La Tanzanie est une société religieusement plurielle. Les communautés catholiques romaines, anglicanes, évangéliques luthériennes, moraves, pentecôtistes, adventistes du septième jour et témoins de Jéhovah coexistent avec les communautés musulmanes sunnites, ismaéliennes, chiites duodécimaines, ahmadies et ibadites. Il existe également des communautés hindoues, sikhes, bouddhistes, baha’ies et juives, ainsi que des systèmes de croyances traditionnels et des personnes qui ne se réclament d’aucune religion. Des estimations externes publiées par le département d’État des États-Unis et le Pew Research Center en 2020 suggéraient environ 63 % de chrétiens et 34 % de musulmans, mais il s’agit d’estimations, et non des résultats d’un recensement religieux officiel tanzanien. Zanzibar est majoritairement musulmane, tandis que la Tanzanie continentale compte d’importantes communautés chrétiennes et musulmanes, notamment dans les zones côtières et urbaines. Les croyances traditionnelles peuvent se combiner aux pratiques religieuses quotidiennes, mais les accusations ou pratiques liées à la sorcellerie présentent de graves risques juridiques et sociaux. La Constitution protège la liberté de choisir, de changer et de pratiquer une religion, notamment le culte privé, l’enseignement religieux et l’association pacifique. La loi peut limiter certains comportements afin de protéger les droits d’autrui, l’ordre public, la sécurité, la moralité ou la santé. L’article 20 interdit également la création d’un parti politique religieux. Aucune institution unique ne supervise toutes les confessions en Tanzanie. Les organisations chrétiennes comprennent la Conférence épiscopale de Tanzanie et le Conseil chrétien de Tanzanie ; la coordination musulmane comprend BAKWATA, le grand mufti de Tanzanie, le grand mufti de Zanzibar et d’autres conseils musulmans. Le Conseil interreligieux pour la paix en Tanzanie (IRCPT) relie des organismes musulmans, chrétiens, baha’is, bouddhistes, hindous et autres enregistrés pour le dialogue et la consolidation de la paix ; il ne crée pas de droit religieux et ne tranche pas les litiges. La vie religieuse peut comprendre le culte dominical ou la messe, les sermons, la prière, le baptême, la confirmation, la prière du vendredi Jumu’ah, le Ramadan, l’Aïd, la zakat, l’enseignement du Coran, l’école coranique, le Hajj et la Omra. Les pratiques précises, conditions d’adhésion, frais et cérémonies dépendent de la communauté ou de la congrégation. Le culte est souvent financé par des dons ou des cotisations. Le coût du Hajj et de la Omra varie selon le prestataire, l’organisation du voyage et le forfait de services. Les fêtes religieuses courantes comprennent l’Aïd el-Fitr, l’Aïd el-Adha, le jour du Mawlid, le Vendredi saint, le lundi de Pâques, Noël et le lendemain de Noël. Les dates islamiques suivent le calendrier lunaire et les jours fériés nationaux annuels sont annoncés et fixés en conséquence. Un jour férié ne contraint pas en soi une personne à participer à une cérémonie religieuse. Une organisation religieuse exerçant en Tanzanie continentale doit généralement s’enregistrer auprès du registraire des associations du ministère de l’Intérieur. La loi sur les associations, Cap. 337, interdit d’exercer comme association sans enregistrement. Le système peut examiner l’ordre public, la bonne administration, les formulaires incomplets, l’existence de l’organisation proposée, un nom trop similaire ou des liens politiques étrangers. Le ministère fournit le portail RSMIS ; son guide de 2023 indiquait une cotisation annuelle de 100 000 TZS pour une association religieuse. Les organisations enregistrées doivent également produire des rapports et tenir des registres financiers. Les informations publiées ne fixent ni délai de traitement uniforme ni frais initiaux d’enregistrement applicables à toutes les demandes. Zanzibar possède des arrangements constitutionnels, gouvernementaux, éducatifs et judiciaires distincts ; la procédure d’enregistrement continentale ne s’y applique donc pas automatiquement. Les écoles doivent assurer l’accès sans discrimination religieuse. Le cadre éducatif prévoit un enseignement religieux dans le programme, notamment l’éducation religieuse, la connaissance de la Bible, la théologie et l’éducation islamique de la première année à la Forme 6, avec la participation des responsables religieux concernés. Un élève de plus de 18 ans décide lui-même ; les parents décident pour les mineurs. Un élève ne peut être contraint d’assister à un cours ou culte particulier en violation des règles juridiques et parentales applicables. Les enseignants ne sont généralement pas tenus d’organiser l’enseignement ou le culte religieux. L’admission et l’agrément des écoles restent réglementés par l’État, tandis que les frais dépendent de l’établissement. Les cérémonies religieuses de nomination, l’Aqiqah, le baptême, la confirmation, le mariage religieux et les rites funéraires sont normalement organisés par les communautés. Ils ne remplacent pas l’enregistrement civil des naissances ou des décès par la procédure publique applicable, notamment RITA le cas échéant. En Tanzanie continentale, la loi sur le mariage, Cap. 29, reconnaît les formes civile, chrétienne, islamique et coutumière du mariage. Le mariage exige au moins 21 jours entre le préavis et la cérémonie et au moins deux témoins âgés chacun d’au moins 18 ans ; un ministre du culte ou un kadhi enregistre le mariage religieux. Les frais de cérémonie dépendent de la congrégation ou du prestataire. La médiation religieuse et les conseils matrimoniaux peuvent avoir une utilité pratique, mais les tribunaux publics appliquent la loi. À Zanzibar, les tribunaux kadhi traitent les questions de droit personnel musulman, comme le mariage, le divorce et l’héritage ; les tribunaux ordinaires traitent les autres affaires civiles et pénales. Le registre, les documents, les justificatifs d’identité et les frais judiciaires applicables dépendent de la procédure et de la juridiction.
La religion en Tanzanie
La religion en Tanzanie comprend les communautés chrétiennes, musulmanes, hindoues, sikhes, bouddhistes, baha’ies, juives et autres, ainsi que les croyances traditionnelles et les positions non religieuses. Des estimations externes suggèrent que les chrétiens et les musulmans forment les groupes les plus importants, mais le recensement tanzanien de 2022 n’a pas publié de répartition officielle par religion. La Constitution protège la liberté de pensée, de conscience, de croyance, de foi, de culte et d’association religieuse, sous réserve des limites juridiques visant à protéger autrui et l’ordre public. Les pratiques religieuses, l’éducation, le mariage, les fêtes et les événements de la vie sont organisés par différentes communautés et institutions, et non par une autorité religieuse nationale unique.
Conseil
Commencez par déterminer si votre situation relève de la Tanzanie continentale ou de Zanzibar, car les modalités d’enregistrement, d’éducation et de droit familial diffèrent. Pour une organisation, une question scolaire ou un mariage, confirmez l’institution responsable et les pièces requises avant d’engager des frais ou de tenir une cérémonie officielle. Traitez la pratique religieuse et l’enregistrement civil comme deux démarches distinctes.

