La loi cambodgienne de 2019 sur la protection des consommateurs s’applique aux activités commerciales au Cambodge, y compris celles des organisations à but lucratif et non lucratif, sauf si une autre loi prévoit des règles distinctes. Elle couvre les biens, les services et les droits sur les biens immobiliers. Un consommateur les utilise à des fins personnelles, domestiques ou familiales. Les achats destinés à la revente, à la production ou à un usage commercial ne relèvent pas de cette définition du consommateur. Les consommateurs ont droit à l’information et à l’éducation, à un choix équitable fondé sur le prix et la qualité, à être entendus et à obtenir un règlement par l’autorité de réglementation compétente ou le Gouvernement royal, ainsi qu’à demander réparation. La Direction générale de la protection des consommateurs, de la concurrence et de la répression des fraudes (Consumer Protection, Competition and Fraud Repression Directorate-General, CCF) est un organisme du ministère du Commerce chargé d’examiner les réclamations, de contrôler la publicité et la fraude, de sensibiliser le public et de coordonner son action avec d’autres institutions. La Commission nationale de protection des consommateurs (National Commission for Consumer Protection, NCCP) est présidée par le ministre du Commerce et compte 12 membres. La CCF en assure le secrétariat et l’application des règles ; elle dispose de 25 antennes municipales et provinciales. Les entreprises ne doivent pas formuler d’allégations trompeuses sur les biens ou services, le prix, la valeur, la qualité, l’origine, la quantité ou l’aptitude à l’usage. Les ventes malhonnêtes, la publicité d’appel, l’acceptation d’un paiement sans intention ni capacité de fournir le bien ou service, la coercition, les menaces, la vente pyramidale et les fausses descriptions commerciales sont interdites. Les informations exigées par les Prakas applicables, c’est-à-dire les règlements ministériels, sont généralement présentées en khmer. Le Prakas no 185 exige que les étiquettes soient visibles, lisibles et durables en khmer ; un code QR peut fournir des renseignements plus détaillés dans une langue étrangère. La sécurité et les défauts des produits peuvent engager la responsabilité du fabricant, du fournisseur, du distributeur ou du détaillant. Le consommateur peut choisir un remplacement par un produit neuf ou similaire, ou un remboursement, même si le prix actuel ou le taux de change a changé. Les conditions de garantie devraient préciser le garant, les biens couverts, les réparations, les pièces détachées, les mises à jour logicielles, la durée de garantie et ses conditions. Une entreprise peut fournir des biens sans garantie uniquement si elle a annoncé publiquement cette limitation à l’avance. Les vendeurs en ligne doivent indiquer leur dénomination légale, leur adresse enregistrée, leurs coordonnées, un moyen de communication efficace, les conditions, frais et modalités de paiement, les règles d’annulation ou de résiliation, les conditions de livraison, d’échange et de remboursement ainsi que les biens ou services réellement proposés. Les informations doivent permettre de prendre une décision d’achat et pouvoir être conservées. Les règles d’information sur le commerce électronique ne couvrent pas les titres, les services de change ni l’assurance. Les normes d’information sur les services couvrent l’hébergement, les loisirs et activités récréatives, les soins et traitements, l’entretien et le stationnement, y compris les prix applicables. Les règles répertoriées sur les conditions de service excluent les services professionnels tels que la comptabilité, l’audit, l’architecture, l’ingénierie, les services juridiques et les actes notariés. Un contrat type doit comporter une version khmère, mais une version en langue étrangère peut également être fournie. Le texte doit être clair et compréhensible. Les clauses importantes doivent être mises en évidence ou expliquées avant l’acceptation. Un prestataire ne doit pas modifier unilatéralement une clause importante, interpréter le contrat de façon arbitraire, y mettre fin de façon arbitraire ou limiter sa responsabilité au titre d’une garantie légale. Le consommateur peut demander des éclaircissements et du temps pour examiner les conditions. Les réclamations peuvent être adressées à la NCCP ou à l’autorité sectorielle compétente ; la résolution ou la confirmation du contrat peut ensuite suivre la procédure du Code