Au Tadjikistan, les pratiques relationnelles sont fortement orientées vers le mariage, tandis que les données fiables à l’échelle nationale sur les rencontres, le choix du partenaire et les plateformes de rencontre restent limitées. L’UNICEF décrit des normes sociales restrictives pour les adolescents, notamment des liens étroits avec le foyer et une liberté limitée dans les décisions relatives aux relations, à la sexualité, aux rôles de genre et au mariage précoce. Les réseaux de pairs et les médias sociaux servent à obtenir des informations et du soutien concernant la sexualité à moindre risque, les relations et la prévention de la violence. L’enquête DHS 2023 indiquait que, parmi les femmes de 15 à 49 ans, 74,4 % étaient mariées, 0,4 % vivaient en concubinage, 19,9 % n’avaient jamais été mariées, 3,8 % étaient divorcées et 1,4 % étaient veuves. La proportion totale de femmes en union était de 74,8 %. Parmi les unions actuelles, 96,3 % étaient enregistrées et 95,2 % disposaient d’un certificat de mariage. Parmi les personnes vivant ensemble, 51,0 % déclaraient que leur union était enregistrée et 45,0 % avaient un certificat. L’âge médian au premier mariage des femmes âgées de 25 à 49 ans était de 20,1 ans ; l’âge médian au premier rapport sexuel était de 19,8 ans. Environ une femme sur dix âgée de 20 à 24 ans s’était mariée avant 18 ans, tandis que 6 % avaient eu des rapports sexuels avant 18 ans. L’âge médian au premier mariage variait selon la région : de 19,8 ans dans le Sughd à 23,4 ans au GBAO. Environ 2 % des femmes mariées déclaraient avoir au moins une coépouse ; la polygamie est interdite par la Constitution. Un mariage enregistré par l’État est inscrit auprès d’un bureau d’état civil, communément appelé ZAGS. Le ministère de la Justice et les bureaux locaux d’enregistrement s’occupent de l’enregistrement de l’état civil. Un nikoh religieux sans enregistrement par l’État n’a aucun effet juridique en tant que mariage. Les partenaires vivant en concubinage et les personnes liées par une union religieuse non enregistrée ne bénéficient donc pas automatiquement des droits entre époux concernant les biens, l’héritage ou d’autres questions matrimoniales. Le mariage exige le consentement mutuel d’un homme et d’une femme et est normalement ouvert à partir de 18 ans. Dans un cas exceptionnel, un tribunal peut abaisser l’âge d’un an au plus à la demande d’une personne âgée de 17 ans. Un mariage déjà enregistré, un lien de parenté proche, la contrainte, la tromperie ou l’absence de consentement libre peuvent empêcher l’enregistrement. Les personnes qui font une demande doivent généralement présenter une demande conjointe, des pièces d’identité, leurs actes de naissance ou leurs données de naissance, la preuve d’un examen médical et, le cas échéant, une décision de justice. Les deux personnes doivent normalement être présentes. L’enregistrement intervient généralement après un mois ; la date peut être avancée ou doit avoir lieu au plus tard dans les trois mois, selon la procédure applicable. Les bureaux d’état civil peuvent se trouver au lieu de résidence de l’un des partenaires ou d’un parent ; des maisons du mariage sont ouvertes à Douchanbé et à Khoudjand. Un partenaire étranger doit généralement avoir résidé au moins un an au Tadjikistan et conclure un contrat de mariage pour que son union avec un citoyen tadjik soit enregistrée. Les recherches fournies ne permettent pas d’établir un montant national intérieur fiable et actuel pour les frais d’enregistrement ou de délivrance du certificat ; le bureau d’état civil compétent doit donc confirmer le tarif en vigueur. Les droits de l’État pour l’enregistrement d’un mariage avec un partenaire étranger sont fixés à deux fois l’indicateur minimum de calcul selon les règles tarifaires. Les droits et obligations entre époux commencent avec l’enregistrement par l’État. Les personnes mariées ont les mêmes droits de choisir leur travail, leurs études et leur lieu de résidence, de décider ensemble des questions familiales et de se témoigner respect et soutien mutuels. Les biens acquis pendant le mariage sont généralement des biens communs, y compris la valeur du travail domestique et de la garde des enfants. Les violences domestiques ou entre partenaires intimes restent un risque important : l’enquête DHS 2023 a relevé des violences commises par un mari ou partenaire intime contre 16 % des femmes ayant déjà été en couple, dont des violences physiques pour 14 %, émotionnelles pour 7 % et sexuelles pour 2 % ; la proportion atteignait 31 % chez les femmes divorcées, séparées ou veuves. Seules 11 % des femmes ayant subi des violences physiques ou sexuelles ont demandé de l’aide, tandis que 77 % n’en ont ni demandé ni parlé à personne. La ligne d’assistance 1313 propose gratuitement, de manière anonyme et confidentielle, une aide disponible 24 heures sur 24, y compris un soutien médical, psychologique, juridique et social. La police, le parquet, les tribunaux et les centres d’aide ou de réadaptation peuvent également intervenir. Un mariage enregistré par l’État peut être dissous par le bureau d’état civil lorsque les deux époux sont d’accord, n’ont pas d’enfant mineur commun et que l’épouse n’est pas enceinte. Un tribunal traite les affaires impliquant des enfants mineurs communs, un désaccord, un refus ou une absence. Le tribunal peut accorder un délai de réconciliation pouvant aller jusqu’à six mois. En règle générale, un mari ne peut pas demander le divorce sans le consentement de son épouse pendant sa grossesse ou jusqu’à un an et demi après la naissance de l’enfant, sous réserve des exceptions légales. Le mariage prend fin lorsque le divorce est enregistré par le bureau d’état civil ou que le jugement du tribunal devient définitif ; le divorce doit ensuite être enregistré.
Relation amoureuse au Tadjikistan
Une relation amoureuse est un partenariat affectif ou intime entre des personnes, fondé sur leur consentement. Au Tadjikistan, les rencontres amoureuses et les relations privées n’ont pas de statut juridique distinct auprès de l’État ; le mariage enregistré par l’État constitue le cadre juridique formel d’une union durable. Un nikoh religieux ne crée pas à lui seul de droits automatiques entre époux.
Conseil
Au Tadjikistan, déterminez si vous souhaitez une relation privée ou la protection juridique d’un mariage enregistré par l’État. Ne supposez pas qu’un nikoh ou le concubinage crée des droits entre époux ; l’enregistrement est la démarche qui les établit. En cas de violence ou de contrainte, contactez le 1313 ou les autorités compétentes sans attendre l’enregistrement du mariage.

