L’enquête sur la population active EDST 2025 était la première enquête de ce type représentative à l’échelle nationale à Djibouti. Elle a relevé un taux de NEET de 46,2 % parmi les personnes de 16 à 24 ans. NEET désigne les personnes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. L’inactivité atteignait 65,1 % hors de la ville de Djibouti, contre 47,4 % dans la capitale. Le travail informel représentait 52,7 % des emplois et environ 78 % des emplois du secteur privé étaient informels. Une estimation modélisée du chômage de 26,0 % pour 2025, établie par la Banque mondiale et l’OIT, reposait sur une méthode différente et ne peut être comparée directement au résultat de l’EDST. Le système djiboutien de prise en charge du chômage est fragmenté. Le ministère du Travail chargé de la formalisation et de la protection sociale, l’ANEFIP, l’Inspection du Travail, la CNSS, le MASS, l’ADDS et l’INSTAD remplissent des fonctions différentes. L’ANEFIP fournit des informations sur l’emploi, met en relation employeurs et candidats, propose une orientation professionnelle, des formations, des reconversions, un accompagnement à l’entrepreneuriat et des travaux d’intérêt public par l’intermédiaire de bureaux communaux et régionaux. Son Contrat d’Insertion Professionnelle permet à 150 personnes en recherche d’emploi de faire une immersion en entreprise, en ciblant notamment les jeunes et en ouvrant une possibilité de recrutement. Il ne s’agit pas d’une prestation en espèces. Les conditions d’inscription, les délais de traitement et les frais à la charge des candidats ne sont pas établis de manière fiable pour l’ensemble des services de l’ANEFIP. Jusqu’en 2026, les sources consultées ne documentent ni assurance chômage générale, ni allocation chômage universelle, ni montant de prestation standard, méthode de cotisation, délai d’attente, durée de paiement, obligation de recherche d’emploi ou procédure de recours. La CNSS couvre la vieillesse, l’invalidité et les survivants, la maladie et la maternité, les accidents du travail et les prestations familiales, mais ne comporte pas de branche générale de chômage. L’inscription auprès de l’ANEFIP ne prouve donc pas un droit à un revenu chômage régulier. Une aide ciblée peut offrir une réponse pratique lorsque le chômage entraîne des difficultés. L’ADDS et le MASS utilisent le registre social pour des transferts monétaires PNSF soumis à condition de ressources, une aide alimentaire ou des bons, une aide sanitaire PASS et, dans certaines zones, des travaux communautaires temporaires. L’accès dépend de la pauvreté ou de la vulnérabilité, des règles du programme et de la couverture géographique, et non de la seule inscription au chômage. À partir de 2025, le PIRC associe des transferts ciblés à des possibilités de revenus et d’activité économique à Ali Addeh, Holl Holl, Obock et Dikhil, en particulier pour les réfugiés et les communautés d’accueil. Ces programmes ne créent pas d’allocation chômage universelle. Une suspension temporaire pour motif économique ou technique, appelée chômage technique, se distingue du chômage ordinaire. Selon l’article 41(18) du Code du travail, l’employeur doit notifier la mesure par écrit à l’Inspection du Travail. La suspension peut durer jusqu’à trois mois et être prolongée une fois. L’article 42 exclut généralement le paiement du salaire par l’employeur pendant la suspension. À son terme, l’employeur doit reprendre la relation de travail ou y mettre fin et en informer immédiatement l’autorité compétente. Le licenciement économique comporte également des garanties particulières. L’employeur doit notifier au préalable l’Inspection du Travail et respecter un délai de préavis d’au moins huit jours, ou de 21 jours lorsque plus de dix licenciements sont concernés. La décision doit être écrite et le salarié bénéficie d’une priorité de réembauche pendant un an. Durant le préavis, le salarié dispose d’un jour payé par semaine pour rechercher un emploi. Tout changement d’adresse doit être signalé et le salarié doit reprendre le travail dans les huit jours lorsqu’un poste lui est proposé au titre de la priorité applicable. Les agences privées de placement peuvent exercer avec l’autorisation de l’État. Elles ne peuvent facturer de frais directs ou indirects aux personnes en recherche d’emploi. Les frais sont à la charge de l’employeur, dans les limites consignées de 10 % du salaire mensuel net au maximum pour le recrutement et de 15 % pour le placement temporaire. Avant de signer ou de payer quoi que ce soit, une personne en recherche d’emploi devrait vérifier qui demande le paiement, pour quel service et si l’agence est autorisée.
Chômage à Djibouti
À Djibouti, le chômage désigne l’absence d’un emploi rémunéré souhaité. L’enquête EDST 2025 a fait état d’un taux de chômage de 36,2 % et d’un taux d’inactivité de 51,8 % parmi les personnes en âge de travailler. L’aide repose surtout sur des programmes ciblés et les services de l’emploi.
Conseil
À Djibouti, il faut traiter séparément les décisions relatives au soutien du revenu et au retour à l’emploi, car une inscription auprès de l’ANEFIP ne donne pas droit à une allocation chômage régulière. Si vous rencontrez des difficultés immédiates, renseignez-vous sur l’aide ciblée auprès de l’ADDS ou du MASS, tout en utilisant l’ANEFIP pour le placement, l’orientation, la formation ou une éventuelle immersion en entreprise. Déterminez d’abord si vous êtes au chômage, en chômage technique ou visé par un licenciement économique, car les démarches et les garanties diffèrent.

