São Tomé-et-Príncipe applique un régime national unique d’immigration, administré principalement par le SMF, sous l’autorité du Ministério da Administração Interna. Le SMF s’occupe de l’entrée et du contrôle aux frontières, des visas, des autorisations d’entrée, des certificats de résidence, du regroupement familial et des mesures administratives d’éloignement. Il possède également une délégation régionale à Príncipe. Pour entrer dans le pays, il faut généralement un passeport valable au moins un an, le visa approprié sauf exemption, des ressources suffisantes, ne faire l’objet d’aucune interdiction d’entrée et présenter un certificat international de vaccination. La procédure eVisaST et e-Cidadão peut exiger un fichier PDF du passeport, une preuve d’hébergement ou une réservation, un billet de retour ou de continuation et la preuve d’environ 100 EUR par jour. La réponse à une demande d’eVisa est généralement délivrée sous sept jours ouvrables. Les informations publiées pour l’eVisa mentionnent un passeport valable trois mois après le séjour prévu, tandis que l’article 11 exige une validité d’un an ; il faut clarifier cette contradiction avec le SMF avant de déposer une demande. Un visa de résidence couvre le travail salarié ou indépendant, le regroupement familial, les études, le bénévolat, la formation professionnelle, la recherche et le travail hautement qualifié. Il autorise normalement deux entrées et un séjour de deux mois pour déposer la demande de certificat de résidence. Un visa temporaire peut durer jusqu’à 180 jours, autorise un séjour maximal de trois mois et doit généralement être utilisé dans les 90 jours ; il n’autorise pas le travail, sauf pour les activités culturelles permises. Un visa de transit couvre jusqu’à quatre jours par transit. Les ambassades et consulats délivrent habituellement les visas. Le visa à la frontière est une solution exceptionnelle lorsqu’aucune représentation diplomatique accessible n’existe ; un visa ou une autorisation d’entrée ne garantit pas en soi l’admission sur le territoire. Des exemptions de visa peuvent s’appliquer aux titulaires d’un certificat de résidence valide, aux personnes couvertes par des accords bilatéraux ou de libre circulation, à certains voyageurs en groupe organisé et aux ressortissants visés par la Lei n.º 5/2015, notamment pour des séjours courts ordinaires des ressortissants de la CPLP, de l’Union européenne, des États-Unis et du Canada, ou selon certaines combinaisons de passeport et de visa. Vérifiez les exemptions en vigueur auprès du SMF avant le voyage. Les conjoints et descendants de ressortissants santoméens peuvent en être exemptés s’ils prouvent leur lien familial. Un certificat de résidence temporaire, couramment appelé CR, exige normalement un visa de résidence valide, une présence effective dans le pays, un hébergement approprié, l’absence de condamnation pénale pertinente et l’absence d’interdiction d’entrée en cours. Il est généralement valable un an et renouvelable chaque année. La demande de renouvellement doit normalement être déposée au moins 30 jours avant l’expiration. Le demandeur doit continuer à justifier de ressources suffisantes et d’un hébergement et ne doit pas avoir été condamné à plus d’un an. Le SMF dispose généralement de 30 jours pour statuer ; dans les cas relevant uniquement de l’inaction administrative, la loi prévoit le deferimento, sous réserve des conditions applicables. La résidence permanente exige généralement cinq années continues de résidence temporaire, une connaissance du portugais et l’absence de peine totale supérieure à un an au cours des cinq années précédentes. Elle est illimitée, mais la carte de résidence doit être renouvelée tous les cinq ans. Les absences injustifiées peuvent avoir une incidence sur le statut : la résidence temporaire peut être affectée après six mois consécutifs ou huit mois au total, tandis que la résidence permanente peut l’être après 24 mois consécutifs ou 30 mois sur trois ans. Tout changement de statut ou d’adresse doit être déclaré dans les 60 jours. Un emploi salarié exige généralement un contrat de travail et un avis favorable du Ministério do Trabalho. Cet avis est normalement rendu dans un délai de 30 jours. La loi donne la priorité aux