L’institut national de statistique (Bahamas National Statistical Institute, BNSI) mesure le marché du travail au moyen d’une enquête sur la population active (Labour Force Survey, LFS), qui porte sur la population active, l’emploi et la recherche d’emploi. L’enquête détaillée examinée, publiée en janvier 2025, recensait 240 650 personnes dans la population active, 214 725 personnes en emploi, 25 925 personnes au chômage et un taux d’activité de 76,0 %. Le taux de chômage était de 10,8 %, soit 10,4 % pour les hommes et 11,2 % pour les femmes. Il atteignait 20,9 % chez les 15 à 24 ans. Le tableau de bord plus récent du BNSI indique un taux de chômage de 8,7 % au quatrième trimestre 2025. Les chiffres trimestriels sont influencés par les saisons ; les comparaisons avec les chiffres antérieurs à 2023 ne sont pas valides en raison d’une série d’enquête révisée. New Providence concentre la majeure partie de la population active : en janvier 2025, 180.810 personnes y faisaient partie de la population active et 160,840 occupaient un emploi, tandis que le taux de chômage était de 11,0 %. À Grand Bahama, 27,310 personnes faisaient partie de la population active et 23,810 occupaient un emploi, avec un taux de chômage de 12,8 %. Abaco comptait 10,520 personnes dans la population active, 9,065 personnes en emploi et un taux de chômage de 13,8 %. La page du BNSI examinée ne fournissait pas de chiffre actuel distinct pour les Family Islands ; les distances, les liaisons entre les îles et la disponibilité locale des formations et emplois ont une incidence sur l’accès. Les employeurs privés façonnent l’emploi. Au deuxième trimestre 2024, 63 % des personnes en emploi travaillaient comme salariés dans le secteur privé, 15 % pour le gouvernement et 11 % étaient des travailleurs indépendants sans salariés. En janvier 2025, les secteurs comptant le plus de postes étaient les services communautaires, sociaux et personnels (78 375 salariés), l’hôtellerie et la restauration (41 260), le commerce de gros et de détail (27 885), la construction (17 690), le transport, l’entreposage et les communications (16 750), ainsi que les services financiers, d’assurance, immobiliers et autres services aux entreprises (14 835 salariés). L’industrie manufacturière employait 6 790 personnes ; les mines, carrières, services d’électricité, de gaz et d’eau, 3 970 ; et l’agriculture, la chasse, la sylviculture et la pêche, 3 745. Parmi les catégories professionnelles, les employés des services et vendeurs du commerce étaient les plus nombreux, avec 57 685 personnes. Suivaient les professions scientifiques et technologiques (46 835), les métiers spécialisés et opérateurs d’installations et de machines (35 120), les professions élémentaires (28 460), les emplois de bureau (18 340), les législateurs et hauts fonctionnaires (16 840), puis les travailleurs qualifiés de l’agriculture et de la pêche (6 295). Le BNSI classe les secteurs selon la CITI rév. 5 et les professions selon la CITP-08. Les qualifications diffèrent selon le genre et le parcours éducatif. Parmi les femmes en emploi, environ 30 % avaient une qualification universitaire ou professionnelle et 17 % n’avaient aucune qualification formelle ; chez les hommes, ces parts étaient respectivement de 17 % et 28 %. Le GCE O-Level et le BGCSE constituent un parcours d’enseignement intermédiaire courant. Au deuxième trimestre 2024, seuls environ 53 % des actifs occupés travaillaient dans un domaine correspondant à leur formation, ce qui révèle un écart entre qualifications et travail réellement exercé. Les parcours formels de formation continue comprennent la National Training Agency (NTA), le Bahamas Technical and Vocational Institute (BTVI), l’University of The Bahamas (UB) et le Bahamas Agriculture and Marine Science Institute (BAMSI). La NTA organise un Workforce Preparatory Programme obligatoire, une formation professionnelle de niveau débutant (Entry Level Workplace Training) et des offres ILM et City & Guilds ; ces formations sont accessibles aux citoyens bahaméens âgés d’au moins 16 ans. Le BTVI propose des certificats de niveau I à IV, des diplômes, des Associate Degrees of Applied Science et des certificats de perfectionnement professionnel, notamment en construction, mécanique, technologies de l’information et des communications, électronique, commerce, beauté, mode et énergie renouvelable. Des campus et services itinérants sont proposés à New Providence, Grand Bahama, Abaco, Eleuthera, Exuma, Moore’s Island et North Andros. L’UB associe des diplômes à des certificats, diplômes et formations pour adultes et travailleurs. Le BAMSI propose à San Andros des cours courts, certificats de compétences, certifications nationales et internationales, programmes menant à un diplôme et cours en ligne en agriculture, aquaculture, sciences marines et sciences de l’environnement. Les frais dépendent de l’établissement et du parcours ; aucun tarif unique actuel n’a été établi. Le programme national d’apprentissage (National Apprenticeship Programme, NAP) offre un modèle rémunéré d’un an « Earn-While-You-Learn », combinant travail et