civil. La CCF accepte les réclamations au moyen d’un formulaire en ligne ou d’un formulaire téléchargeable avec possibilité de joindre des fichiers. Des particuliers, associations de consommateurs, organisations, ministères et autorités de réglementation peuvent déposer une réclamation. Le formulaire demande des renseignements sur le plaignant et le fournisseur : âge, nationalité, coordonnées, champ relatif à la carte d’identité ou au passeport, date et lieu d’achat, produit ou service, bref exposé du problème limité à 200 caractères, démarches déjà faites auprès du fournisseur, existence d’une action en justice ou d’un avocat, ainsi que factures, photos ou autres preuves. Un numéro de téléphone ou une adresse électronique est requis. Il est recommandé de contacter d’abord le fournisseur, mais cela n’est pas présenté comme une condition légale préalable. Le plaignant peut autoriser la CCF à partager la réclamation et les documents avec l’entreprise ou l’institution concernée aux fins de médiation ou d’enquête. L’accusé de réception indique que les renseignements transmis sont des documents publics et ne sont pas confidentiels ; seules des informations vérifiées devraient donc être communiquées. Les documents consultés ne font état ni de frais généraux de dépôt ni d’un délai général de dépôt auprès de la CCF. La CCF peut ouvrir une enquête de sa propre initiative ou après une réclamation d’un particulier, d’une association, d’une autorité de réglementation ou d’une autre institution. Ses pouvoirs comprennent les enquêtes, inspections, prélèvements, demandes de documents, suspension temporaire d’une fourniture ou distribution non conforme et perquisitions dans le cadre de la procédure pénale par des officiers de police judiciaire qualifiés. Selon le Prakas no 184, une personne faisant l’objet d’une enquête peut demander un règlement négocié avant que l’infraction ne soit tranchée. Cette possibilité n’existe pas en cas de récidive d’une infraction à la loi sur la protection des consommateurs dans un délai de trois ans, ni dans une affaire pénale. L’accord écrit peut prévoir une indemnisation, doit recevoir l’approbation de la NCCP et devient exécutoire ; son inexécution peut être portée devant une juridiction compétente. Les décisions possibles comprennent des avertissements, la rectification ou la republication aux frais de l’auteur de la violation, la suspension, la révocation ou l’annulation d’une licence ou d’une immatriculation et, pour certaines violations répétées, une interdiction d’exercer une fonction de direction de deux à cinq ans. Les amendes maximales atteignent 20 000 000 riels pour des actes malhonnêtes concernant la qualité ou l’origine, 10 000 000 riels pour des manquements aux normes d’information, 50 000 000 riels pour la publicité d’appel, l’acceptation de paiements sans intention de fournir, la coercition ou une activité commerciale trompeuse, et 80 000 000 riels pour la vente pyramidale ou les fausses descriptions commerciales. Un préjudice grave à la santé ou à la sécurité peut entraîner six mois à deux ans d’emprisonnement et une amende de 1 000 000 à 4 000 000 riels. Une incapacité ou un décès peut entraîner deux à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 4 000 000 à 10 000 000 riels. La personne concernée peut demander à la NCCP de réexaminer, modifier ou annuler une décision dans les 15 jours suivant sa notification. La NCCP peut statuer sur ce réexamen dans un délai de 30 jours. Un recours judiciaire peut être déposé dans les 30 jours suivant la notification de la dernière décision. Une association de consommateurs doit faire enregistrer son association sectorielle auprès du ministère de l’Intérieur et obtenir l’accord préalable de l’autorité sectorielle concernée. Elle peut fournir des conseils indépendants, faciliter un règlement et représenter les consommateurs devant la NCCP ou un tribunal. Les réclamations concernant des services financiers suivent généralement des procédures sectorielles. Le cadre de la Banque nationale du Cambodge indique que la loi sur la protection des consommateurs ne couvre pas le secteur financier non bancaire. Les banques et institutions financières agréées suivent le Prakas sur le règlement des réclamations des consommateurs. Une réclamation peut être faite verbalement ou par écrit dans les 60 jours suivant la prise de connaissance du problème ; l’institution doit recevoir et traiter les réclamations des consommateurs ou de leurs