Le ministère du Commerce, de l’Industrie, du Travail et de l’Immigration (MCILI), notamment sa Division du travail, administre les questions d’emploi à l’échelle nationale. Ses services comprennent le placement par l’Unité des services de l’emploi, la formation et l’évaluation professionnelles, la planification de la main-d’œuvre et les activités de localisation. Les informations disponibles ne confirment ni portail public d’emploi de l’État ni frais officiels de placement ; les personnes trouvent aussi du travail par les employeurs, les annonces locales et les réseaux personnels. Ces voies informelles ne remplacent pas les obligations applicables à un employeur formel. Un employeur ayant au moins un salarié doit normalement consigner par écrit les conditions d’emploi et remettre au travailleur une copie ou l’accès à une copie conservée. Le document devrait préciser les parties, la date de début, la rémunération et la date de paiement, les horaires, les congés et indemnités de congé, les dispositions relatives à la maladie ou aux accidents, le préavis, la procédure disciplinaire, le logement ou les allocations et les autres conditions convenues. L’employeur devrait le fournir dans le mois suivant la conclusion du contrat ou une modification de ses conditions. Cette obligation connaît des exceptions, notamment certains apprentissages, les emplois de moins de 23 heures par semaine, le service domestique et certains contrats à l’étranger. Le non-respect peut entraîner une amende de 1 000 SBD, une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois, ou les deux. L’ordonnance nationale sur les taux minimaux de salaire, en vigueur depuis le 1er août 2019, indique 8 SBD par heure pour les secteurs généraux et 7,20 SBD par heure pour l’agriculture de plantation et la pêche. Les documents disponibles de la Division du travail ne signalent pas d’ordonnance salariale plus récente ; confirmez donc le taux applicable auprès de la Division ou du Commissaire au travail avant de vous y fier. Le salaire mensuel doit généralement être payé au plus tard sept jours après la fin de la période de paie. Les retenues ne peuvent normalement pas dépasser un tiers de la rémunération d’une période de paie sans l’autorisation du Commissaire. Lorsque les règles du Fonds national de prévoyance des Îles Salomon (SINPF) s’appliquent, la cotisation habituelle comprend une retenue de 5 % sur le salaire du travailleur et une contribution patronale de 7,5 %, soit un total de 12,5 % du salaire brut mensuel. La durée normale du travail est de 45 heures par semaine au maximum. Le travail industriel et agricole est généralement limité à neuf heures par jour, avec une pause d’au moins 30 minutes après plus de six heures et pas plus de cinq heures de travail continu sans pause. La présence au travail est généralement limitée à 12 heures par jour ; les travailleurs ont droit à au moins 24 heures de repos hebdomadaire et travaillent généralement six jours par semaine au maximum. Les heures supplémentaires convenues à l’avance sont normalement rémunérées à 1,5 fois le taux ordinaire pour les heures supplémentaires en semaine, le samedi, le dimanche ou un jour de repos, et à deux fois le taux les jours fériés officiels. La moyenne des équipes est généralement limitée à neuf heures par jour et 45 heures par semaine sur trois semaines ; le Commissaire peut approuver un total supérieur, dans la limite de 57 heures par semaine ou 228 heures par mois. Le travail les jours fériés est généralement limité aux services essentiels ou aux cas prévus par un contrat applicable. Les congés annuels payés sont généralement d’au moins 1,25 jour ouvrable par mois complet, soit environ 15 jours par an. Après au moins 26 semaines d’emploi continu, un travailleur peut bénéficier d’un maximum de 22 jours ouvrables de congé maladie payé par an avec certificat médical. Le congé de maternité d’une travailleuse non occasionnelle peut durer jusqu’à 12 semaines, dont au moins six semaines obligatoires après l’accouchement, avec une rémunération d’au moins 25 % pendant au plus 12 semaines. Les pauses d’allaitement peuvent donner droit à une heure payée deux fois par jour, et une protection contre le licenciement s’applique pendant le congé concerné. Les règles relatives aux congés, au congé maladie et aux déplacements ne s’appliquent généralement pas aux travailleurs immigrés ; leur contrat doit donc être vérifié séparément. Pour les travailleurs couverts, l’employeur paie généralement le déplacement de recrutement et de fin d’emploi à l’intérieur des Îles Salomon ainsi qu’un trajet annuel aller-retour entre le lieu de travail et le domicile habituel du travailleur, pour celui-ci, son conjoint et jusqu’à quatre enfants à charge de moins de 18 ans ; le temps de trajet est en sus et n’est pas rémunéré. La loi sur la sécurité au travail s’applique aux travailleurs à temps plein ou partiel, permanents, temporaires ou occasionnels, ainsi qu’aux travailleurs à domicile, bénévoles, stagiaires en expérience professionnelle et apprentis. Les employeurs doivent prendre toutes les mesures raisonnablement