L’amitié personnelle au Tadjikistan est principalement informelle. Une mahalla est une structure communautaire locale qui peut rapprocher les gens par des activités communes, tandis qu’un jamoat est un échelon administratif local ; aucun des deux n’enregistre ni ne règle les amitiés personnelles. Les gens peuvent également se rencontrer dans les universités, les formations professionnelles, les programmes publics de formation complémentaire, les ONG, les projets de l’UNICEF et les programmes pour les jeunes. Au Tadjikistan, la jeunesse est généralement définie comme la tranche d’âge de 14 à 30 ans. Les centres de jeunesse et les associations de jeunes enregistrées proposent des activités organisées, mais l’adhésion et le départ d’une association sont volontaires ; ces organisations ne remplacent pas les amitiés personnelles. Les amitiés s’entretiennent par des rencontres, des appels téléphoniques, la messagerie et les réseaux sociaux. La distance peut compliquer les contacts réguliers, en particulier dans les ménages dont des membres ont migré. Dans une enquête de l’OIM portant sur 712 migrants, 29 % ont déclaré contacter leur famille ou leurs amis tous les jours ou presque, 44 % une à trois fois par semaine, 18 % une à trois fois par mois et 3 % n’avoir aucun contact. Dans cet échantillon, 98 % utilisaient un téléphone et 10 % les réseaux sociaux ; ces chiffres décrivent cet échantillon et non l’ensemble du pays. L’accès aux réseaux de pairs peut varier selon l’âge, le genre, le milieu rural ou urbain et la participation aux études ou au travail. L’UNICEF a fait état de normes sociales qui peuvent maintenir certains adolescents à la maison, d’une faible participation des 10-14 ans aux réunions de mahalla et du recours limité aux responsables de jamoat pour les préoccupations liées aux jeunes ou aux enfants. Les filles, les adolescents des zones rurales et les jeunes qui ne sont ni en études ni en emploi peuvent rencontrer davantage d’obstacles pour participer à des activités adaptées aux jeunes. Ces constats n’établissent pas d’interdiction générale de l’amitié ou des contacts sociaux. Les amis peuvent apporter un premier soutien émotionnel, mais une détresse importante peut nécessiter l’aide d’un adulte de confiance, d’un enseignant, d’un conseiller scolaire, d’un entraîneur ou d’un service de santé ou de santé mentale adapté aux jeunes. Ces services restent limités dans de nombreux contextes et la stigmatisation peut en compliquer l’accès, en particulier pour les filles. En cas d’intimidation ou de cyberintimidation, conservez les messages ou d’autres preuves, bloquez ou restreignez le compte, signalez le comportement et demandez l’aide d’un adulte de confiance ou de l’école. En cas de danger immédiat, contactez la police ou les services d’urgence. Le Tadjikistan ne dispose pas d’un service de médiation propre aux amitiés. Une amitié personnelle ne crée aucune obligation exécutoire de répondre, de se rencontrer ou de maintenir le contact. La confidentialité de la correspondance, des communications et de la vie privée est protégée ; recueillir, utiliser ou diffuser des renseignements personnels sans consentement peut violer cette protection. Les personnes de moins de 18 ans bénéficient d’une protection spéciale de l’État. Une amitié peut prendre fin par la distance, le retrait, le blocage, la restriction ou un accord mutuel, sans procédure officielle, frais d’annulation ni délai de préavis fixe. Le téléphone, Internet, le transport et les rencontres peuvent néanmoins coûter de l’argent, tandis que les activités organisées pour les jeunes peuvent être gratuites ou dépendre d’un programme. Les règles d’enregistrement, les documents, les frais d’État et le délai de traitement d’environ un mois pour une association publique enregistrée concernent les organisations formelles, et non les amitiés personnelles.
L’amitié au Tadjikistan
Au Tadjikistan, l’amitié est une relation personnelle, non romantique et librement choisie, entretenue par des contacts et un soutien mutuels. Elle ne fait l’objet d’aucun enregistrement officiel, ne relève d’aucune autorité publique et ne garantit aucun droit à maintenir le contact. Les amitiés se nouent couramment à l’école, au travail, dans les études, lors d’activités de mahalla, dans les groupes sportifs et culturels, les centres de jeunesse, le bénévolat et les communications en ligne.
Conseil
Au Tadjikistan, considérez l’amitié personnelle comme une relation volontaire qui se construit par des contacts répétés, et non comme un service susceptible d’être enregistré ou imposé. Choisissez des moyens de rencontre adaptés à votre situation, par exemple l’école, le travail, des activités communautaires, des programmes pour les jeunes ou la messagerie, et établissez tôt des limites relatives à la confidentialité et aux communications. En cas de conflit, d’intimidation ou de détresse importante dépassant ce que des amis peuvent gérer sans risque, faites appel à des adultes de confiance, à l’école ou aux services de santé.

