Les traditions de l’Eswatini associent des cérémonies nationales liées à la monarchie aux pratiques perpétuées par les familles, les chefferies et les communautés locales. La monarchie, iNgwenyama, iNdlovukazi, les Tikhulu ou chefs et les communautés umphakatsi jouent des rôles distincts. Le ministère des Sports, de la Culture et des Affaires de la jeunesse, le Conseil national des arts et de la culture de l’Eswatini, les Archives nationales, le Centre national de formation artisanale et l’Autorité du tourisme de l’Eswatini soutiennent différents aspects de la préservation, de la documentation, de la formation et de la présentation publique de la culture. Aucun service, registre ou procédure standard unique de l’État ne couvre l’ensemble des traditions. Le cycle annuel comprend Incwala en décembre ou janvier, à des dates liées au calendrier lunaire et royal. La cérémonie marque le renouveau, la purification, la royauté et l’unité nationale. Le Petit Incwala a généralement lieu environ deux semaines plus tôt. Pendant Lusekwane, des jeunes hommes célibataires coupent des arbustes ou branches sacrés sous l’autorité royale. Umhlanga, généralement célébré en août ou septembre, réunit des jeunes femmes célibataires pour la collecte de roseaux, le travail communautaire, les chants, la danse et les hommages à iNdlovukazi. Les informations gouvernementales indiquent que la participation est volontaire. Umcwasho a connu différentes formes locales historiques et a été organisé à l’échelle nationale à partir de 1935. Buganu, généralement célébré en février ou mars, marque l’ouverture royale de la saison du marula ; les femmes récoltent et transforment les fruits du marula et la cérémonie comprend des chants et des danses. Les événements touristiques peuvent accueillir des visiteurs et l’événement officiel Buganu a été annoncé sans droit d’entrée, mais il convient de vérifier chaque année les dates et les règles pour les visiteurs. Les traditions liées aux étapes de la vie concernent la naissance et le prénom, le passage à l’âge adulte, le mariage et le deuil. Les familles, les aînés, les représentants de la chefferie, les églises et parfois les guérisseurs traditionnels peuvent y prendre part. Le mariage coutumier est appelé umtsimba. Le lobola, également appelé emalobolo, désigne les négociations entre les familles et ne détermine pas à lui seul si un mariage possède un statut civil ou un statut reconnu au titre du droit et des coutumes swazis. L’enregistrement d’un mariage au titre du droit et des coutumes swazis fait intervenir le couple, des témoins et un représentant du chef. Les funérailles et les pratiques de deuil peuvent comprendre l’inhumation dans la concession familiale ou au cimetière, des périodes de deuil et des rites de purification ; les détails dépendent de la famille, du statut et du lieu. Les concessions familiales, les familles élargies, les liens de clan et de chefferie, l’autorité des aînés et les obligations d’entraide ou de travail réciproque restent pertinents dans de nombreuses communautés. Les pratiques des églises chrétiennes et les traditions rituelles autochtones ou ancestrales peuvent coexister lors des événements de la vie et des deuils ; la doctrine religieuse relève d’un sujet distinct. Les aliments ont un rôle traditionnel dans les cérémonies des premiers fruits, Buganu et les repas communautaires, tandis que les recettes et la nutrition relèvent des conseils sur l’alimentation. La tenue cérémonielle comprend l’emahiya ou le lihiya, des parures perlées comme le ligcebesha et des tenues régimentaires propres à un événement ou à un statut. La musique traditionnelle utilise les chants, la poésie d’éloge, l’alternance chant-réponse, les tambours et les applaudissements ; elle accompagne des danses comme l’indlamu et le sibhaca. Les traditions artisanales incluent les ouvrages de perles, le tissage, les articles en herbe, les paniers, les nattes, les textiles, la poterie, la céramique, la sculpture sur bois, le travail du cuir et le travail du métal. Le Centre national de formation artisanale soutient la formation structurée ainsi que les possibilités d’accès au marché ou de travail indépendant. Les programmes de l’ENCAC et les centres culturels sont répartis dans les régions de Hhohho, Manzini, Lubombo et Shiselweni ; il existe des centres artistiques et artisanaux dans des lieux comme Mbabane, Manzini, Pigg’s Peak, Nhlangano et Siteki. Les quatre régions ne forment pas un classement fiable de l’importance culturelle ; les pratiques, les dates, les tenues et les règles varient entre les chefferies et les communautés. L’urbanisation, les églises chrétiennes, l’école, les migrations liées au travail, les médias, les créateurs locaux et le tourisme ont produit une continuité sélective. Les communautés peuvent maintenir une cérémonie tout en adaptant les vêtements, les produits ou la présentation publique. Les visiteurs sont les bienvenus dans certaines parties publiques, mais les pratiques privées, les instructions locales, les restrictions photographiques, les règles concernant les couvre-chefs et les exigences vestimentaires restent applicables. Les dépenses familiales et communautaires varient et il n’existe pas de frais nationaux uniformes liés aux traditions. La politique de l’ENCAC pour 2023-2028 met l’accent sur la préservation, la documentation, la formation des jeunes, les festivals régionaux et l’innovation contemporaine.
Les traditions en Eswatini
En Eswatini, les traditions sont des pratiques héritées et transmises socialement, liées aux cérémonies annuelles, aux événements familiaux, à la religion, aux vêtements, à la musique, à l’artisanat et à la vie régionale. Incwala, Umhlanga et Buganu sont de grandes cérémonies publiques, tandis que les mariages, les deuils et les coutumes familiales sont souvent organisés par les concessions familiales, les chefferies, les églises et les familles élargies. La participation, la tenue, le calendrier et l’accès dépendent de la cérémonie, de la communauté et des instructions des autorités compétentes.
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