formation, aux jeunes Bahaméens de 16 à 25 ans. Le projet pilote couvrait la construction, les métiers mécaniques, les activités maritimes et l’énergie ; les domaines médicaux et de la santé, le service à la clientèle et l’hôtellerie, ainsi que le travail de bureau et administratif ont été ajoutés par la suite. Pour mettre en relation les demandeurs d’emploi et les entreprises, le Department of Labour gère l’Online Skills Portal. L’inscription exige l’âge légal de travailler, la nationalité bahaméenne ou un statut de résident, une carte d’identité bahaméenne valide, une adresse électronique et un numéro de téléphone ; les employeurs peuvent également s’inscrire. Le portail indique lui-même plus de 126 000 utilisateurs inscrits, plus de 5 000 demandeurs d’emploi actifs, plus de 4 000 entreprises et plus de 100 offres par semaine. Ces chiffres sont fluctuants et n’ont pas été vérifiés de manière indépendante. La demande signalée concerne notamment les comptables certifiés, chefs de projet, sauveteurs, infirmiers, spécialistes informatiques, soudeurs dans le secteur maritime, ingénieurs mécaniciens et électriciens, chefs cuisiniers, électriciens, charpentiers et compagnons. L’automatisation accroît également la demande dans l’analyse des données, la cybersécurité, l’ingénierie de l’automatisation, la programmation de l’IA et le codage. Le salaire minimum légal le plus récemment établi pour les salariés hors Crown était de 260 BSD par semaine à compter du 1er janvier 2023. Les documents officiels examinés ne fournissaient aucune répartition générale actuelle des salaires médians ou moyens ; un rapport du BNSI sur les salaires dans l’hébergement en 2022-2023 ne peut pas être généralisé à l’ensemble du marché du travail. Depuis le 1er juillet 2024, les cotisations au National Insurance Board (NIB) sont de 4,65 % pour les salariés et 6,65 % pour les employeurs, soit 11,3 % au total. Le plafond assurable est de 810 BSD par semaine ou 3 510 BSD par mois ; les employeurs versent les cotisations chaque mois au plus tard le 15 du mois suivant. Les travailleurs étrangers ont généralement besoin d’un permis de travail lié à l’employeur (Work Permit). Au total, 14 134 Work Permits ont été enregistrés pour de nouveaux demandeurs en 2024 ; 81 % concernaient des hommes et 19 % des femmes. Les principaux secteurs étaient le transport et l’entreposage (3 588 demandes), les ménages employeurs (2 586) et l’hébergement et la restauration (2 484). Par catégorie professionnelle, 26 % concernaient les techniciens et professions intermédiaires, 20 % les professions élémentaires et 19 % les professions scientifiques et technologiques. Les nationalités les plus représentées étaient les citoyens américains (4 563 demandes) et les Haïtiens (2 248). La procédure documentée commence par le poste vacant et une annonce dans un journal, suivis d’une déclaration de poste vacant (Notification of Vacancy, NOV) auprès du Department of Labour et d’un certificat de travail (Labour Certificate, LC), puis de la demande de Work Permit auprès du Department of Immigration. Le document de procédure examiné indique 25 BSD pour la NOV, 100 BSD pour la demande de Work Permit et six à huit semaines pour une demande de renseignements sur l’état du dossier ; il convient de reconfirmer les frais en vigueur avant de déposer la demande. L’employeur doit signaler à l’Immigration la fin de l’emploi dans les 30 jours. En 2025, l’agriculture, la sylviculture et la pêche ont progressé de 8,4 %, la construction de 9,0 %, les services publics de 20,1 %, les services financiers et d’assurance de 19,8 %, le transport et l’entreposage de 6,6 %, l’hébergement et la restauration de 5,2 %, et l’administration publique et la défense de 3,8 %. Le commerce de gros et de détail, l’information et la communication ainsi que les services administratifs et de soutien ont reculé. Le tourisme, l’investissement direct étranger, les infrastructures et la formation numérique entraînent les changements ; la dépendance au tourisme et aux importations, les variations saisonnières, la concentration sur quelques îles, les lacunes en compétences et la dépendance aux travailleurs étrangers demeurent des risques majeurs.
Marché du travail aux Bahamas
Le marché du travail aux Bahamas est axé sur les services privés, le tourisme, le commerce et la construction. En janvier 2025, la population active comptait 240 650 personnes. Le taux d’activité était de 76,0 %, 214 725 personnes occupaient un emploi et 25 925 étaient au chômage. L’île, les qualifications, la formation, les salaires et le statut de résidence influent sur l’accès au travail.
Conseil
Organisez votre accès au marché du travail aux Bahamas en fonction de l’île, de vos qualifications et de la demande concrète. Les services privés, l’hôtellerie, le commerce, la construction et le transport sont particulièrement pertinents pour la recherche d’emploi ; une formation adaptée peut aider à combler les lacunes de compétences. En tant que travailleur étranger, vous avez aussi besoin d’un employeur prêt à clarifier avec vous la procédure de Work Permit liée à l’employeur.