représentants, y compris celles transmises par la Banque nationale du Cambodge. Celle-ci dispose de cinq lignes d’assistance à son siège et de 21 lignes municipales ou provinciales ; son rapport de 2024 a recensé 423 réclamations et demandes de renseignements. Son Prakas sur le plafond des taux d’intérêt limite à 18 % par an les intérêts des prêts accordés par les institutions de microfinance et les établissements de crédit rural. Les réclamations d’assurance suivent la procédure du Régulateur des assurances du Cambodge (Insurance Regulator of Cambodia, IRC), qui propose un canal de réclamation en ligne, le numéro de téléphone 071 258 0896 et l’adresse électronique gad@irc.gov.kh. Les documents consultés ne permettent pas de confirmer un délai ou des frais généraux de dépôt auprès de l’IRC. Pour les services Internet, les lignes directrices du Régulateur des télécommunications du Cambodge sur les exigences minimales de divulgation d’informations relatives à la fourniture d’accès Internet et le traitement des réclamations, datées du 20 février 2026, exigent que les fournisseurs publient les prix avec indication du régime de taxe ou de TVA, les frais d’installation, de routeur et de déménagement, les documents requis, les procédures de demande, la couverture, le délai maximal de raccordement, les informations de facturation et de paiement ainsi que les factures ou reçus. Les fournisseurs doivent avertir des interruptions de service et proposer une assistance téléphonique, par courriel ou par chat 24 heures sur 24, une procédure de réclamation, un délai maximal de résolution, un identifiant de dossier et une réponse écrite ou électronique étayée. Une réclamation non résolue peut être transmise au Régulateur des télécommunications via le 6789 pendant les heures ouvrables, l’application MPTC Speed Test, le site web ou en personne au 102 Street, Sangkat Wat Phnom, Khan Daun Penh, Phnom Penh. À compter du 1er janvier 2026, un numéro mobile expiré depuis 180 jours au plus peut être réactivé par une recharge sans réinscription. Le solde principal reste disponible pendant 180 jours et le fournisseur doit envoyer au moins deux rappels par SMS ainsi qu’une notification dans l’application avant la résiliation définitive. Les sources examinées ne font état d’aucun mécanisme dédié de réclamation pour les consommateurs d’énergie ; il ne faut donc pas présumer qu’une procédure exclusive auprès de la CCF s’applique aux litiges énergétiques. Les normes d’information publiées par la CCF couvrent expressément l’hébergement, les loisirs, les soins et traitements, l’entretien et le stationnement ; aucune voie spécialisée distincte pour l’interface entre tourisme et produits de santé n’a été vérifiée. La liste publiée des Prakas de la CCF comprend un règlement prévoyant un délai de réflexion pour les ventes à distance ou en porte-à-porte, mais il convient de vérifier sa durée exacte et ses exceptions dans le texte officiel khmer avant de s’y fier.
Protection des consommateurs au Cambodge
La protection des consommateurs au Cambodge couvre les biens, les services, les contrats et les droits sur les biens immobiliers fournis dans le cadre d’une activité commerciale au Cambodge. Un consommateur les acquiert pour son usage personnel, domestique ou familial, et non pour les revendre, les transformer ou les utiliser à des fins commerciales. La loi de 2019 sur la protection des consommateurs protège le droit à l’information, le libre choix, la réclamation, le règlement des différends et l’indemnisation par l’intermédiaire de la Commission nationale de protection des consommateurs (NCCP), de la Direction générale de la protection des consommateurs, de la concurrence et de la répression des fraudes (CCF) du ministère du Commerce et des autorités sectorielles.
Conseil
Choisissez le canal de réclamation en fonction du fournisseur : adressez-vous à la CCF pour les litiges de consommation ordinaires, à la Banque nationale du Cambodge pour les réclamations concernant des services bancaires et financiers réglementés, au Régulateur des assurances du Cambodge pour l’assurance, et au Régulateur des télécommunications après l’échec d’une réclamation liée à un service Internet. Conservez les factures, contrats, messages, photos et numéros de dossier avant tout contact. Exposez la solution demandée, ne transmettez que des renseignements vérifiés et notez les délais propres aux réclamations financières et aux recours contre les décisions.

