Les candidats trouvent des emplois privés par l’intermédiaire de SIMU, de candidatures directes, de contacts dans les entreprises et de réseaux informels. SIMU permet de créer un profil, de téléverser un CV, de rechercher des postes, de postuler et de recevoir des alertes d’emploi. Les postes du secteur public sont publiés sur le Portal de Vagas da Função Pública, les portails propres aux institutions, les procédures du CFP et le système de recrutement électronique du Ministério das Finanças. Les candidatures sur ces portails sont généralement gratuites. Le recrutement public vise une sélection transparente fondée sur le mérite et les compétences ; une procédure comporte normalement le dépôt d’une candidature, la sélection des CV, un entretien, la vérification des références, des qualifications et du casier judiciaire, une négociation puis la signature. Les contrats temporaires du secteur public ne confèrent pas le statut de fonctionnaire. L’avis de recrutement doit généralement rester ouvert au moins 15 jours ; le CV ne dépasse normalement pas six pages et doit comporter trois références professionnelles. La Lei do Trabalho, également appelée loi 4/2012, constitue le principal cadre de l’emploi. Un contrat de travail privé doit être rédigé en tétoum ou en portugais et signé par les deux parties. Il doit préciser les parties, le poste et les fonctions, le lieu de travail, les horaires et les pauses, le salaire et la périodicité du paiement, la catégorie d’emploi, les dates du contrat, la période d’essai et, pour un contrat à durée déterminée, le motif et la durée. L’absence de contrat écrit n’annule pas automatiquement la relation de travail, mais entraîne des conséquences pour l’employeur ; en règle générale, l’absence de durée ou de forme écrite justifie de traiter le contrat comme un contrat à durée indéterminée. Un contrat à durée déterminée répond à un besoin temporaire de l’employeur et peut durer jusqu’à trois ans, renouvellements compris. La période d’essai peut durer jusqu’à un mois pour un contrat à durée indéterminée, ou jusqu’à trois mois pour une fonction complexe ou fondée sur la confiance. Dans le cadre d’un contrat à durée déterminée, elle peut durer jusqu’à huit jours si le contrat ne dépasse pas six mois, et jusqu’à 15 jours s’il est plus long. Le salaire minimum légal est actuellement de 115 USD par mois. Une hausse proposée à 154–160 USD faisait l’objet de discussions en 2026, mais n’avait pas été confirmée comme entrée en vigueur dans le Jornal da República consulté. Le salaire peut être versé en espèces, par chèque ou par virement bancaire, à des intervalles ne dépassant pas un mois ; le salarié doit recevoir un bulletin indiquant le salaire brut, le salaire net et les retenues. Une allocation annuelle d’au moins un mois de salaire est due au plus tard le 20 décembre, au prorata lorsque seule une partie de la période de travail concernée a été effectuée. Les heures supplémentaires, les frais de transport, les repas, l’hébergement et les autres indemnités spéciales ne font pas partie du salaire ordinaire pris en compte à cette fin. La durée normale du travail est limitée à huit heures par jour et 44 heures par semaine. Pour un emploi public à temps plein, elle est généralement de huit heures par jour et 40 heures par semaine. Après cinq heures de travail ininterrompues, le salarié a droit à une pause d’au moins une heure. Les heures supplémentaires sont rémunérées à 50 % au-dessus du taux normal ; le travail effectué le jour de repos hebdomadaire ou un jour férié est payé à 100 % au-dessus du taux normal. Les heures supplémentaires sont limitées à quatre heures par jour et 16 heures par semaine. Le travail de nuit, de 21 h à 6 h, donne droit à une majoration de 25 %. Les salariés bénéficient d’au moins 12 jours ouvrables de congé annuel ; lorsque l’emploi prend fin avant un cycle annuel complet, le droit est généralement d’un jour par mois travaillé. Un jour férié ne réduit pas le salaire. Les salariés ayant un contrat à durée déterminée ou indéterminée doivent être inscrits à l’INSS, le système national de sécurité sociale. L’employeur doit inscrire le salarié au plus tard au moment du premier bulletin de rémunération ; la couverture prend effet à la date de début du travail. La cotisation représente 10 % de l’assiette applicable : 4 % sont à la charge du salarié et 6 % à celle de l’employeur. L’assiette comprend le salaire de base, le treizième mois, les indemnités de nuit, d’équipes et de travail à distance, ainsi que certaines compensations ; elle exclut les heures supplémentaires, les frais de déplacement et d’hébergement, les indemnités de repas, les primes et les frais de représentation. L’inscription à l’INSS permet d’accéder aux prestations de vieillesse, d’invalidité, de survivants et aux prestations parentales lorsque les conditions correspondantes sont remplies. La pension de vieillesse commence actuellement à 60 ans ; la durée minimale de cotisation est de 84 mois en 2026 et passera à 120 mois à partir de 2032. Le Timor-Leste ne dispose actuellement d’aucun régime général d’assurance chômage à cotisations identifié. Les employeurs doivent fournir un lieu de travail sûr, évaluer les risques, prévenir les dangers, fournir des équipements de protection et une formation, tenir