Le recensement de 2022 définissait la population active comme les personnes âgées de 15 ans ou plus qui travaillaient ou recherchaient un emploi. Le rapport entre emploi et population était de 34,9 % et le taux de chômage de 2,9 %. Chez les hommes, le taux d’activité était de 41,9 % et le rapport entre emploi et population de 40,7 % ; les chiffres correspondants pour les femmes étaient de 29,7 % et 28,8 %. Le taux d’activité des jeunes était de 16,7 %. En 2025, 30,5 % des personnes âgées de 15 à 24 ans n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation, une situation souvent désignée par le sigle NEET. L’enquête sur la population active de 2021 faisait état d’un taux d’activité inférieur, à 30,5 %, d’un taux d’emploi de 28,9 %, d’un chômage de 5,1 % et d’un sous-emploi de la main-d’œuvre de 28,9 %. Ses méthodes et définitions ne sont pas directement comparables à celles du recensement de 2022 ; ces chiffres ne doivent donc pas être considérés comme une série chronologique continue. L’agriculture, la sylviculture et la pêche emploient le plus grand nombre de personnes. Chez les 25-54 ans, le commerce de gros et de détail représentait 21,8 % de l’emploi. Les activités manufacturières, la construction et les mines ne dépassaient chacune pas 2,2 % dans les tranches d’âge déclarées. En 2021, les céréales représentaient 15,2 % des activités recensées, le commerce de détail alimentaire non spécialisé 12,9 %, l’administration publique 10,3 %, les légumes, melons, racines et tubercules 6,0 %, et la construction de bâtiments 5,8 %. Ces chiffres décrivent un marché du travail centré sur la production primaire, le petit commerce et l’emploi public plutôt que sur une large base industrielle. Les formes d’emploi sont également inégales. Le recensement de 2022 indiquait que 65 % des travailleurs étaient indépendants. Parmi les 25-54 ans, les salariés représentaient 27,3 % des femmes et 43,4 % des hommes. L’enquête de 2021 classait 48,3 % des travailleurs comme salariés, 35,1 % comme travailleurs indépendants et 15,3 % comme travailleurs familiaux collaborant à l’entreprise. Les femmes étaient davantage exposées à l’emploi vulnérable : le taux était de 67,3 % pour l’ensemble des femmes et de 75,3 % pour celles vivant en milieu rural. L’enquête estimait que 38,6 % de l’ensemble des travailleurs exerçaient dans le secteur informel, dont 45,7 % des femmes, 33,9 % des hommes et 55,3 % des jeunes. L’emploi dans le secteur informel concernait 53,1 % des travailleurs ayant au plus un niveau d’études primaire et 8,2 % de ceux ayant fait des études supérieures. Selon une autre mesure, 93,6 % des emplois agricoles, 71,8 % des emplois industriels et 36,3 % des emplois de services se situaient hors du secteur formel ; ces mesures reposent sur des définitions différentes et ne sont pas interchangeables. Le lieu de résidence influe fortement sur l’accès au travail. Le rapport entre emploi et population atteignait au moins 40 % à Liquica et Oe-Cusse, mais restait inférieur à 30 % à Lautem et Ermera. En milieu rural, 400 446 personnes, soit 71,4 % de la population rurale âgée de 15 ans ou plus, étaient hors de la population active. Environ 80 % des personnes de 15 ans ou plus avaient toujours vécu dans le même suco, ce qui indique une mobilité limitée entre les municipalités pour le travail. L’emploi des entreprises hors secteur pétrolier atteignait environ 66 000 postes en 2024, soit 27,6 % de plus qu’en 2021, mais plus de 80 % de ces emplois se trouvaient à Dili, surtout dans le commerce de détail et la construction. Les salaires moyens à Dili étaient environ 2,5 fois supérieurs à ceux des autres municipalités. L’éducation constitue une ligne de partage majeure. En 2022, 54,9 % de la population en âge de travailler avait terminé l’école primaire ou un niveau inférieur, et 85,5 % le premier cycle du secondaire ou un niveau inférieur. Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de ne pas avoir été scolarisées : 33,7 % contre 28,8 %. En milieu rural, 38,6 % des personnes n’avaient pas été scolarisées et seules 0,6 % avaient un diplôme de licence ou un niveau supérieur. Au moins 87,5 % des personnes handicapées n’avaient pas terminé l’école primaire. Dans la population active de 2021, 30,7 % des personnes n’avaient pas fait d’études primaires ou n’avaient pas été scolarisées, tandis que 16,8 % avaient fait des études supérieures. Des formations officielles et des services de placement existent, mais ils ne couvrent pas uniformément tout le pays. Le Secrétariat d’État à la formation professionnelle et à la politique de l’emploi, appelé SEFOPE, supervise les politiques de l’emploi, la formation et la migration de travail. Les prestataires et établissements de formation comprennent CNEFP Tibar, CNFP Becora et SENAI. L’INDMO élabore les normes de compétence et gère la certification. Le FEFOP soutient la formation professionnelle et l’entrepreneuriat, les partenariats impliquant le microcrédit, la formation en cours d’emploi et l’aide au premier emploi. Les critères d’admissibilité dépendent de chaque programme ; il n’existe ni coût ni durée fiable valant pour tous les programmes. Lorsque l’offre officielle est limitée, la formation informelle en milieu communautaire ou chez l’employeur reste une voie concrète. SIMUWEB et le Centro de Informacao do Mercado de Trabalho du SEFOPE facilitent le placement. Les employeurs peuvent publier des postes, présélectionner des candidats et organiser des entretiens. Les candidats peuvent créer un profil, préparer un CV, postuler et s’inscrire à des formations. Les plaintes pour discrimination peuvent être transmises par le système concerné, mais les informations publiées ne confirment ni un accès en ligne sur tout le territoire, ni des frais