L’Immigration Act 2012 et l’Immigration Regulations 2013 constituent le principal cadre juridique. En vertu de l’article 10 de la loi, un non-ressortissant doit généralement détenir un visa, sauf exemption prévue à l’article 11. L’entrée s’effectue normalement par un aéroport ou un port désigné, puis par une présentation en personne à un agent de l’immigration. Les autorités peuvent demander un passeport généralement valide pendant au moins six mois, un billet de retour ou de continuation, des ressources suffisantes, un motif de voyage réel et une preuve d’hébergement ou une invitation. Le système en ligne de gestion des frontières des Îles Salomon (Solomon Islands Border Management System) et le service de visa électronique sont disponibles depuis septembre 2026. Un visa ne garantit pas à lui seul l’admission; le non-respect des conditions d’entrée peut entraîner un refus, une annulation ou une expulsion. Les visas de visiteur et de tourisme autorisent normalement une entrée unique de 90 jours et peuvent permettre un séjour maximal de 180 jours. Les frais indiqués sont de 50 USD plus 50 USD de frais en ligne, et le visa n’autorise pas à travailler. Il faut demander une prolongation avant son expiration. Un visa pour rendre visite à des proches permet normalement un séjour de 90 jours avec entrées multiples et peut être prolongé jusqu’à un an sur présentation de la lettre de répondant exigée. Les ressortissants des Fidji, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et du Vanuatu peuvent généralement entrer sans visa pour 60 jours avec une entrée unique, sous réserve des conditions applicables et de toute procédure de prolongation. Un visa d’affaires de courte durée coûte 450 USD et peut autoriser un séjour de 180 jours maximum, mais ne permet pas d’occuper un emploi. Des exemptions spéciales concernent des catégories comme les diplomates, les représentants étrangers et certaines activités ministérielles ou d’ONG. Des autorisations à objet spécifique peuvent couvrir le bénévolat, la recherche, le sport, les activités religieuses, le divertissement ou un emploi d’urgence. Une autorisation de transit maritime couvre normalement sept jours et peut aller jusqu’à 14 jours avec un visa nouveau ou substantiellement modifié. L’autorisation de travail comporte deux volets distincts : un permis de travail et un visa de travail. La Division du travail et le Commissaire du travail évaluent le permis de travail, tandis que l’Immigration délivre l’autorisation d’immigration correspondante. Le dossier habituel de permis de travail comprend le formulaire 1, une photo, le passeport, le contrat de travail, un CV, les qualifications, des références, un organigramme, un plan de localisation ou de formation et la preuve que le poste a été annoncé localement. L’employeur doit généralement démontrer qu’aucun ressortissant des Îles Salomon qualifié et disponible ne peut occuper le poste. Le demandeur dépose normalement sa demande depuis l’étranger, mais des règles différentes peuvent s’appliquer aux renouvellements, aux conjoints et aux transferts exemptés. L’approbation de principe est suivie de l’aval de l’immigration. Le refus d’une demande de permis de travail peut faire l’objet d’un appel auprès du ministre chargé du Travail; les directives officielles accordent au moins 14 jours pour cet appel. Un visa de travail de longue durée exige normalement un répondant agréé et un permis de travail, coûte 450 USD, permet des entrées multiples pendant deux ans et peut être prolongé. Un visa de travail de courte durée coûte normalement 300 USD, dure six mois et nécessite l’appui de la Division du travail. Un changement d’employeur ou de répondant exige un nouveau parrainage et un nouveau permis de travail. Une personne à charge ne peut travailler sans autorisation de travail distincte. Un visa d’études ou de personne à charge coûte normalement 150 USD, dure deux ans et peut être prolongé. La demande exige une confirmation de l’établissement d’enseignement; le séjour reste lié au programme et couvre généralement sa durée, plus moins d’un mois. L’autorisation d’études ne permet pas à elle seule d’occuper un emploi. Les autorisations familiales comprennent le statut de personne à charge du conjoint ou de l’enfant d’un ressortissant étranger, le statut de personne à charge lié à un résident et le visa de relation familiale (Family Relationship Visa) pour une personne à charge d’un ressortissant des Îles Salomon. Le visa de relation familiale coûte normalement 300 USD, dure deux ans et peut être prolongé, mais ne confère pas automatiquement le droit de travailler. Les obligations de parrainage et la validité du statut du répondant ont une incidence sur les autorisations des personnes à charge; de faux documents peuvent entraîner un refus ou une annulation. Les visas de longue durée peuvent couvrir les affaires, l’investissement, l’emploi, les études, la recherche, les échanges et les activités religieuses. Ils durent normalement au maximum deux ans. Une demande de prolongation doit généralement être déposée auprès de l’Unité des permis au moins deux mois avant l’expiration. Le statut de résident permanent exige normalement cinq ans de séjour légal continu préalable, coûte 1 500 USD, dure cinq ans et peut être prolongé. Il ne crée pas automatiquement un droit au travail; les personnes à charge restent liées au répondant et leur situation peut être réévaluée. La résidence permanente ne donne pas automatiquement la citoyenneté. Le Citizenship Act 2018 régit la citoyenneté par naissance ou statut constitutionnel, par adoption et sur demande. Un demandeur adulte doit généralement avoir au moins 18 ans, résider habituellement dans le pays, justifier de cinq années de résidence au cours des dix années