Les rencontres et les relations amoureuses au Soudan du Sud ne sont pas encadrées par un système officiel national unique. Les pratiques diffèrent entre les communautés coutumières, les États, les zones urbaines et rurales, ainsi que les lieux touchés par les déplacements. Les attentes de la famille, du clan, de la communauté et des institutions religieuses peuvent influer sur le choix d’un partenaire ; les relations sexuelles avant le mariage ou une grossesse peuvent susciter une forte stigmatisation. La pauvreté, l’insécurité, la pression familiale, les attentes concernant la compensation matrimoniale et les rapports de pouvoir inégaux peuvent contribuer aux mariages d’enfants ou forcés. Une relation amoureuse n’est pas automatiquement un mariage, et une relation hors mariage ne crée pas un ensemble uniforme de droits nationaux concernant les biens, l’aide, la garde des enfants ou l’héritage. La Constitution de transition reconnaît le droit de fonder une famille aux personnes en âge de se marier et exige le consentement libre et entier des deux futurs époux. La loi de 2008 sur l’enfance définit un enfant comme une personne de moins de 18 ans. Un profil juridique de l’UNICEF indique que l’âge minimum du mariage pour les filles est de 18 ans, sans exception signalée, mais l’application de la règle est faible et inégale. Le mariage d’enfants reste courant : selon les données nationales disponibles, environ 51,5 % des filles et des femmes se sont mariées ou mises en union avant 18 ans, d’après l’enquête DHS de 2015–2016, avec des limites liées à l’ancienneté des données et aux définitions utilisées. Ces chiffres ne permettent pas de tirer des conclusions sur une ville ou une communauté particulière. Le mariage crée souvent des liens entre les partenaires, leurs familles, leurs clans et leurs communautés. Dans le mariage coutumier, la compensation matrimoniale peut prendre la forme de bétail, d’argent ou d’autres biens, mais son montant et ses modalités varient selon les communautés ; il n’existe ni tarif national ni calendrier uniforme de cérémonie. Dans certains lieux, les tribunaux coutumiers et les autorités traditionnelles traitent les différends relationnels ou familiaux. Leur rôle et leur autorité concrète varient, et la médiation communautaire ne remplace ni le consentement, ni les soins d’urgence, ni la protection des victimes, ni une enquête pénale. La sécurité et la santé sexuelle exigent une attention distincte. La loi pénale de 2008 considère comme un viol une relation sexuelle imposée à une personne ou sans son consentement, et le consentement d’une personne de moins de 18 ans est invalide. Sa définition du viol exclut les relations sexuelles entre personnes mariées, ce qui constitue une grave lacune de protection. Cette loi pénalise également les rapports sexuels entre personnes de même sexe, et les unions de même sexe n’ont pas de reconnaissance juridique établie ; les personnes LGBTQ+ peuvent faire face à des risques juridiques et sociaux élevés. Les examens nationaux disponibles indiquent que la violence entre partenaires intimes est répandue, même si elle est probablement sous-déclarée ; ces données ne doivent pas être appliquées à toutes les relations. Les conflits, les déplacements et les inondations peuvent accroître les dangers ; les hommes et les garçons victimes de violences peuvent en outre se heurter à davantage de stigmatisation et d’obstacles d’accès. L’accès aux services de santé sexuelle et reproductive est inégal. Un rapport 2024–2025 du ministère de la Santé et de l’OMS indique un taux de prévalence de la contraception moderne de 6,4 %, un taux d’utilisation de toute méthode contraceptive de 7,1 % et un besoin non satisfait de 29,6 %. Le manque de services en zone rurale, la stigmatisation, la désinformation, les conflits et les interruptions de service limitent l’accès ; la couverture récente des services adaptés aux adolescents et aux jeunes n’a pas pu être mesurée de façon fiable à l’échelle nationale. Treize centres hospitaliers à guichet unique fournissent un soutien intégré ; 5 148 femmes et filles ont bénéficié des services médicaux, psychosociaux et juridiques déclarés, mais leur disponibilité varie selon les États, les comtés et les lieux de déplacement. Une personne victime de violence peut solliciter un premier contact tenant compte des besoins de la victime auprès d’un espace convivial pour les femmes et les filles, d’un intervenant mobile ou communautaire, d’un établissement de santé ou d’un centre à guichet unique. L’orientation peut comprendre des soins médicaux, dont la prise en charge clinique du viol, un soutien psychosocial, une aide juridique, les services de police ou de justice, un hébergement et un lieu sûr. La présence de partenaires est documentée dans le Haut-Nil, le Jonglei, l’Unité et la zone administrative du Grand Pibor, mais le réseau national de partenaires est incomplet. La confidentialité, la sécurité et les choix de la personne victime doivent guider le soutien. La fin d’un mariage ou d’une union ne relève pas d’une procédure nationale unique de droit de la famille. Selon le système coutumier, la religion et l’État concernés, la séparation peut être traitée par un tribunal coutumier ou par accord sans tribunal. Certaines règles coutumières imposent le retour ou le remboursement de la compensation matrimoniale, ce qui peut rendre la séparation plus difficile. Les droits relatifs à la garde, aux biens, à l’héritage et à la dissolution varient ; les éléments disponibles n’établissent pas de droits uniformes à une pension alimentaire ou à des biens pour les partenaires non mariés. Aucun coût ni délai national fiable n’est disponible pour les rencontres, les conseils, le mariage ou la séparation : les frais de cérémonie, de compensation matrimoniale, de déplacement et de service dépendent de la communauté, du prestataire, de la sécurité et de la distance.
Les relations amoureuses au Soudan du Sud
Les relations amoureuses au Soudan du Sud sont principalement influencées par le consentement personnel, les attentes familiales et communautaires, les pratiques coutumières, la religion et les conditions de sécurité. Les relations amoureuses ne font l’objet d’aucun système national d’enregistrement ou d’autorisation ; leur reconnaissance formelle concerne surtout le mariage ou l’union. Le mariage exige le consentement libre et entier des deux futurs époux. Le mariage d’enfants, le mariage forcé, la violence et toute activité sexuelle sans consentement soulèvent de graves enjeux juridiques et de sécurité.
Conseil
Considérez une relation amoureuse au Soudan du Sud comme une décision personnelle et une question de sécurité, plutôt que comme un statut bénéficiant d’une protection formelle. Clarifiez le consentement, l’âge, les attentes, les modalités du mariage et l’accès à l’aide avant de vous fier à des arrangements familiaux ou communautaires. En cas de contrainte, de violence, de mariage forcé ou de danger, privilégiez un soutien confidentiel pour la victime plutôt que la médiation.