réalisables pour protéger la santé, la sécurité et le bien-être, fournir des informations et une formation, mettre en place des méthodes de travail sûres et maintenir des locaux sûrs. Les travailleurs doivent faire preuve d’une prudence raisonnable. Le cadre de sécurité traite également de discrimination, de harcèlement, d’intimidation et de violence. L’Unité de santé et sécurité au travail et le Commissaire au travail sont des interlocuteurs publics compétents. Des limites d’âge s’appliquent. L’emploi avant l’âge de 12 ans est généralement interdit, sauf travail familial léger approuvé. Une personne de moins de 15 ans ne peut généralement pas travailler dans une entreprise industrielle ou sur un navire, sauf dans le cadre d’une formation approuvée ; une personne de moins de 16 ans ne peut pas travailler sous terre dans une mine. Des restrictions supplémentaires touchent les moins de 18 ans dans les mines, sur les navires et pour le travail de nuit ; les employeurs doivent tenir un registre des travailleurs de moins de 18 ans. L’emploi prend généralement fin moyennant un préavis d’un mois ou un mois de salaire en remplacement lorsque les parties n’ont pas convenu d’une autre modalité. L’expiration d’un contrat à durée déterminée peut être considérée comme un licenciement pour motif économique si l’employeur ne le renouvelle pas et ne réembauche pas le travailleur dans les quatre semaines. Les règles relatives aux licenciements économiques exigent généralement au moins 26 semaines d’emploi continu et ne s’appliquent pas de la même façon à une personne âgée d’au moins 50 ans, à un licenciement pour faute ou à une réembauche adaptée dans les quatre semaines. L’indemnité de licenciement économique est calculée selon la formule PE multiplié par 1/26 du salaire hebdomadaire de base, avec un maximum de 65 fois ce salaire. Le Commissaire au travail et le Panel des conflits du travail peuvent aider à résoudre les litiges, mais les questions détaillées de licenciement relèvent en partie du droit du travail. Un travailleur peut demander un certificat d’emploi indiquant les dates de début et de fin ainsi que le type de travail. Les demandes, accords ou renvois concernant un licenciement économique sont généralement soumis à un délai de deux ans. Un non-citoyen doit normalement obtenir un permis de travail avant d’exercer un emploi aux Îles Salomon, sauf exemption, par exemple pour certains agents du gouvernement, diplomates ou employés d’un gouvernement du Commonwealth, ou pour les personnes de moins de 18 ans. La demande initiale est généralement déposée alors que le demandeur se trouve hors des Îles Salomon. Un changement d’employeur ou d’entreprise exige normalement une nouvelle demande déposée hors du pays ; un permis d’entrée ou de séjour distinct est également requis. Les documents habituels comprennent le formulaire de demande, le paiement de 200 SBD, une photographie, le contrat de travail, le CV, les qualifications, une référence, l’organigramme, le programme de formation à la localisation, les justificatifs pertinents d’investissement étranger ou d’enregistrement de l’entreprise, une annonce de poste vacant local et les motifs du refus de candidatures locales. Le délai indiqué est de sept jours pour un investisseur étranger et de 14 jours pour un travailleur étranger. Un recours peut être déposé dans les 14 jours ; une décision ministérielle est attendue sous 28 jours. Les frais de permis varient selon la durée : 150 SBD pour une autorisation de moins de trois mois, puis 200, 350, 500, 650, 950, 1 000 et 1 100 SBD pour les durées plus longues indiquées, jusqu’à moins de 24 mois. Un recours ou une modification coûte 500 SBD. Le titulaire doit respecter le poste et les conditions autorisés, signaler les changements et suivre le plan de localisation. Le Directeur de l’immigration traite la procédure distincte d’entrée et de séjour.
Emploi aux Îles Salomon
Aux Îles Salomon, l’emploi désigne le travail rémunéré dépendant exercé dans le cadre d’une relation de travail, tandis que le marché du travail au sens large est fragmenté entre activités de subsistance, travail indépendant, travail familial non rémunéré et entreprises informelles. L’emploi formel obéit aux règles nationales sur les conditions écrites, la rémunération, le temps de travail, les congés, la sécurité au travail, les cotisations de retraite et la fin d’emploi. Les non-citoyens ont également besoin d’un permis de travail et d’un permis d’entrée ou de séjour distincts, sous réserve des exigences relatives à l’employeur et à la localisation.
Conseil
Considérez une offre d’emploi formel aux Îles Salomon comme une décision portant sur les documents et la conformité, et pas seulement comme une promesse de travail. Avant de commencer, vérifiez les conditions écrites, la rémunération légale, les horaires, les retenues, la sécurité et les congés ; si vous n’êtes pas citoyen, réglez les exigences de permis de travail avant d’accepter l’emploi. Gardez vos propres dossiers : ils étayent les réclamations de salaire, de congé ou de fin d’emploi si la relation de travail se détériore.

