étaient informels, tandis que les travailleurs indépendants et les travailleurs familiaux collaborant à l’entreprise représentaient ensemble 50,3 %. Le travail de courte durée, les activités domestiques non rémunérées, la protection sociale limitée, le découragement et la sortie de la population active peuvent donc affecter les revenus des ménages sans apparaître dans les statistiques du chômage enregistré. Le SEFOPE, Secrétariat d’État à la formation professionnelle et à l’emploi, assure le service public de l’emploi au moyen de 14 bureaux municipaux et de conseillers en emploi. Les demandeurs d’emploi peuvent créer un compte sur SIMU-Web, ajouter un profil et un CV, rechercher des postes et envoyer des candidatures. Les bureaux du SEFOPE peuvent les aider pour l’inscription, le placement et les informations sur le marché du travail. SIMU-Web publie également des offres de formation et d’entrepreneuriat. Les sources consultées n’indiquent aucune obligation générale d’inscription au chômage, de déclaration périodique ou d’activation, aucun régime de sanctions ni quota légal de recherche d’emploi, et aucun frais d’accès au portail. L’accès à ces services ne donne pas droit à une aide en espèces. Le régime contributif actuel de protection sociale du Timor-Leste ne comporte aucune branche chômage documentée. L’INSS gère la sécurité sociale contributive et prévoit des prestations de vieillesse, d’invalidité, de parentalité et de décès, mais pas de prestation chômage. Les cotisations liées à un emploi formel représentent 10 % de l’assiette : 4 % pour le salarié et 6 % pour l’employeur. Ce régime protège les droits légaux en matière de sécurité sociale, sans remplacer les revenus en cas de perte d’emploi. Un travailleur au chômage peut poursuivre ses cotisations par le régime facultatif de l’INSS s’il a cotisé pendant au moins trois ans, est citoyen ou résident étranger couvert par le régime et est apte au travail. Le demandeur choisit l’une des 20 tranches de cotisation, soumet le formulaire et un certificat d’aptitude médicale délivré par le Service de vérification du handicap ou le Service national de santé ; un demandeur national fournit au moins deux pièces d’identité. La cotisation payée par l’assuré représente 10 % de l’assiette choisie. La première tranche correspond à deux fois la pension sociale ; avec une pension sociale actuellement fixée à 60 USD, la cotisation minimale est de 12 USD par mois. Cette option maintient la continuité des cotisations, mais ne prévoit aucune indemnité chômage, aucun taux de remplacement, délai de carence, durée maximale ou obligation de recherche d’emploi. La pension sociale non contributive concerne la vieillesse ou le handicap des personnes vulnérables ; ce n’est pas une allocation chômage. Les critères d’admissibilité et de cumul sont distincts, et la perte d’un emploi ne donne donc pas automatiquement accès à cette pension. Parmi les autres aides documentées figurent les conseils et le placement du SEFOPE, les offres sur SIMU-Web, les orientations vers la formation ou l’entrepreneuriat, les programmes pour les jeunes ou les projets tels que YEES et YIP lorsque des places sont disponibles, ainsi que les activités informelles indépendantes, familiales ou de subsistance. Ces options peuvent apporter un revenu provisoire ou faciliter le retour à l’emploi, mais elles ne fournissent pas une assurance chômage universelle. Les bureaux municipaux du SEFOPE peuvent aider lorsque l’accès au numérique, le lieu de résidence ou d’autres obstacles rendent l’inscription en ligne difficile.
Chômage au Timor-Leste
Au Timor-Leste, le chômage désigne le fait de ne pas avoir d’emploi rémunéré, de rechercher activement un emploi ou de se préparer à créer une entreprise, et d’être disponible pour travailler. Le recensement de 2022 a compté 9 000 chômeurs âgés de 15 ans et plus et enregistré un taux de chômage de 2,9 % ; l’enquête sur la population active de 2021 a recensé 12 700 personnes et un taux de 5,1 %, selon une période de référence et une définition différentes. Le Timor-Leste ne dispose pas d’assurance chômage directe ni d’allocation universelle en espèces pour les chômeurs. Le placement par le SEFOPE et SIMU-Web, les cotisations facultatives à l’INSS, la protection sociale fondée sur la vulnérabilité et le travail informel ou indépendant apportent différentes formes de soutien.
Conseil
Au Timor-Leste, considérez le chômage avant tout comme un problème de revenu et de retour à l’emploi, et non comme un droit automatique à une allocation en espèces. Commencez par contacter le SEFOPE ou SIMU-Web pour la recherche d’emploi ; envisagez la poursuite facultative des cotisations à l’INSS uniquement si vous avez cotisé au moins trois ans et si le maintien de la couverture justifie des paiements réguliers. Si une activité indépendante ou familiale vous procure immédiatement un revenu, elle peut servir de transition, mais ne donne pas accès à une assurance chômage.

