Les statistiques officielles du chômage aux Îles Salomon doivent être interprétées avec prudence. Le recensement de 2019 a mesuré la population en âge de travailler à partir de 12 ans et dénombré 258 383 personnes en emploi et 22 127 chômeurs sur une population active de 280 510 personnes. Parmi les chômeurs, on comptait 11 934 hommes et 10 193 femmes ; 9 541 vivaient en zone urbaine et 12 586 en zone rurale. Le taux provincial enregistré le plus élevé était celui de Honiara, avec 13,5 % ; il était de 9,1 % à Temotu et de 18,67 % en zone urbaine de Choiseul. Le chômage était le plus élevé chez les 15 à 19 ans, à 15,2 %, suivi des 15 à 24 ans, à 14,5 %, et des 15 à 34 ans, à 11,1 %. Le taux standard ne reflète pas entièrement les besoins de liquidités ni la demande d’emploi formel. Les personnes en emploi comprenaient les travailleurs rémunérés et non rémunérés : 55,4 % des emplois n’étaient pas rémunérés et 44,6 % l’étaient. L’agriculture, la sylviculture et la pêche représentaient 68,4 % de tous les emplois, dont 87 % en zone rurale. Une mesure élargie incluant les personnes disponibles pour travailler mais qui ne recherchent pas activement d’emploi donne des résultats bien plus élevés ; les recherches indiquent 21,6 % à Honiara et précisent que les taux provinciaux ont au moins doublé. Les dernières données nationales officielles recensées proviennent du recensement de 2019. Dans ses données, l’ILOSTAT désigne l’enquête de 2013 sur les revenus et les dépenses des ménages comme la plus récente enquête auprès des ménages ; le Bureau national des statistiques a recommandé une enquête sur la population active afin d’améliorer les informations sur le marché du travail. Le ministère du Commerce, de l’Industrie, du Travail et de l’Immigration, par l’intermédiaire de sa Division du travail et du Commissaire au travail, propose des services de placement, favorise l’emploi des habitants des Îles Salomon, soutient la localisation et la planification de la main-d’œuvre, assure la formation et l’évaluation professionnelles et applique le droit du travail. Les sources publiques consultées sur les Îles Salomon ne font état ni d’un système national d’inscription des chômeurs ni d’une prestation de chômage publiée avec des critères d’admissibilité, un montant ou une durée définis. Les frais et délais des services de placement n’étaient pas non plus publiés. Les travailleurs formels cotisent à hauteur de 5 % de leur salaire au Fonds national de prévoyance des Îles Salomon, appelé SINPF, tandis que les employeurs cotisent 7,5 %. Les travailleurs informels peuvent utiliser le dispositif d’épargne volontaire youSave, mais il s’agit d’une épargne et non d’une prestation d’assurance chômage versée de manière continue. Un projet de politique nationale de l’emploi, validé lors d’une consultation des parties prenantes en 2025, prévoit la création d’emplois, l’information sur le marché du travail et la protection sociale ; son adoption définitive n’est pas établie. Un diagnostic de 2026 de l’OIT, du PNUD et de l’UNICEF présentait encore un socle national de protection sociale comme un enjeu de développement et de dialogue politique. La perte d’un emploi due à un licenciement économique relève de règles distinctes d’une période générale sans emploi. En vertu de l’article 2 de la loi sur l’emploi, chapitre 72, un travailleur doit généralement justifier d’au moins 26 semaines d’emploi continu pour avoir droit à l’indemnité légale de licenciement économique. Le calcul applique le facteur PE prescrit à un vingt-sixième du salaire hebdomadaire de base, dans la limite de 65 fois ce salaire. L’employeur doit informer le Commissaire au travail d’un licenciement économique prévu au moins 28 jours avant le licenciement. Les demandes ou renvois au Panel des conflits du travail sont généralement soumis à un délai de deux ans ; des exclusions peuvent concerner les travailleurs sous contrat à durée déterminée et les non-citoyens. La Division du travail et le Panel des conflits du travail peuvent traiter les licenciements abusifs, licenciements économiques, litiges de salaire et litiges contractuels. Le retrait de fonds du SINPF après un licenciement abusif exige une décision du Panel concluant au caractère abusif du licenciement. Pour un retrait lié à un licenciement économique, il faut prouver le licenciement et l’absence d’emploi rémunéré pendant trois mois ; le retrait porte sur l’épargne accumulée par le travailleur et ne constitue pas une prestation d’assurance continue. Le retour à l’emploi peut donc passer par les services de placement de la Division du travail, une plainte pour violation des droits liés à l’emploi et un examen des règles applicables au SINPF ou à youSave.
Chômage aux Îles Salomon
Le recensement de 2019 a compté 22 127 chômeurs sur une population active de 280 510 personnes aux Îles Salomon, soit un taux officiel de 7,9 %. Le taux était de 13,5 % à Honiara et de 6,25 % en zone rurale. Aucune prestation nationale d’assurance chômage n’est établie par les sources disponibles ; le soutien porte donc surtout sur le placement, les recours prévus par le droit du travail, les indemnités de licenciement économique et les mécanismes d’épargne.
Conseil
Face au chômage aux Îles Salomon, menez deux démarches en parallèle : cherchez une voie réaliste vers un emploi rémunéré et vérifiez si la manière dont votre emploi a pris fin ouvre un recours pour licenciement économique ou abusif. Ne prévoyez pas de budget en supposant une prestation nationale de chômage et ne considérez pas l’épargne SINPF ou youSave comme un revenu de remplacement. La suite dépend surtout du motif de la perte d’emploi, de votre ancienneté continue et des preuves disponibles.

