Le National Centre for Arts and Culture, appelé NCAC, est le principal organisme semi-autonome chargé de coordonner, promouvoir, protéger et préserver les arts et la culture en Gambie. Il est installé dans les locaux du Musée national, sur Independence Drive à Banjul, et relève du ministère du Tourisme, des Arts et de la Culture. Ses horaires publiés sont généralement du lundi au jeudi, de 8 h à 16 h, et le vendredi, de 8 h à 12 h 30. Ses coordonnées publiées comprennent info@ncac.gm et le +220 4226244 ou le +220 2177101. Le département du NCAC chargé des arts littéraires, de la musique, de la danse, du théâtre, de la mode, des arts visuels et du cinéma propose l’inscription des artistes et des groupes dans sa base de données et son répertoire. Il traite également les licences de représentation pour les artistes non-résidents. Les critères, frais, délais de traitement et démarches en ligne ne sont pas clairement publiés ; il faut donc confirmer les exigences en vigueur directement auprès du NCAC. On découvre souvent les arts visuels et l’artisanat par les associations d’artistes, les expositions, les festivals et les marchés de Banjul, Bakau, Brikama, Fajara, Kotu et Senegambia. Parmi les produits courants figurent les sculptures, les masques, le batik, les tissus tissés à la main, le travail du cuir et les bijoux. Les ventes sont souvent informelles et liées au tourisme ; les prix se négocient généralement plutôt que d’être fixés par une galerie centralisée ou un marché de l’art national. La Visual Arts Association of the Gambia soutient la promotion, la préservation culturelle et la transmission des compétences et des connaissances. La musique et les arts du spectacle comprennent la musique en direct, la danse, le théâtre et le conte. Les traditions de la kora, du bala et du tama restent visibles dans les spectacles locaux. Les traditions griot, Jali, Gewel et Gawlo préservent l’histoire orale, la poésie et la musique par l’apprentissage et la transmission communautaire. L’Ebunjan Theatre est un théâtre construit à cet effet. Une politique du NCAC mentionne un théâtre et une académie nationaux comme objectifs, mais l’existence d’un établissement national fonctionnel de cette ampleur n’est pas attestée de manière fiable. La Gambie possède aussi des institutions patrimoniales officielles et communautaires. Le Department of Cultural Heritage travaille sur le patrimoine matériel et immatériel, les musées, les monuments, les sites, la recherche et la documentation. Le Musée national de Gambie compte quatre musées nationaux satellites et trois musées privés ou communautaires. Ses archives orales ainsi que sa division de recherche et de documentation contiennent plus de 5 000 enregistrements audiovisuels, ainsi que des ressources de musicologie et de poésie, des travaux de numérisation et des publications. Les tarifs d’entrée publiés du Musée national de Gambie sont de D30 pour les adultes, D10 pour les enfants et D100 pour les non-Gambiens. L’île Kunta Kinteh applique les tarifs publiés de D50, D10 et D200 pour les mêmes catégories ; Fort Bullen, le musée de Wassu, Arch 22 et le Kankurang Centre affichent chacun D30, D10 et D100. Le patrimoine vivant peut être soumis à des règles d’accès qui ne sont pas visibles dans un marché ou une galerie. Le Kankurang est un rite d’initiation mandingue inscrit en 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO ; il est particulièrement associé aux mois d’août et de septembre. Il faut respecter les autorisations accordées par les communautés et les anciens, les forêts sacrées et le contexte rituel. Le Kankurang Centre de Janjanbureh offre un cadre patrimonial lié à cette pratique, mais sa présentation au public ne supprime pas les droits des communautés sur les connaissances, les cérémonies ou l’utilisation des éléments culturels. Les arts littéraires comprennent la poésie, les livres, la littérature orale et l’édition. La fonction de recherche et de documentation du NCAC gère une bibliothèque de poésie et des publications ; le suivi de la politique culturelle fait aussi état d’associations d’écrivains et d’éditeurs. L’existence d’un parcours national unique et officiel de formation ou de financement des écrivains n’est pas clairement établie. La production cinématographique s’effectue principalement dans le secteur privé et par l’apprentissage sur le terrain, à travers la télévision, les documentaires, les sketches dramatiques et les vidéos musicales. Le secteur dispose de peu d’infrastructures spécialisées, de financements limités et de peu de cinémas, et il est exposé au piratage, mais les cinéastes peuvent participer à des festivals internationaux. Pour l’architecture, le design, la photographie et l’art numérique, aucun institut, cursus, marché ou système d’accès national spécialisé n’est attesté de manière fiable. La législation sur le droit d’auteur couvre néanmoins l’architecture, les cartes, les dessins techniques, les photographies, les programmes informatiques et les bases de données. Le suivi des politiques mentionne des associations de photographes et des activités liées au design, mais leur statut et leur portée locale ne sont pas suffisamment documentés pour les considérer comme un système national unifié. La Copyright Act de 2004 protège notamment les romans, poèmes, pièces de théâtre, films, compositions musicales, chorégraphies, peintures, dessins, photographies, sculptures, œuvres architecturales, cartes, dessins techniques, logiciels et bases de données. Les artistes-interprètes, les producteurs de phonogrammes et les organismes de radiodiffusion ont également des droits connexes. Le Copyright Office assure des fonctions d’enregistrement, de sensibilisation et d’application de la loi ; la loi prévoit un registre, un dépôt et un certificat d’enregistrement, mais les frais d’enregistrement actuels ne sont pas vérifiés. La protection du droit d’auteur et la preuve de propriété sont distinctes de la vente d’une œuvre sur un marché. Le folklore bénéficie d’une forme particulière de protection continue. La Gambia Collecting Society est prévue par la loi, mais l’étendue actuelle de ses activités n’est pas suffisamment établie. L’Arts and Culture Policy 2018–2027 soutient le développement des artistes et des créateurs, les expositions, l’ouverture à l’international, les commandes locales, les redevances, la lutte contre le piratage, les associations, un National Cultural Ensemble et le soutien régional. Un National Endowment Fund for Arts and Culture a été rendu opérationnel par des règlements signés en 2023, mais les modalités actuelles de versement, les procédures de candidature, les budgets et les conditions d’accès ne sont pas vérifiés. Il ne faut présumer l’existence d’aucune subvention sans confirmer qu’un appel est en cours et en consulter les conditions publiées.
L’art en Gambie
En Gambie, les arts comprennent les arts visuels, l’artisanat, la musique, la danse, le théâtre, le conte, la littérature, le cinéma et les pratiques liées au patrimoine culturel. Le NCAC coordonne principalement le soutien officiel et la préservation, tandis qu’une grande partie de l’activité artistique se développe dans les festivals, les associations, les ateliers, les communautés et les marchés informels. La musique, les spectacles, les traditions orales, l’artisanat et le patrimoine sont très présents, mais aucune académie, galerie ou place de marché nationale centralisée n’est attestée de manière fiable.
Conseil
Choisissez la démarche selon votre objectif : adressez-vous au NCAC et à une association artistique pour une visibilité officielle, aux festivals ou aux marchés pour présenter votre travail au public, au Copyright Office pour obtenir une preuve de propriété, et aux communautés concernées pour les autorisations liées au patrimoine vivant. Considérez les ventes informelles et les annonces de politique culturelle comme des possibilités d’accès, et non comme une preuve de droit d’auteur, une garantie de financement ou la preuve d’un marché national complet.