les dossiers du personnel et payer dans les délais. Les salariés doivent être assidus, travailler avec soin, suivre les instructions légales, protéger les outils de travail et respecter les règles de sécurité. Les mesures de sécurité ne doivent pas être facturées aux salariés. Une commission paritaire est obligatoire lorsque l’employeur compte plus de 20 salariés ou que le lieu de travail présente des risques particuliers. L’égalité de traitement s’applique à l’accès à l’emploi, à la formation, aux conditions de travail et à la rémunération. La discrimination fondée notamment sur le sexe, la nationalité, l’âge, le handicap, l’état de santé, la religion ou les opinions politiques est interdite. L’âge minimum de travail est de 15 ans ; les enfants de 13 à 15 ans ne peuvent effectuer que des travaux légers, sans danger ni risque pour la santé. Le congé de maternité rémunéré dure au moins 12 semaines, dont au moins 10 après la naissance. Une interruption de grossesse donne droit à quatre semaines et le congé de paternité rémunéré à cinq jours. Pendant l’allaitement et jusqu’aux six ans de l’enfant, le salarié bénéficie de deux pauses rémunérées d’une heure par jour. Les salariées enceintes ou allaitantes ne peuvent être obligées de travailler de nuit ou d’effectuer des heures supplémentaires. Un congé pour s’occuper d’un enfant malade ou blessé peut durer jusqu’à cinq jours par an, mais il n’est pas rémunéré. Le licenciement motivé par la grossesse, l’allaitement ou la maternité est interdit. La relation de travail peut prendre fin à l’échéance du contrat, par accord écrit, démission, licenciement pour motif grave, raisons économiques ou structurelles, raisons technologiques ou décès. Un salarié peut partir immédiatement en cas de manquement grave de l’employeur ou démissionner sans motif grave en donnant un préavis de 30 jours. Un employeur qui met fin à l’emploi pour un motif autorisé donne généralement un préavis d’au moins 15 jours lorsque l’ancienneté ne dépasse pas deux ans et de 30 jours lorsqu’elle est supérieure à deux ans. Pendant le préavis, le salarié bénéficie de deux jours ouvrables par semaine comme temps rémunéré pour chercher un emploi. L’absence de préavis peut obliger l’employeur à rémunérer les jours de préavis manquants. En règle générale, le salarié peut contester un licenciement invalide dans un délai de 60 jours et demander sa réintégration, les arriérés de salaire ou l’indemnisation légale applicable. L’Inspection du travail contrôle le respect de la loi. Les différends individuels du travail nécessitent généralement une conciliation ou une médiation avant toute procédure judiciaire, sauf certains cas de licenciement invalide. L’arbitrage individuel est facultatif, tandis qu’un arbitrage collectif peut être demandé. Les services de relations du travail et d’inspection du SEFOPE sont des interlocuteurs pratiques ; le Conseil d’arbitrage du travail est prévu, mais les tribunaux tranchent les affaires jusqu’à ce que les organismes compétents soient opérationnels. Les travailleurs étrangers ont les mêmes droits et obligations en matière d’emploi, mais ont généralement besoin d’un contrat écrit, d’une approbation officielle et d’un permis de travail ou d’un visa de travail. La demande utilise normalement le contrat de travail ou de prestation de services, un avis du SEFOPE et les documents d’immigration. L’inscription à l’INSS nécessite un passeport généralement valable au moins six mois. Les documents consultés ne confirment aucun régime particulier pour le travail domestique ; la participation des travailleurs domestiques à l’INSS est actuellement facultative. Le travail familial dans les petites entreprises de subsistance relève du champ d’exclusion du Code du travail ; les salaires, les protections et l’accès aux prestations peuvent donc être fragmentés. En 2021, les salariés représentaient 48,3 % des travailleurs, les travailleurs indépendants 35,1 % et les travailleurs familiaux collaborant à l’entreprise 15,3 % ; les femmes étaient davantage exposées au travail informel et non rémunéré. Ces chiffres expliquent pourquoi un contrat signé, l’inscription à l’INSS et des justificatifs de salaire peuvent avoir un effet concret sur les protections disponibles.
Emploi au Timor-Leste
L’emploi au Timor-Leste associe un système formel de contrats, de salaires et de sécurité sociale à une vaste économie informelle. En 2021, 77,3 % des emplois étaient informels, tandis que de nombreux emplois formels se trouvaient dans le secteur public. Les principales différences pratiques concernent les modes de recherche d’emploi, l’existence d’un contrat écrit et d’une inscription à l’INSS, ainsi que les protections qui peuvent être mises en œuvre.
Conseil
Considérez le contrat écrit, des justificatifs de salaire clairs et l’inscription à l’INSS comme le minimum de protection pour un emploi rémunéré au Timor-Leste. À possibilités comparables, privilégiez celle qui prévoit des conditions écrites et des paiements traçables, car le travail informel peut rendre plus difficiles les réclamations de salaire, de congé, de sécurité ou de prestations. Conservez des copies de tous les documents d’emploi et agissez rapidement si l’employeur retient votre salaire ou met fin à la relation de travail de manière irrégulière.

