Djibouti ne dispose pas d’un registre universel unique définissant toutes les professions. L’Agence nationale de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle (ANEFIP) tient des informations sur l’emploi et les qualifications, un répertoire des entreprises privées formelles et des enquêtes sur le travail informel. Ses services comprennent l’appui aux qualifications, l’insertion professionnelle, la formation complémentaire, la reconversion, l’adaptation, l’entrepreneuriat et des programmes d’utilité collective. L’annuaire statistique de 2022 présente des parts sectorielles établies à partir de l’enquête EDAM4-IS de 2017, et non des nombres actuels de personnes par profession. L’administration publique représentait 43,4 % de l’emploi recensé, le commerce 16,79 %, l’administration privée 12,74 %, les services domestiques 4,42 %, la construction 3,95 % et les transports et communications 3,55 %. Ces chiffres décrivent des secteurs, pas le nombre de personnes exerçant chaque profession. Les activités portuaires et logistiques, le transport, la construction, les TIC, l’éducation, les métiers techniques, l’hôtellerie-restauration et les services ont une importance pratique. La nomenclature des permis comprend notamment les médecins, pharmaciens, avocats, ingénieurs, enseignants, techniciens, spécialistes en informatique, infirmiers, mécaniciens, électriciens, soudeurs, conducteurs, vendeurs, cuisiniers, coiffeurs et travailleurs domestiques. L’emploi privé repose normalement sur un contrat avec l’employeur et sur le Code du travail. Les qualifications et les possibilités d’avancement dépendent du secteur, de l’employeur et de la profession. Le travail informel et le travail indépendant relèvent du mandat et des études de l’ANEFIP, mais aucune qualification obligatoire universelle ne s’applique à toutes ces activités. Les postes de la fonction publique sont généralement pourvus par concours. Le candidat doit en principe avoir la nationalité djiboutienne, jouir de ses droits civiques, présenter une bonne moralité, être apte médicalement et posséder le titre, le diplôme ou l’expérience requis. Il doit être âgé de 18 à 40 ans au 31 décembre de l’année du recrutement. Les catégories de la fonction publique exigent au minimum le deuxième cycle de l’enseignement supérieur pour la catégorie A, le premier cycle pour la catégorie B et le baccalauréat pour la catégorie C. La catégorie D n’est plus ouverte aux nouveaux recrutements. Des exceptions peuvent concerner les emplois réservés, les nouveaux corps professionnels, la restructuration, la promotion interne et la formation reconnue ou la validation des acquis de l’expérience (VAE). La VAE peut représenter jusqu’à 20 % des postes aux concours, conformément aux règles de promotion interne applicables. Un fonctionnaire stagiaire effectue un stage d’au moins un an, généralement renouvelable une fois. Le stage prend fin par une titularisation ou un licenciement. Les nominations, promotions, sanctions disciplinaires et fins de fonctions sont publiées au Journal officiel. Les agents de la fonction publique ont des obligations concernant les tâches qui leur sont confiées, le respect de la hiérarchie légale, le maintien de leurs compétences et la discipline. Ils bénéficient également de l’égalité d’accès, de la non-discrimination fondée sur le sexe et d’une protection contre le harcèlement sexuel. Les professions de santé sont fortement réglementées. Les professions médicales comprennent les médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et sages-femmes. Les professions paramédicales comprennent les infirmiers, auxiliaires médicaux, kinésithérapeutes, psychologues, personnels de laboratoire, préparateurs en pharmacie, opticiens et techniciens en radiologie. L’accès exige un diplôme reconnu ou inscrit sur une liste de l’État, une probité morale et professionnelle, la nationalité djiboutienne ou la réciprocité applicable, ainsi que l’inscription à l’Ordre compétent. Le ministère de la Santé supervise les établissements de formation reconnus, les programmes de formation et l’exercice professionnel. Les ordres professionnels gèrent l’inscription, les droits et obligations professionnels, la déontologie et la discipline. Les matrones et les guérisseurs traditionnels relèvent de textes spécifiques. Les travailleurs étrangers ont normalement besoin d’un contrat de travail avant de demander une autorisation de travail par l’intermédiaire de l’ANEFIP. Le dossier documenté comprend une demande, une déclaration d’embauche, quatre exemplaires du contrat, une lettre du directeur général de l’ANEFIP, deux photos, une copie du passeport et du visa, ainsi que la patente de l’entreprise. Le barème légal indique 200 000 DJF pour la catégorie 1, 100 000 DJF pour la catégorie 2 et 50 000 DJF pour la catégorie 3. Il convient de confirmer le tarif et la catégorie en vigueur avant le dépôt. Un visa d’études, de tourisme, de santé ou délivré à titre personnel n’autorise pas à lui seul l’emploi. Dans le secteur privé soumis au Code du travail, la durée légale de travail est de 48 heures par semaine. Les heures supplémentaires peuvent atteindre 60 heures par semaine et 12 heures par jour, selon les règles applicables. Le travail de nuit s’étend de 22 h à 5 h. Le repos hebdomadaire est d’au moins 24 heures, le vendredi étant le jour de principe. Après un an dans la période de référence, le congé payé s’acquiert à raison de 2,5 jours ouvrables par mois. Le congé familial spécial peut atteindre 11 jours par an. Les contrats et conventions collectives peuvent prévoir de meilleures conditions. Les fonctionnaires titulaires ne relèvent pas du Code du travail, contrairement aux agents contractuels du secteur public. La médecine du travail et les autorités du travail supervisent les obligations pertinentes sur le lieu de travail. Il n’existe pas d’échelle de carrière unique pour tous les secteurs. Les agents publics font l’objet d’évaluations annuelles et peuvent avancer en grade ou en échelon. Une accélération fondée sur le mérite peut suivre des résultats remarquables, l’obtention d’un diplôme, une VAE ou une certification requise, en principe au plus une fois tous les six ans. La mobilité dans la fonction publique peut prendre la forme d’une activité, d’un détachement, d’une disponibilité ou d’une position hors cadres. Les carrières de santé comprennent la formation initiale et continue. Dans le privé, l’avancement dépend de l’employeur et du secteur. Le ministère du Travail, l’ANEFIP, le MENFOP, le ministère de la Santé, les ordres professionnels et les autorités de la fonction publique interviennent chacun dans différents aspects des qualifications, du recrutement, de la réglementation et de l’évolution de carrière.
Les professions à Djibouti
Les professions à Djibouti couvrent l’administration publique et privée, le commerce, le transport et la logistique, la construction, la santé, l’éducation, la finance, les TIC, l’hôtellerie-restauration, l’agriculture, la pêche, l’artisanat et d’autres services. Les conditions d’accès varient entre emploi privé, fonction publique et professions réglementées. Les qualifications, les contrats, l’inscription professionnelle et l’autorisation de travail déterminent si, et dans quelles conditions, une personne peut exercer.
Conseil
Choisissez la voie correspondant à votre objectif réel : fonction publique, emploi privé, exercice réglementé dans la santé, activité indépendante ou accompagnement par l’ANEFIP. Pour vous préparer au mieux, vérifiez la qualification requise, l’autorité compétente, les conditions du contrat et l’autorisation de travail avant d’accepter un emploi ou de payer des frais.

