L’enquête sur la main-d’œuvre de 2024 portait sur 1,510,701 personnes âgées de 15 ans et plus au Lesotho. La population active comptait 786,298 personnes, soit un taux d’activité de 52.0 %. L’emploi concernait 549,722 personnes, avec un ratio emploi-population de 36.4 % ; 236,576 personnes étaient au chômage et 724,403 hors de la population active. Le taux de chômage standard était de 30.1 %. Une mesure plus large de sous-utilisation du travail était de 46.1 %, car elle inclut d’autres formes de sous-emploi des ressources disponibles. Le travail de terrain a eu lieu de janvier à mars 2024 et les résultats ont été publiés le 4 juillet 2025 selon les classifications internationales du travail, des professions, des secteurs et de l’éducation. L’emploi informel domine le marché. Environ 461,873 personnes occupées, soit 84.0 %, travaillaient dans l’informel, contre 87,849, soit 16.1 %, dans l’emploi formel. Les emplois formels comptaient une plus forte proportion de personnes ayant une formation supérieure courte ou une licence ; l’emploi informel était concentré parmi les personnes ayant une éducation primaire ou secondaire inférieure. La densité syndicale était de 9.6 % : de nombreux travailleurs évoluent donc hors des structures formelles habituelles, avec des revenus, documents et protections au travail potentiellement moins prévisibles. Les femmes et les jeunes rencontrent des obstacles particuliers. Le taux d’activité était de 57.1 % pour les hommes et de 47.4 % pour les femmes. Le chômage touchait 29.5 % des hommes et 30.7 % des femmes. Chez les 15 à 24 ans, il atteignait 48.8 % et 49.8 % des jeunes n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation. Parmi les 15 à 35 ans, 145,087 personnes étaient au chômage et 203,747 n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation. Les jeunes en emploi travaillaient particulièrement souvent dans l’informel : 98.1 %. Parmi les personnes ne cherchant pas de travail, les raisons les plus souvent citées étaient le manque d’emplois dans la région (36.4 %), les obligations familiales ou domestiques (36.2 %) et l’agriculture ou la pêche destinées à la consommation du ménage (13.6 %). Les possibilités sont réparties de manière inégale entre les dix districts et les zones urbaines, périurbaines et rurales. Maseru regroupait 30.0 % des personnes occupées, suivi de Leribe (15.8 %), Berea (14.6 %), Mafeteng (9.0 %), Mohale’s Hoek (8.9 %), Quthing (5.1 %), Botha Bothe (4.8 %), Mokhotlong (4.6 %), Thaba-Tseka (4.2 %) et Qacha’s Nek (3.0 %). Maseru affichait la plus forte proportion d’emplois formels (36.4 %) et 28.8 % des emplois informels. Le chômage de longue durée variait aussi : 42.4 % des chômeurs du pays étaient sans emploi depuis au moins 24 mois, proportion atteignant 56.2 % en zone périurbaine et s’établissant à 39.5 % en zone rurale. L’agriculture, la sylviculture et la pêche représentaient 18.0 % de l’emploi. La production destinée à la consommation du ménage et les employeurs domestiques en représentaient 16.2 %, le commerce de gros et de détail ainsi que la réparation de véhicules 13.1 %, la fabrication 11.6 %, la construction 8.9 %, l’administration publique et la défense 5.1 %, l’éducation 4.4 %, l’hébergement et la restauration 4.1 %, la santé et l’action sociale 3.7 %, et les mines et carrières 3.4 %. En ville, le commerce de gros et de détail (16.7 %) et la fabrication (15.1 %) arrivaient en tête. En zone rurale, l’agriculture (29.8 %) et les activités d’autoconsommation des ménages (20.0 %) prédominaient. Au quatrième trimestre 2024, le textile et l’habillement représentaient 87.4 % de l’emploi manufacturier et les femmes 76.3 % des personnes travaillant dans la fabrication. La profession et l’éducation influent sur l’accès au travail. Les professions élémentaires représentaient 42.4 % de l’emploi, suivies des services et ventes (16.4 %), de l’artisanat et des métiers (12.8 %), de la conduite d’installations et de machines (10.7 %), des techniciens et professions intermédiaires (5.2 %), des professions intellectuelles (5.0 %) et de la direction (2.3 %). Le travail élémentaire représentait 55.7 % de l’emploi rural et 28.5 % de l’emploi urbain. Les professions intellectuelles représentaient 7.4 % de l’emploi urbain, contre 2.5 % en milieu rural. Parmi les personnes occupées, 4.5 % n’avaient pas été scolarisées, 39.5 % avaient une éducation primaire, 40.5 % le premier cycle secondaire, 0.8 % le deuxième cycle secondaire, 0.2 % une formation postsecondaire non supérieure, 8.7 % une formation supérieure courte et 4.5 % une licence ou équivalent. Le revenu mensuel moyen des emplois rémunérés était de M5,664.89 : M6,491.47 pour les hommes et M4,487.63 pour les femmes. Maseru affichait la moyenne de district la plus élevée (M6,531.11), suivie de Berea (M6,494.00) ; Mokhotlong avait