ressortissants santoméens et aux résidents en règle, et les travailleurs doivent recevoir un salaire égal pour un travail égal. Une activité indépendante peut exiger la création d’une entreprise ou l’enregistrement de l’activité auprès de l’administration fiscale et de l’INSS, ainsi qu’une inscription professionnelle le cas échéant. Un contrat de travail peut durer jusqu’à trois ans. Les visas de tourisme, de visite, d’affaires et d’étudiant n’autorisent généralement pas le travail, même si une personne entrée légalement peut, dans certains cas, obtenir un certificat de résidence sans visa de résidence. Les étudiants et bénévoles doivent justifier d’une inscription ou d’un accord avec une organisation reconnue, de ressources suffisantes et d’un hébergement approprié. Le certificat de résidence pour études ou bénévolat est généralement valable un an et renouvelable ; un programme d’études de moins d’un an peut donner lieu à un certificat couvrant la durée du programme. L’absence de progrès scolaire peut empêcher le renouvellement ou entraîner le retrait du certificat. Les étudiants ne peuvent travailler qu’en dehors des périodes d’études, avec une autorisation préalable et un contrat de travail. Le regroupement familial exige normalement que le répondant détienne un certificat de résidence valable au moins un an, dispose d’un hébergement approprié et de ressources suffisantes. Les membres de la famille admissibles peuvent inclure le conjoint, les enfants mineurs ou légalement incapables, les enfants adoptés reconnus, les parents au premier degré à charge et les frères ou sœurs mineurs sous tutelle. Une união de facto stable, durable et prouvée peut également être admissible. Le directeur du SMF statue sur la demande. Le certificat du membre de la famille suit généralement la durée de validité de celui du répondant ; si celui-ci bénéficie de la résidence permanente, le certificat familial peut être délivré pour deux ans. Les autorités peuvent enquêter sur un mariage ou une union fictifs, et la personne doit être entendue avant tout retrait. Une contestation judiciaire a un effet suspensif dans les cas prévus par la loi. Les ressortissants étrangers et apatrides présents légalement ont généralement les mêmes droits et obligations que les citoyens, à l’exception des droits politiques, des postes relevant de l’autorité publique et des autres droits réservés par la loi. Ils peuvent circuler et choisir leur lieu de résidence, sous réserve de restrictions individuelles fondées sur la sécurité ou l’ordre public. Ils peuvent saisir les tribunaux et, en cas de refus d’entrée, demander un interprète, un médecin, un avocat et une représentation consulaire ou autre. Ils doivent respecter la loi, déclarer les informations sur leur résidence et leur statut, prouver leurs ressources lorsque cela est requis et se conformer aux décisions légales. Les activités politiques sont généralement restreintes, sous réserve des exceptions fondées sur la réciprocité. La Constitution de São Tomé-et-Príncipe reconnaît l’asile aux étrangers persécutés ou gravement menacés en raison de leur engagement en faveur des droits démocratiques, et le pays est partie à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et à son Protocole de 1967. Les éléments disponibles ne montrent pas qu’il existe actuellement une procédure nationale complète de détermination du statut d’asile et de recours. Le HCR exerce un rôle régional de protection et peut évaluer les situations à l’arrivée. L’article 71 de la Lei n.º 5/2008 permet l’octroi d’un titre de résidence pour des motifs d’intérêt national ou humanitaires sans satisfaire aux conditions ordinaires. Le statut de São Tomé-et-Príncipe au regard de la Convention de l’OUA sur les réfugiés doit être vérifié dans le registre des traités, car les sources disponibles divergent. La nationalité est régie principalement par la Lei n.