standards, ni des échéances communes. Il n’existe pas non plus de preuve fiable d’un réseau entièrement national de centres municipaux d’orientation professionnelle. Les salaires varient beaucoup selon le lieu, le secteur et la forme d’emploi. Le salaire minimum national indiqué est de 115 USD par mois dans le secteur privé ; le même montant s’applique au service public. Le Code du travail no 4/2012 prévoit que le gouvernement fixe les salaires et les révise tous les deux ans, mais les informations disponibles ne démontrent pas de nouvelle fixation nationale plus récente. Le salaire mensuel médian réel indiqué était de 185 USD en 2021, contre 238 USD en 2013, tandis que les salaires nominaux ont augmenté d’environ 3 % entre 2021 et 2024. Il n’existe pas de tableau national fiable des salaires par secteur. Le Code du travail no 4/2012 régit les conditions de travail, les risques professionnels et les questions d’emploi connexes. Le SEFOPE et l’Inspection générale du travail, ou IGT, assurent la surveillance du travail et peuvent intervenir dans les inspections, la médiation, la conciliation et l’arbitrage. La loi no 12/2016 a établi la sécurité sociale contributive, administrée par l’INSS depuis 2017. Les employeurs doivent inscrire les travailleurs et soumettre des déclarations mensuelles de rémunération. L’application des règles est plus limitée dans le secteur informel, où les accords écrits, l’inscription à la sécurité sociale et les inspections peuvent ne pas fonctionner comme dans l’emploi formel. L’emploi public reste une composante majeure de l’économie formelle. Environ 73 % des emplois rémunérés étaient dans le secteur public en 2021, qui représentait la plupart des emplois formels. Depuis, la reprise du secteur privé a été la plus marquée dans les services, la construction et le commerce de détail. La faible productivité, la concentration de la croissance à Dili, l’accès limité aux financements, l’incertitude sur les droits fonciers, les contraintes logistiques et la réglementation freinent l’expansion. L’agriculture, le tourisme, les services numériques et les entreprises privées offrent des possibilités de diversification. L’intégration du Timor-Leste à l’ASEAN et à l’OMC pourrait élargir à terme les débouchés commerciaux et les possibilités de formation, mais l’accès dépendra de la formation, des capacités des entreprises et de la reconnaissance des qualifications. L’emploi à l’étranger offre d’autres possibilités par des dispositifs liés au SEFOPE, notamment le programme PALM australien, les programmes de travail en Corée du Sud et les accords de mobilité de la main-d’œuvre conclus avec le Portugal ainsi qu’une convention de sécurité sociale. Un parcours type comprend la sélection ou l’intermédiation, un visa et un permis de travail, une formation avant le départ, un soutien juridique et social, la protection du travailleur et une aide éventuelle au retour et à la réintégration. Une étude de 2024 a relevé des difficultés dans la reconnaissance des compétences et dans la capacité de l’économie nationale à accueillir les travailleurs de retour ou nouvellement formés. En 2026, le gouvernement a fixé comme objectif d’envoyer 10 000 travailleurs timorais en Australie d’ici 2028. Le partenariat sur la mobilité de la main-d’œuvre et les compétences entre l’Australie et le Timor-Leste prévoit environ 50 millions USD sur quatre ans, un centre de recrutement et de formation à Dili, une formation en anglais et des qualifications reconnues en Australie. Les frais, les critères d’admissibilité et les délais de traitement dépendent de chaque programme. INETL produit des statistiques sur le marché du travail, notamment le recensement, l’enquête sur la population active et les statistiques sur l’activité des entreprises. Le ministère des Finances intervient dans la gouvernance statistique. Le SEFOPE, l’IGT, l’INDMO, le FEFOP, SERVE et l’INSS ont des responsabilités distinctes en matière de politique de l’emploi, d’inspection, de qualifications, de financement de la formation, d’immatriculation des entreprises et de sécurité sociale. Les entreprises privées et les ménages fournissent une grande partie de la demande de main-d’œuvre. Ces responsabilités ne sont pas réunies dans un système centralisé ; l’institution compétente dépend donc de la question — formation, poste vacant, certification, immatriculation d’entreprise, droits du travail, sécurité sociale ou migration.
Marché du travail au Timor-Leste
Le marché du travail au Timor-Leste associe un petit secteur formel public et privé à un vaste secteur informel, notamment dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche. Le recensement de 2022 a compté 313 539 personnes actives parmi les 873 931 personnes âgées de 15 ans ou plus : 304 563 avaient un emploi et 8 976 étaient au chômage. Le taux d’activité était de 35,9 %, tandis que 64,1 % des personnes étaient hors de la population active ; l’accès varie fortement selon le sexe, l’âge, la municipalité, l’éducation et le milieu rural. Les emplois, les salaires et la formation sont concentrés à Dili, tandis que la plupart des travailleurs sont indépendants ou travaillent sans protection formelle.
Conseil
Au Timor-Leste, considérez le travail comme un choix entre emploi salarié formel, activité indépendante, formation et programmes à l’étranger, qui présentent chacun des conditions différentes de revenu, de protection et d’accès. Comparez le lieu réel, la forme d’emploi, les qualifications exigées, le salaire et la situation au regard de la sécurité sociale, plutôt que de vous fier aux moyennes nationales. Utilisez les services liés au SEFOPE et vérifiez les détails actuels des programmes ou des salaires avant de prendre un engagement en temps ou en argent.

