Il n’existe pas de modèle unique de relation amoureuse soudanaise. Les personnes peuvent se rencontrer par l’intermédiaire de proches, de réseaux communautaires, de l’éducation, du travail ou d’autres contacts sociaux, mais le modèle occidental de fréquentation n’est pas largement accepté dans tout le pays. La reconnaissance formelle des unions est fragmentée : le principal parcours reconnu est le mariage, appelé زواج (Zawaj), tandis que la fréquentation et le conseil relationnel ne disposent pas d’un système formel national d’enregistrement ou de conseil. Les pratiques varient entre les communautés musulmanes et non musulmanes, les zones urbaines et rurales, les groupes ethniques, les systèmes coutumiers, les zones contrôlées par le gouvernement ou des groupes armés, ainsi que selon la situation des résidents, des personnes déplacées à l’intérieur du pays et des réfugiés. Pour les mariages musulmans, la loi de 1991 sur le statut personnel fournit le principal cadre formel. Le couple prononce l’ījāb et le qabūl, c’est-à-dire l’offre et l’acceptation du mariage, et le mariage exige un consentement libre. Un wali, ou tuteur matrimonial, intervient ; des témoins sont requis et le mahr revient à la femme et peut être payé immédiatement ou différé. Le mariage doit être documenté, et un certificat de mariage facilite les demandes d’héritage et d’autres droits. Un wali peut s’opposer à l’union s’il estime que le partenaire proposé ne convient pas, bien qu’un juge puisse intervenir si le wali refuse sans motif valable. Selon le cadre juridique rapporté, les hommes musulmans peuvent avoir jusqu’à quatre épouses. Les mariages non musulmans peuvent relever de la loi de 1901 sur le statut personnel des non-musulmans, des règles de l’Église, d’autres exigences religieuses ou de pratiques coutumières locales ; il n’existe pas de régime national unique des unions applicable à toutes les communautés. L’âge minimum du mariage n’est pas régi par une règle nationale unique appliquée de manière constante. Des informations de l’UNICEF décrivent une exception permettant le mariage à partir de 10 ans si la maturité est reconnue, tandis que la loi sur l’enfance et les réformes préconisent un âge de 18 ans. L’interprétation et l’application locales peuvent entrer en conflit ; il convient donc de vérifier la règle applicable auprès d’une autorité locale qualifiée ou d’un service juridique. Le mariage d’enfants reste très important : selon la base de référence citée de 2014, 34,2 % des femmes âgées de 20 à 24 ans auraient été mariées ou en union avant 18 ans. Un profil de l’UNICEF fondé sur des données de 2016-2017 indiquait que l’enregistrement était gratuit, mais l’accès actuel, les délais de traitement et la couverture sont incertains en raison du conflit. Les frais de justice, de transport, de documents et de sécurité varient selon les lieux. Les relations sexuelles avant ou hors mariage sont fortement stigmatisées. Des conseils de voyage actuels indiquent que les relations extraconjugales et la cohabitation de personnes de sexes différents sans lien de parenté sont illégales. Les actes sexuels entre personnes de même sexe sont criminalisés par les articles 148 et 151 du Code pénal de 1991, et aucune reconnaissance juridique des unions entre personnes de même sexe n’a été recensée dans la recherche. La stigmatisation, l’exclusion et la violence peuvent rendre dangereuses la divulgation de la relation ou la recherche d’aide. La communication privée et l’intimité sont aussi affectées par la surveillance familiale ou communautaire, la sécurité et les risques liés à la vie privée numérique. Une relation qui mène au mariage peut comporter des responsabilités partagées concernant le foyer et le soutien, des attentes de fidélité et une forte implication de la famille ou de la communauté. Les couples non mariés ne disposent pas d’une voie générale d’enregistrement national équivalente au mariage. La procédure applicable à la fin d’un mariage dépend du système religieux et juridique concerné. La dissolution d’un mariage musulman peut comprendre le talaq, le faskh ou le khulʿ, les procédures judiciaires et les documents étant pris en charge par les organismes judiciaires compétents. La période d’attente de la ʿidda, l’entretien, les paiements liés à l’allaitement et la garde peuvent être en jeu après une séparation ; les femmes peuvent rencontrer des obstacles structurels en matière de divorce, de garde et de tutelle. Les mariages non enregistrés comportent des risques accrus pour prouver la relation, faire valoir des droits patrimoniaux ou d’entretien et mener une séparation formelle. La sécurité doit être examinée séparément. La base de référence citée de 2018 indiquait que 16,7 % des femmes âgées de 15 à 49 ans avaient subi des violences de la part d’un partenaire intime au cours des 12 mois précédents ; il s’agit d’une donnée historique qui ne mesure pas les conditions actuelles en temps de guerre. Les risques liés au conflit comprennent le viol, les violences sexuelles liées au conflit, les enlèvements, les mariages forcés ou d’enfants et l’exploitation sexuelle. Les organismes humanitaires estimaient que les violences fondées sur le genre avaient touché 6,7 millions de personnes en 2024, avec des projections de 12,1 millions en 2025 et de 12,4 millions de personnes ayant besoin de services en 2026. La peur, la honte, les préoccupations de confidentialité, la destruction des installations, les déplacements et la faiblesse des communications peuvent empêcher l’accès à l’aide. L’UNFPA, l’UNICEF, le HCR, l’OMS et des partenaires locaux peuvent proposer des espaces sûrs pour les femmes et les filles, des cliniques mobiles, des services de santé sexuelle et reproductive, de la contraception, des soins cliniques après un viol, un soutien en santé mentale et psychosocial, une aide juridique, des kits de dignité et des orientations confidentielles. La disponibilité dépend de l’État, de la situation sécuritaire et de la capacité actuelle du prestataire ; aucun service n’est garanti à l’échelle nationale. En cas de danger immédiat, utilisez le canal local de protection, de santé ou d’aide humanitaire le plus sûr et évitez de transmettre des détails sensibles au moyen d’un appareil non sécurisé.
Les relations amoureuses au Soudan
Au Soudan, les relations amoureuses sont façonnées par les réseaux familiaux, les attentes religieuses et communautaires, ainsi que par l’importance juridique du mariage. La fréquentation est souvent informelle, tandis qu’un mariage musulman formel implique généralement un consentement mutuel, un wali, des témoins, un mahr et des documents de mariage. Les risques sociaux et juridiques affectent l’intimité, la cohabitation, la sécurité et la reconnaissance des droits.
Conseil
Au Soudan, considérez une relation informelle et un mariage documenté comme deux situations distinctes en matière de protection juridique, de risque social et d’accès aux droits. Clarifiez le consentement, le cadre religieux ou coutumier applicable, la sécurité personnelle et les documents avant de compter sur la relation pour le logement, le soutien, l’héritage ou les droits liés à une séparation. Protégez les communications privées et recherchez une aide juridique, sanitaire ou humanitaire locale en cas de violence, de coercition ou de contestation du statut de la relation.