la plus basse (M2,995.91). Les revenus moyens étaient les plus élevés dans les entreprises publiques (M11,238.89), puis dans les établissements publics (M6,162.67), chez les employeurs privés (M5,144.33) et dans les ménages (M1,589.43). Les employés étaient payés mensuellement dans 84.6 % des cas, quotidiennement dans 5.5 % et à l’heure dans 0.1 %. Une hausse de 5.5 % du salaire minimum, applicable à partir d’avril 2025, a été rapportée, mais les montants sectoriels actuels n’ont pas été confirmés dans l’avis officiel disponible. Les anciens barèmes de 2013 ne doivent donc pas être considérés comme actuels. Les National Employment Services proposent l’inscription des chercheurs d’emploi et des compétences, le Graduate Apprenticeship Program, l’inscription de groupes de travailleurs indépendants, les services du NSTC et les fonctions relatives aux permis de travail. Une candidature au Graduate Apprenticeship nécessite un CV, des certificats et une identité nationale ; le délai enregistré est d’un jour. L’inscription au NSTC nécessite une Lengolo la Morena et une preuve du niveau d’études le plus élevé, à partir de Standard ou Grade 7 ; le délai enregistré est aussi d’un jour. Les données disponibles ne fixent pas de frais ou de délai général pour tous les services des NES. La recherche d’emploi passe surtout par les réseaux : 53.4 % des chômeurs ont sollicité des proches ou d’autres contacts, 19.1 % des employeurs potentiels, 0.2 % un site ou portail d’emploi et 0.1 % une voie de permis ou licence commerciale. Les agences privées de recrutement doivent être agréées, pour une durée pouvant aller jusqu’à 12 mois. Le Labour Act 2024 fixe la durée normale de travail à 45 heures par semaine au maximum. Les heures supplémentaires sont payées au moins 1.25 fois le salaire normal, le repos hebdomadaire dure au moins 24 heures et le travail un jour férié est payé au double du taux normal. La loi reconnaît l’égalité de rémunération pour un travail de valeur égale et interdit la discrimination, notamment selon le genre, le handicap, la grossesse, le VIH/sida, l’âge, la nationalité ou le statut de migrant, de travailleur domestique ou à temps partiel. Elle protège aussi la liberté d’association et la négociation collective, y compris dans l’économie informelle. L’emploi avant 15 ans est limité et ne doit pas empêcher la scolarité. Un travailleur étranger doit avoir un permis de travail valide ; le directeur des National Employment Services vérifie dans la base du marché du travail qu’aucun travailleur basotho qualifié n’est disponible. Les conditions de permis de travail entrant rapportées pour 2024 étaient d’environ deux semaines de traitement, M3,000 pour deux ans, plus M500 de frais de demande et M350 pour la carte. Les différends du travail peuvent passer par la DDPR puis la Labour Court. La migration de travail joue un rôle majeur dans le marché élargi. L’enquête a recensé 85,765 travailleurs migrants, dont 99.3 % se rendaient en Afrique du Sud. Parmi les personnes quittant le pays, 64.2 % partaient travailler et 32.2 % chercher un emploi rémunéré. Les travailleurs migrants venaient surtout des zones rurales : 71.6 % des hommes et 68.6 % des femmes concernés. Les transferts de fonds représentaient environ 23 % du PIB en 2023. Le marché du travail a également évolué de façon inégale. Un indicateur de l’emploi privé a reculé de 32 % entre le début de 2019 et 2024, avec des pertes importantes dans le textile. Le secteur public est resté le principal employeur formel malgré un gel des recrutements. La deuxième phase de construction du Lesotho Highlands Water Project et d’autres investissements publics ont créé une demande temporaire, tandis que l’inadéquation des compétences, les contraintes réglementaires, l’accès limité au crédit, les lacunes d’infrastructure et l’incertitude entourant l’AGOA ont freiné l’expansion. Le textile et l’habillement restaient le principal employeur privé, avec environ 31,000 à 34,000 postes en 2024, occupés principalement par des femmes. L’agriculture et la transformation alimentaire, la fabrication hors textile, les mines, l’eau et l’hydroélectricité, la construction, les services et le travail numérique sont les principaux domaines de diversification recensés.
Marché du travail au Lesotho
Le marché du travail du Lesotho met en relation les personnes qui cherchent un emploi rémunéré, un travail indépendant ou une formation avec les employeurs et les institutions. L’enquête sur la main-d’œuvre de 2024 a recensé 786,298 personnes actives, dont 549,722 occupées et 236,576 au chômage. Le travail informel représentait 84.0 % de l’emploi ; l’accès aux postes, les revenus et les possibilités formelles variaient fortement selon le district, le secteur, l’éducation et l’âge.
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