º 7/2022. La nationalité d’origine peut découler de la filiation, d’une naissance à São Tomé-et-Príncipe de parents étrangers résidents, de l’apatridie ou d’une nationalité inconnue, ainsi que de la filiation avec un grand-parent santoméen. Un mariage avec un ressortissant santoméen depuis plus de cinq ans sous le régime de comunhão de bens adquiridos, ou une união de facto reconnue par un tribunal et ayant duré plus de trois ans, peut également ouvrir droit à la nationalité. La naturalisation exige généralement la majorité, au moins cinq années de résidence légale, la connaissance du portugais ou d’une langue nationale, l’absence de condamnation définitive à une peine de prison de trois ans ou plus, l’absence de risque terroriste et des moyens de subsistance sûrs. La procédure peut exiger des extraits de casier judiciaire du pays d’origine et de São Tomé-et-Príncipe, une preuve de résidence, des attestations du SMF et du Ministério Público, des documents fiscaux et de service, une copie du titre de séjour et une preuve linguistique. Une procédure fondée sur un investissement ou un don instaurée en 2025 prévoit des vérifications préalables et des contrôles contre le blanchiment d’argent ; il faut confirmer les montants minimaux et les exigences opérationnelles en vigueur auprès de l’UCID ou de la RNID. Un refus d’entrée doit exposer les motifs de fait et de droit et indiquer les recours disponibles et leurs délais. La personne peut contacter un consulat, une personne de confiance, un interprète, un médecin ou un avocat. Les décisions administratives du directeur du SMF peuvent généralement être contestées auprès du ministre compétent dans les 48 heures si la personne est détenue, ou dans les 15 jours dans les autres cas. Les mesures administratives d’éloignement concernent les non-résidents dans des situations comme l’entrée irrégulière ou le dépassement de séjour ; le directeur du SMF statue généralement dans les 20 jours et le recours judiciaire ne suspend pas automatiquement l’éloignement. Un départ volontaire peut être autorisé dans un délai de 10 à 20 jours. Une expulsion ordonnée par un tribunal peut faire suite à une menace pour l’ordre national ou public, à une intervention politique ou à des infractions graves. L’éloignement ne peut envoyer une personne dans un État où elle risquerait des persécutions politiques, religieuses ou raciales. Une interdiction d’entrée peut durer au moins cinq ans, et l’expulsion d’un titulaire d’un certificat de résidence nécessite une action judiciaire. Les amendes pour dépassement de séjour prévues par la Lei n.º 5/2008 augmentent selon sa durée : de 2 000 000 à 4 000 000 Dbs jusqu’à 30 jours ; de 5 000 000 à 8 000 000 Dbs pour plus de 30 à 90 jours ; de 9 000 000 à 12 000 000 Dbs pour plus de 90 à 180 jours ; et de 13 000 000 à 19 000 000 Dbs au-delà de 180 jours. L’absence de demande de certificat de résidence peut entraîner une amende de 10 000 000 à 50 000 000 Dbs ; un renouvellement tardif peut coûter 500 000 Dbs par jour et l’absence de déclaration d’un changement de statut ou d’adresse, 2 000 000 Dbs. Les frais de visa et de résidence sont fixés par des arrêtés financiers ou du SMF en vigueur, mais les informations tarifaires disponibles du SMF ne fournissent pas de barème complet et actuel de l’immigration. Les chiffres historiques publiés par le SMF ne doivent pas être considérés comme actuels. Les frais d’expulsion sont généralement à la charge de la personne concernée.
Droit de l’immigration à São Tomé-et-Príncipe
Le droit de l’immigration à São Tomé-et-Príncipe régit l’entrée, les visas, le séjour, le travail, les études, le regroupement familial, la protection, la nationalité et l’éloignement. Le système national repose principalement sur la Lei n.º 5/2008 et le Decreto-Lei n.º 11/2009 ; le Serviço de Migração e Fronteiras (SMF) est chargé de l’immigration et des frontières. Le type de visa ou de titre de séjour choisi détermine notamment le droit de travailler, d’étudier, de séjourner légalement et de contester une décision.
Conseil
Choisissez votre visa et votre statut de résidence en fonction de l’activité que vous exercerez réellement : un visa de tourisme, de visite, d’affaires ou d’étudiant n’autorise généralement pas le travail. Suivez de près vos justificatifs, échéances de renouvellement et obligations de déclaration ; un statut expiré, une adresse non déclarée ou un dépassement de séjour peut entraîner des amendes, un éloignement ou une interdiction d’entrée. Les demandes de protection et de nationalité sont des procédures distinctes, avec leurs propres justificatifs, autorités et risques.

