Les déplacements quotidiens au Mozambique reposent largement sur les chapas, généralement des minibus, les machimbombos ou autobus et les taxis. Ces services sont en général agréés, mais le système reste fragmenté. Les autobus publics peuvent être exploités par des institutions municipales ou publiques et par des prestataires privés. L’accès est généralement ouvert ; la fréquence, l’affluence, les moyens de paiement et le service nocturne varient selon la ville et le corridor. Les veículos mistos (véhicules mixtes) transportent des passagers et des marchandises ; ils sont particulièrement utiles dans les zones rurales peu accessibles. Dans la région métropolitaine de Maputo, les services desservent Maputo, Matola, Boane et Marracuene. L’EMTPM fournit des services publics par autobus, dont certains de nuit ; la BMMMSA publie certains services et tarifs. Les exemples publiés allaient de 14 à 150 MT, mais les tarifs actuels doivent être vérifiés localement. Le système MOVE prévu comprend des corridors d’autobus séparés et non séparés, la billetterie électronique Famba et des services de rabattement ; il s’agit d’un projet, pas d’un service actif dans tout le pays. Le CFM gère les infrastructures ferroviaires et les services voyageurs. Le réseau sud propose des trains quotidiens sur les lignes de Goba, Ressano Garcia et Limpopo, avec des services desservant aussi Marracuene, Matola Gare et Boane. Les services voyageurs du centre et du nord du Mozambique dépendent davantage de chaque ligne et peuvent être largement axés sur le fret. Les guichets, arrêts et horaires du CFM peuvent changer. Un barème publié pour le réseau sud indiquait environ 10 à 25 MT pour les zones proches et jusqu’à environ 420 MT pour les trajets plus longs ; ce barème datant de 2021, vérifiez le tarif actuel avant le départ. Les correspondances entre trains, chapas et autobus urbains ne sont pas intégrées partout. Pour circuler sur la route, il faut un permis de conduire valide. L’INATRO réglemente les transports routiers, notamment les permis, les dossiers des véhicules et des conducteurs, les inspections, les tarifs et la sécurité routière. Les catégories de permis comprennent A1, A, B, C1 et C/E, généralement valides cinq ans, tandis que les catégories P, D et G sont généralement valides deux ans. Un véhicule doit normalement être immatriculé et porter une matrícula (plaque d’immatriculation) ; il doit avoir un livrete (certificat du véhicule), une preuve de propriété, une inspection périodique et une assurance responsabilité civile. Un prestataire commercial doit aussi avoir les licences applicables au véhicule et au transport. Une autorisation spéciale pour un véhicule en surcharge ou hors gabarit exige une description du trajet, une évaluation de l’ANE, une preuve d’assurance et les documents d’inspection. Au Mozambique, on roule à gauche. La ceinture de sécurité s’applique aux occupants des véhicules, les motocyclistes doivent porter un casque de protection, les limitations de vitesse doivent être respectées et la conduite après consommation d’alcool est interdite. Les infractions peuvent entraîner des amendes ou une suspension temporaire du permis. Le portail de paiement de l’INATRO prévoit une période volontaire de 15 jours pour payer certaines amendes ; un retard peut ajouter 20 %. Les contrôles routiers et points de contrôle sont fréquents. L’état du véhicule, les déplacements de nuit et l’état de la route peuvent accroître sensiblement les risques, surtout sur les trajets longs ou isolés. La marche constitue un mode de déplacement essentiel, notamment pour la dernière partie d’un trajet et dans les quartiers périphériques ou à faibles revenus. La qualité des trottoirs, des passages et de l’accessibilité varie. Les directives de planification de l’ANE recommandent un trottoir continu d’au moins 1,5 mètre et une largeur libre d’au moins 1,2 mètre pour l’accessibilité, mais cela ne prouve pas une mise en œuvre uniforme dans tout le pays. La conception locale des routes, les passages et la signalisation déterminent les conditions de sécurité des piétons. Le vélo est utilisé localement comme moyen quotidien abordable et pour les derniers kilomètres, mais il n’existe pas au Mozambique de réseau cyclable national dense établi. MOVE a documenté des lacunes d’infrastructures sûres pour les cyclistes et les piétons. La règle du casque de moto ne doit pas être automatiquement appliquée aux vélos, aucune obligation générale de casque à vélo n’ayant été établie. Les déplacements longue distance utilisent les routes interprovinciales, les autobus nationaux et régionaux, les chapas et d’autres véhicules reliant provinces, ports et pays voisins. Le transport routier peut être classé comme régulier ou occasionnel, et urbain, interurbain ou interprovincial. En l’absence de règle spéciale, les véhicules transportant 15 à 29 passagers peuvent être limités à deux provinces adjacentes. Des décisions gouvernementales peuvent modifier temporairement les règles de circulation nocturne. L’état des routes, l’entretien, la demande, les interruptions saisonnières et les correspondances influent sur la durée ; il ne faut donc pas supposer une durée nationale standard. Le transport aérien relie les grands centres par les aéroports internationaux de Maputo, Beira et Nacala, ainsi que par les aéroports ou aérodromes régionaux desservant notamment Nampula, Pemba, Tete, Vilankulo et FJN. LAM annonce des vols intérieurs, dont des vols quotidiens Maputo–Beira et Maputo–Tete, mais les horaires et prix changent. Aeroportos de Moçambique gère les infrastructures aéroportuaires. Sur les côtes, fleuves et lacs, les déplacements se font par les ports, bateaux locaux, lanchas et canoas. L’INAMAR réglemente l’accès, la sécurité, la certification et l’embarquement des passagers pour le transport maritime, fluvial et lacustre. Ces services dépendent fortement du lieu et ne suivent aucun horaire ni tarif national uniforme. Le MTL coordonne la politique des transports. L’ANE est responsable des routes classées et de l’entretien du réseau, tandis que les autorités municipales gèrent les routes municipales et la circulation urbaine. L’AMT coordonne les transports dans la région métropolitaine de Maputo. La politique des transports accorde une attention croissante aux transports publics, au rail, à la marche, au vélo, aux correspondances intermodales et aux déplacements moins émetteurs. Les transports publics et le rail peuvent réduire les émissions par rapport à un usage intensif de la voiture particulière, mais des chiffres nationaux fiables sur les émissions et la part modale ne sont pas établis ici. Le drainage routier, la résilience climatique et l’accessibilité toute l’année influent aussi sur la planification.
Les transports au Mozambique
Au Mozambique, les transports associent services formels, semi-formels et informels, avec de fortes différences entre villes, provinces et zones rurales. Les chapas, machimbombos, taxis, véhicules privés, trains, bateaux et avions desservent des distances et des niveaux d’accès différents. La disponibilité, les tarifs, les durées et les conditions de sécurité dépendent fortement du lieu, du prestataire, de l’heure et de l’état des routes ou des voies navigables.
Conseil
Au Mozambique, choisissez vos transports en fonction du trajet précis, du service local actuel et des conditions de sécurité ; ne vous fiez pas à une règle nationale supposée. Les chapas et autobus conviennent souvent aux déplacements urbains réguliers, le rail à certains corridors établis, tandis que voiture, avion ou bateau peuvent mieux répondre aux besoins de distance, d’accès ou de correspondance. Avant de partir, vérifiez le tarif, le point de départ, l’horaire, les documents et l’état des routes ou des voies navigables.

