Le terme surinamais huisdier ou gezelschapsdier désigne un animal de compagnie, tandis que houder désigne la personne physique ou morale qui en est responsable. Rien n’atteste l’existence au Suriname d’un registre national des animaux de compagnie, d’une obligation générale de puçage, d’un permis municipal pour les chiens, d’un régime d’assurance pour leurs détenteurs ou d’un refuge public pour animaux. L’accès local dépend donc largement des cliniques vétérinaires privées, des organisations de sauvetage, des groupes d’adoption et des capacités disponibles. La Stichting Dierenbescherming Suriname propose un refuge, des traitements vermifuges, des vaccinations, des soins vétérinaires et la stérilisation à partir de cinq mois. Son centre se trouve à Paramaribo et sa capacité est limitée ; il est donc préférable de la prévenir avant d’y amener un animal. Help Save Animals Suriname soutient également l’adoption, la vaccination, la vermifugation, la stérilisation et la documentation par dierenpaspoort, mais une couverture nationale n’est pas établie. Les projets de stérilisation constituent une réponse importante aux portées non désirées et aux animaux errants. Un projet publié en 2024 indiquait des prix de 250 SRD pour les chats et de 450 SRD pour les chiens, notamment les animaux de type croisé surinamais et les femelles ; il s’agissait de tarifs propres au projet, et non d’un tarif général actuel. Le Ministerie van Landbouw, Veeteelt en Visserij (LVV), notamment son Directoraat Veeteelt, le Veterinaire Dienst et le Veterinaire Inspectie, s’occupe du cadre vétérinaire officiel. Le Hoofd Veterinaire Dienst et l’Afdeling Grenspostbewaking participent aux contrôles à l’importation. Pour faire entrer un chien ou un chat au Suriname, il faut un permis d’importation vétérinaire, un certificat sanitaire en néerlandais ou en anglais délivré par l’autorité compétente du pays d’origine, ainsi que les dossiers requis concernant l’examen, la vaccination et les traitements. L’examen clinique doit avoir lieu au plus sept jours avant l’exportation. Les chiens doivent être vaccinés contre le parvovirus, la maladie de Carré canine, la leptospirose, le coronavirus, l’hépatite et la parainfluenza. Les chiens et les chats doivent être vaccinés contre la rage conformément aux instructions du fabricant. Si le pays d’origine n’est pas exempt de rage, un test d’anticorps effectué entre trois et douze mois avant l’expédition doit montrer un taux d’au moins 0,5 IU/ml, selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé animale (WOAH). Le lieu et l’heure d’arrivée doivent être signalés au moins 48 heures à l’avance. Les contrôles officiels à l’importation s’appliquent à Stolkertsijver, à l’aéroport international Zorg en Hoop et à l’aéroport international Johan Adolf Pengel. Après l’arrivée, l’animal doit rester isolé pendant au moins deux semaines. Pendant cette période, tout déplacement, vente ou don de l’animal nécessite l’autorisation du Hoofd Veterinaire Dienst. Tout symptôme de maladie doit être signalé immédiatement et les inspecteurs peuvent effectuer des inspections ou des prélèvements proportionnés. Le non-respect des règles peut entraîner le refus d’entrée ou le retrait du permis, les frais qui en résultent étant à la charge de l’importateur. Le traitement d’une demande de permis complète prend normalement au minimum trois et au maximum quinze jours ouvrables. Un recours auprès du Directeur LVV ne suspend pas la décision. Les frais actuels de permis publiés ne sont pas établis ; il faut donc prévoir séparément le transport, les certificats, les tests, la quarantaine et les inspections. Les animaleries peuvent vendre des vitamines orales sans ordonnance, des vermifuges et des produits de soins. Un vétérinaire doit diagnostiquer les maladies, prescrire les médicaments et vendre ceux soumis à prescription. L’origine de chaque animal doit pouvoir être retracée, les médicaments vétérinaires nécessitent le permis d’importation correspondant et seuls les vétérinaires ou les assistants en santé animale peuvent administrer des médicaments injectables. La Wet Dierenwelzijn du Suriname impose une alimentation adaptée, un logement approprié, une protection contre les intempéries et des soins vétérinaires en cas de besoin. Les règles portent aussi sur l’attache, l’espace, les cages et les abris, les équipements d’alimentation et d’abreuvement, l’éclairage, la circulation de l’air ou le refroidissement, les clôtures, le toilettage, l’abreuvement, les traitements, la vaccination et l’entraînement. Sont interdits les actes cruels, la douleur ou les blessures évitables, les atteintes graves au bien-être, la négligence consistant à affamer un animal ou à ne pas lui procurer les soins vétérinaires nécessaires, l’abandon ainsi que le fait de laisser un animal sans aide ou sans surveillance. Les combats d’animaux sont également interdits, et le transport ne doit causer ni douleur ni détresse grave. Le LVV publie une liste de vétérinaires agréés. Les cliniques privées, notamment à Paramaribo, assurent des consultations, des vaccinations, des vermifugations, des opérations et des soins d’urgence, mais il n’existe pas de carte fiable des services vétérinaires ou d’urgence dans tout le pays, et les honoraires ne sont pas harmonisés à l’échelle centrale. Pour les voyages internationaux ou l’exportation, les règles du pays de destination déterminent les documents et tests exigés. Le Veterinaire Dienst peut délivrer un certificat sanitaire vétérinaire international, et le retour au Suriname peut de nouveau nécessiter un permis d’importation, des documents sanitaires, le respect des règles de vaccination antirabique et une quarantaine. Une personne qui ne peut plus garder un animal doit contacter rapidement une organisation de sauvetage, un dierenasiel ou un dierenambulance et expliquer la situation. L’admission en refuge dépend des capacités disponibles. L’abandon d’un animal est illégal. Un crématorium pour animaux répertorié localement (Dierencrematorium) était fermé en raison de travaux sur son four, et aucune obligation nationale d’inhumation ou d’enregistrement n’est attestée. Les animaux sauvages et les espèces protégées par la CITES ne suivent pas le parcours ordinaire des animaux de compagnie ; leur détention ou leur déplacement peut nécessiter des autorisations distinctes du LBB ou de la CITES.
Animaux de compagnie au Suriname
Au Suriname, les animaux de compagnie sont des animaux domestiques gardés dans ou autour du domicile pour leur compagnie, et non pour la production. Leur détention suppose l’accès à une alimentation et à un abri adaptés, à des soins vétérinaires et à un traitement respectueux. Le Suriname dispose d’un cadre officiel relatif au bien-être animal et à l’importation, mais l’adoption, le sauvetage, les soins vétérinaires et l’accueil d’animaux dont on se sépare sont principalement assurés par des organisations privées ou informelles.
Conseil
Privilégiez une adoption locale ou une source privée adaptée aux besoins de bien-être de l’animal, lorsqu’elle évite les formalités, délais et contraintes de quarantaine liés à l’importation. Avant d’en prendre la responsabilité, organisez l’accès aux soins vétérinaires, un logement adapté et les dépenses récurrentes, car les refuges ont une capacité limitée et les services ne sont pas disponibles partout. L’abandon, la reproduction non maîtrisée et les importations informelles présentent des risques importants.