précédentes, n’avoir eu aucun statut illégal de non-ressortissant pendant cette période de dix ans, établir qu’il prévoit de continuer à résider dans le pays ou qu’il entretient un lien durable avec celui-ci, démontrer sa bonne moralité, parler l’anglais, le pijin ou une langue vernaculaire à un niveau conversationnel, respecter la culture et le mode de vie des Îles Salomon et comprendre les droits et devoirs liés à la citoyenneté. Le conjoint d’un citoyen par naissance doit normalement justifier d’au moins cinq ans de mariage continu. Des dispositions distinctes en matière d’ascendance peuvent s’appliquer par l’intermédiaire d’un parent, grand-parent ou arrière-grand-parent citoyen par naissance. Les enfants de moins de 18 ans peuvent être inclus. La Commission de la citoyenneté peut statuer dans les 120 jours et doit généralement envoyer un avis écrit dans les 30 jours. Après approbation, le demandeur prête serment ou fait une déclaration solennelle et souscrit à l’engagement de citoyenneté. Le respect des conditions d’admissibilité n’exclut pas un refus fondé sur l’ordre public ou l’intérêt national. Les frais indiqués comprennent 10 000 SBD pour une demande adulte hors citoyenneté par naissance, 2 000 SBD pour la reprise de citoyenneté ou l’ascendance, 1 000 SBD pour un enfant de moins de 18 ans, 2 000 SBD pour une renonciation et 1 000 SBD pour un certificat. Les dispositifs de protection sont fragmentés. Les Îles Salomon sont parties à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et au Protocole de 1967. Les catégories actuelles comprennent un visa de demandeur d’asile (Asylum Seeker visa), un visa de réfugié (Refugee visa) et une protection dans les affaires de traite et de trafic de personnes. Les deux premières catégories sont gratuites; le visa de demandeur d’asile peut durer le temps nécessaire à la présentation au ministre, à l’enquête, à une procédure judiciaire ou au traitement de la demande d’asile et ne peut pas être prolongé; il n’autorise pas à travailler. Le visa de réfugié ne peut pas non plus être prolongé. Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’existence d’une procédure nationale claire, actuelle et promulguée de détermination du statut de réfugié; les voies formelles de visa, les pratiques ministérielles et l’aide internationale peuvent donc fonctionner conjointement. Le bureau du HCR à Canberra fournit un soutien régional et des services d’orientation. Les conditions du visa doivent être respectées. Une violation, le non-respect des conditions d’entrée, des doutes sur le caractère, de graves problèmes de santé, une fraude ou de faux documents peuvent entraîner l’annulation du visa. Un non-ressortissant en situation irrégulière a généralement l’obligation de quitter le pays et peut se voir imposer une amende journalière. Cette amende peut être annulée si la personne quitte le pays au plus tard le 21e jour après le début de sa situation irrégulière, sauf si celle-ci résulte d’une annulation. Le directeur peut imposer une caution, des obligations de signalement, des conditions de résidence ou des exigences concernant les documents de voyage. Le ministre peut ordonner une expulsion et les autorités de l’immigration ont le pouvoir de détenir et d’éloigner une personne. Un refus ou une annulation de visa doit être accompagné de motifs écrits et d’informations sur les possibilités de révision. De nombreuses décisions d’un agent ou du directeur peuvent être révisées; les exceptions comprennent toutefois un visa externe sans répondant agréé, certains cas de visiteur ou d’affaires sur place, les visas de protection des réfugiés et l’exclusion d’intérêt national prévue à l’article 88. Une décision d’agent est généralement révisée par le directeur, tandis qu’une décision du directeur est généralement révisée par le ministre. Les frais de révision prescrits sont de 500 USD ou SBD; le délai de dépôt est de 14 jours et une décision de révision est généralement attendue dans les 14 jours, les motifs écrits étant normalement fournis dans les deux jours. Le refus, la renonciation ou la révocation de la citoyenneté relève d’une procédure distincte devant la Commission de révision de la citoyenneté, généralement dans les 30 jours suivant l’avis. Le contrôle juridictionnel par la Haute Cour est expressément pertinent dans le contexte de l’article 28. Les frais d’immigration et les frais en ligne peuvent changer; vérifiez la version publiée en vigueur avant de déposer une demande.
Le droit de l’immigration aux Îles Salomon
Aux Îles Salomon, le droit de l’immigration régit l’entrée, les visas, les autorisations de travail et d’études, les séjours liés à la famille, la protection, la résidence permanente, la citoyenneté et l’expulsion. En vertu de l’Immigration Act 2012, un non-ressortissant a généralement besoin d’un visa, sauf exemption, et un visa ne garantit pas l’admission. La Division de l’immigration du ministère du Commerce, de l’Industrie, du Travail et de l’Immigration gère les permis d’immigration; la Division du travail gère les permis de travail et la Commission de la citoyenneté traite les demandes de citoyenneté. La voie appropriée dépend du motif du séjour, du répondant, des justificatifs et de la durée prévue.
Conseil
Choisissez l’autorisation d’immigration en fonction de l’activité que vous exercerez réellement et de la durée du séjour; un visa moins coûteux de visiteur, d’affaires, d’études ou de famille ne permet pas automatiquement de travailler. Vérifiez séparément le visa, le permis de travail, les justificatifs du répondant et les conditions d’entrée, et demandez les prolongations avant l’expiration. Le non-respect d’une condition ou d’un délai de révision peut entraîner une annulation, une expulsion, des amendes ou un refus ultérieur.

