Le système de l’emploi au Turkménistan associe l’inscription auprès des services publics aux candidatures directes auprès des employeurs, aux salons régionaux de l’emploi, au Service national de l’emploi et au Portail de l’emploi de la population lancé en 2026. Le portail présente les offres en cours et permet de créer un profil indiquant la formation, l’expérience professionnelle et le poste recherché. Les antennes du Service de l’emploi sont présentes aux niveaux des velayats, des villes et des etraps, ainsi qu’auprès des autorités exécutives ou locales. Les services publics de l’emploi sont gratuits ; les services privés peuvent être payants, notamment pour le placement à l’étranger. Une personne dépose généralement sa demande en personne au lieu de résidence ou de séjour. Pour être inscrite comme chômeuse, elle doit pouvoir et vouloir travailler, ne pas avoir d’emploi, ne pas percevoir une pension ou une prestation publique empêchant l’inscription, et être disposée à mener sa propre recherche d’emploi. La loi prévoit également une voie d’accès pour certaines personnes restées au chômage pendant au moins trois mois après une liquidation, une fermeture ou une suppression de postes. Parmi les autres conditions figure un revenu familial par personne inférieur à 50 % du salaire minimum légal. Les moins de 18 ans, les personnes juridiquement incapables, les détenus ou personnes soumises à un traitement obligatoire et les demandeurs fournissant de fausses informations figurent parmi les catégories exclues. Les diplômés financés par des fonds publics qui refusent un emploi auquel ils ont été affectés peuvent également être exclus. La demande peut nécessiter une pièce d’identité, un livret de travail s’il existe et un document attestant la spécialité ou la qualification. Il n’existe pas de délai de décision national fiable ni de liste uniforme de documents publiée ; le bureau local du Service de l’emploi devrait donc confirmer la procédure en vigueur. Une personne peut aussi postuler directement auprès d’un employeur sans s’inscrire auparavant. Les personnes inscrites comme chômeuses peuvent obtenir gratuitement des informations sur les postes vacants, des conseils, des services de placement, de l’orientation professionnelle, une formation, une reconversion et un perfectionnement. L’allocation de chômage est une prestation mensuelle prévue par la loi, calculée en pourcentage de la valeur de base servant au calcul des prestations publiques. Son montant et sa durée sont fixés par la procédure autorisée et peuvent être indexés par des actes présidentiels ; le montant actuel à l’échelle nationale, le nombre de bénéficiaires et la couverture des paiements ne sont pas publiés de manière fiable. L’inscription entraîne des obligations continues. Une personne orientée vers un employeur devrait prendre contact dans les cinq jours ouvrables, signaler tout changement de résidence et notifier au service de l’emploi dans les cinq jours ouvrables tout travail temporaire, permanent ou saisonnier, contrat civil, activité entrepreneuriale, changement de handicap, pension, prestation publique ou autre revenu. Pendant le versement de l’allocation, la personne doit chercher elle-même un emploi et se réinscrire normalement au moins deux fois par mois. Le refus de deux emplois convenables ou l’absence injustifiée pendant plus de dix jours calendaires peut empêcher la reconnaissance du statut ou mettre fin au soutien continu. L’allocation ou l’inscription peut être suspendue jusqu’à trois mois après un travail temporaire non déclaré, plus d’un mois d’absence injustifiée, le refus ou le défaut de participation à des travaux publics rémunérés, la perception d’une indemnité de départ ou d’autres sommes liées au licenciement, et certains motifs de licenciement. L’inscription peut prendre fin après la prise d’un emploi, un retrait écrit, plus d’un mois d’absence injustifiée, une fraude, la perception d’une pension ou d’une prestation publique, deux refus d’un emploi convenable, le service militaire ou une émigration permanente. Le Service de l’emploi devrait notifier la radiation par écrit dans les cinq jours ouvrables. Les travaux publics rémunérés apportent un soutien social supplémentaire, sont payés par l’employeur participant et sont pris en compte dans le relevé de travail. Un licenciement peut ouvrir une courte période de soutien financier avant l’inscription. Dans les cas admissibles de suppression de postes ou de liquidation, l’indemnité de départ équivaut à environ un mois de salaire moyen. Le salaire moyen peut continuer à être versé pendant deux mois au maximum durant la recherche d’emploi, et éventuellement un troisième mois si la personne s’inscrit dans les deux semaines suivant le licenciement et n’est pas placée. Sur demande, l’ancien employeur devrait fournir un certificat de travail et de salaire dans les cinq jours ouvrables. Le retour à l’emploi peut se faire par l’intermédiaire du Service de l’emploi, du Portail de l’emploi de la population, de candidatures directes, de salons de l’emploi, de travaux publics rémunérés ou d’une formation et reconversion professionnelles. Dès qu’une personne trouve un emploi, elle n’a plus de statut distinct de chômeuse. La poursuite d’études est un outil de transition et non une catégorie distincte de chômage. Les chiffres officiels doivent être interprétés avec prudence. Le recensement de 2022 a relevé 132 474 demandeurs d’emploi parmi les 2 443 666 personnes actives en âge de travailler, soit 5,4 % ; le taux déclaré était de 6,1 % en zone urbaine et de 4,7 % en zone rurale, ainsi que de 5,4 % pour les hommes et de 5,5 % pour les femmes. Les chiffres régionaux allaient de 5,2 % dans le Mary à 6,2 % dans le Balkan. En 2024, les agences de l’emploi ont enregistré 25 987 personnes en recherche d’emploi et en ont placé 18 468, dont 115 personnes handicapées, parmi lesquelles 103 ont été placées. Ces chiffres portent sur des populations et des services différents : les demandeurs d’emploi recensés ne sont pas les mêmes personnes que celles formellement inscrites comme chômeuses. Il n’existe pas de série mensuelle actuelle publiée de façon cohérente établissant le nombre national de chômeurs inscrits, les bénéficiaires d’allocations, la durée des prestations, les refus ou les dépenses d’allocations.
Chômage au Turkménistan
Au Turkménistan, le chômage concerne l’inscription comme demandeur d’emploi, l’accès aux offres, le soutien au revenu et le retour au travail. Le Service national de l’emploi fournit gratuitement des informations sur les postes vacants, des conseils, des services de placement, de l’orientation professionnelle et l’accès à la formation ou à la reconversion. Les personnes inscrites comme chômeuses peuvent recevoir une allocation mensuelle, mais l’admissibilité, les obligations, la suspension et la cessation sont soumises à des conditions légales.
Conseil
Prenez le service public de l’emploi comme point de départ principal, tout en postulant également directement et en consultant le Portail de l’emploi de la population. Préservez votre admissibilité en respectant les délais de déclaration et de réinscription, en évaluant soigneusement les offres auxquelles vous êtes orienté et en déclarant rapidement tout travail ou autre revenu. Si votre licenciement fait suite à une suppression de postes ou à une liquidation, obtenez le certificat de salaire et vérifiez les aides temporaires avant de compter sur l’allocation de chômage.

