L’histoire de la Gambie s’inscrit dans celle de la région plus vaste de Sénégambie et ne peut être expliquée uniquement à partir des frontières actuelles. Les traces archéologiques comprennent plus de 1 000 cercles mégalithiques de Sénégambie, datés du IIIe siècle avant notre ère au XVIe siècle de notre ère. Wassu et Kerbatch se trouvent en Gambie, et de nombreux cercles sont associés à des sépultures ou à des tumulus. Leur fonction précise et leur chronologie restent en partie incertaines. Des traces d’habitat datant d’environ 750 de notre ère, les chroniques arabes (tarikhs), les traditions orales et l’archéologie contribuent à expliquer le passé médiéval. Le Kaabu s’est développé à partir d’environ 1200 et a perduré jusqu’en 1867, tandis que le Jolof a exercé une influence d’environ 1300 à 1500. Du XVe au XIXe siècle, des puissances européennes ont utilisé le fleuve Gambie pour les échanges et le commerce vers l’intérieur des terres, notamment pour réduire des personnes en esclavage. Le Portugal a acquis l’île de Kunta Kinteh en 1456. Le fort Bullen, construit en 1826, et la batterie de six canons (Six-Gun Battery), construite en 1816, sont liés aux efforts visant à réprimer la traite illégale des esclaves. L’île de Kunta Kinteh et les sites associés, qui comprennent sept éléments, préservent des traces de l’esclavage, de l’abolition et de la mémoire de la diaspora. Les cercles mégalithiques de Sénégambie et l’ensemble de Kunta Kinteh ont respectivement été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2006 et en 2003. L’UNESCO apporte une reconnaissance internationale ; le Conseil national des arts et de la culture (National Council for Arts and Culture, NCAC) gère les musées et monuments nationaux par l’intermédiaire de sa Direction du patrimoine culturel. La protection des monuments nationaux repose sur la loi du NCAC de 1989, révisée en 2003. La rivalité anglo-française a façonné la période coloniale. Le traité de Versailles de 1783 a confirmé la possession britannique, Albreda est passée sous contrôle britannique en 1857 et la conférence de Berlin de 1889 a contribué à fixer les frontières devenues celles de la Gambie. L’administration britannique de la colonie de la Couronne et du protectorat a précédé l’indépendance, acquise le 18 février 1965 sous la forme d’une monarchie constitutionnelle et d’un État du Commonwealth. Le pays est devenu une république le 24 avril 1970, puis le Parti progressiste du peuple (People’s Progressive Party) a dominé la vie politique pendant environ trois décennies. La période contemporaine comprend le coup d’État militaire de juillet 1994, le Conseil provisoire de gouvernement des forces armées (Armed Forces Provisional Ruling Council) dirigé par Yahya Jammeh et le pouvoir de Jammeh jusqu’en janvier 2017. Adama Barrow a été élu en 2016 et a pris ses fonctions après la transition politique de 2017. La Commission vérité, réconciliation et réparations, créée par une loi de 2017, a enquêté sur les violations des droits humains commises de juillet 1994 à janvier 2017. Elle a entendu 393 témoins, publié son rapport final le 25 novembre 2021 et formulé 265 recommandations. Le livre blanc du gouvernement de mai 2022 en a accepté 263, et un plan de mise en œuvre a suivi en mai 2023. La mise en œuvre de la justice transitionnelle était toujours en cours en 2026. Il n’existe ni service national unique chargé de l’histoire ni procédure standard pour les citoyens souhaitant découvrir le passé. Les moyens d’accès dépendent du besoin. Les écoles enseignent l’histoire ou les sciences sociales ; l’Université de la Gambie propose une licence en histoire, un master en histoire africaine et un doctorat en histoire africaine ; les musées et sites patrimoniaux offrent un apprentissage non formel ; l’histoire orale, les archives et les documents de la Commission vérité, réconciliation et réparations soutiennent la recherche. Le Musée national de la Gambie conserve des objets et propose des explications au public. Le ministère de la Justice et les structures mises en place après la Commission assurent une partie du suivi de ses travaux. Les documents publiés par la Commission et les ministères sont accessibles lorsqu’ils ont été diffusés ; il convient de vérifier auprès de l’institution responsable les conditions d’accès aux copies de recherche et aux archives. Les traditions orales restent précieuses, mais doivent être comparées à d’autres éléments de preuve. Les musées et les sites accueillent généralement les visiteurs, mais les horaires, les visites guidées, le transport en bateau et les modalités locales varient. Les catégories tarifaires publiées par le NCAC indiquent 100 D, 30 D et 10 D pour le Musée national de la Gambie, le fort Bullen et Wassu, et 200 D, 50 D et 10 D pour l’île de Kunta Kinteh ; vérifiez les tarifs en vigueur avant le déplacement. Pour l’année universitaire 2026-2027, les frais de candidature en premier cycle à l’Université de la Gambie sont de 1 100 D. Les frais d’archives et les dates limites de candidature ne sont pas documentés de manière uniforme. Les règles des sites peuvent limiter la photographie, la reproduction ou les activités susceptibles de nuire à la conservation. L’érosion et les besoins d’entretien affectent plusieurs sites patrimoniaux, et aucun droit général ne garantit l’accès à toutes les archives ou à tous les objets. L’histoire se distingue de l’étude de l’État actuel, qui porte sur les dispositions constitutionnelles et administratives. Elle se distingue aussi de l’art, qui concerne les œuvres et leur production, et des traditions, qui portent sur les coutumes encore pratiquées. Ces sujets peuvent se recouper lorsqu’une source ou un site patrimonial relie des événements passés à la vie culturelle actuelle.
Histoire de la Gambie
L’histoire de la Gambie couvre les traces archéologiques, les sociétés régionales, le commerce atlantique, la domination coloniale, l’indépendance et les évolutions politiques depuis 1994. Le passé du pays est étudié dans les écoles, à l’Université de la Gambie, dans les musées et les sites patrimoniaux, ainsi qu’au moyen de l’histoire orale et des documents de la Commission vérité, réconciliation et réparations. Les preuves sont plus solides pour certaines périodes que pour d’autres : il faut donc comparer avec soin les découvertes archéologiques, les sources écrites et les traditions orales.
Conseil
Choisissez comment découvrir l’histoire de la Gambie selon votre objectif : des études formelles pour un travail universitaire suivi, les musées et sites patrimoniaux pour apprendre à partir des lieux, ou les documents et l’histoire orale pour répondre à une question précise. Pour les périodes anciennes et les témoignages oraux, comparez les sources et vérifiez les conditions d’accès actuelles avant d’engager des frais de déplacement, d’entrée ou de recherche.

