Les Îles Salomon disposent d’un vaste écosystème culturel, plutôt que d’un conseil des arts, d’une académie ou d’un parcours professionnel centralisé. Le ministère de la Culture et du Tourisme et sa Division de la culture élaborent les politiques culturelles, soutiennent les festivals et la formation, promeuvent les industries créatives et le tourisme culturel, et collaborent avec les gouvernements provinciaux, les communautés et le secteur privé. Le gouvernement a annoncé la création d’un Conseil national des arts comme objectif pour 2025, mais les éléments disponibles ne confirment pas qu’il ait été établi. Les arts visuels et l’artisanat disposent des parcours les mieux établis. La Galerie nationale d’art présente et soutient la sculpture sur bois, la marqueterie en coquillage, le tissage de pandanus, l’impression sur tapa, les bijoux en monnaie de coquillage, la peinture et l’impression textile. Elle organise aussi des expositions, des ateliers, des festivals et des activités de marché. Le Centre du marché artisanal de Honiara propose aux artisans des stands de production et de vente selon un modèle de location, mais les éléments disponibles n’indiquent pas le montant du loyer. Le Musée national des Îles Salomon collecte, protège, documente et présente le patrimoine culturel matériel et immatériel. Il traite également les permis de recherche, la location de salles et les questions de restitution et de rapatriement. La musique et les arts du spectacle sont fortement liés aux communautés et aux festivals. Le formulaire d’enregistrement culturel de la Division de la culture répertorie les groupes par province ou groupe ethnique, nombre de membres, responsable et coordonnées. Il distingue les groupes de danse ou de flûte de Pan traditionnels, le théâtre traditionnel, la danse contemporaine, la danse culturelle contemporaine, la musique traditionnelle et la musique contemporaine. Le Festival national de flûtes de Pan est documenté pour 2017, 2019 et 2026. Le programme de 2026 comprenait des spectacles, des danses traditionnelles, de l’artisanat en bambou, des expositions visuelles, des démonstrations de fabrication de monnaie de coquillage et de sculpture, des récits oraux, du mentorat pour les jeunes et une foire commerciale culturelle. La flûte de Pan et les pratiques liées au bambou peuvent transmettre des récits, des histoires, des lamentations et des expressions cérémonielles. Le kastom désigne les pratiques culturelles coutumières, les savoirs et les responsabilités communautaires. Leur transmission se fait souvent au sein des familles et des communautés, par les récits oraux et le tok-stori, c’est-à-dire le récit partagé et la conversation, plutôt que par une institution professionnelle nationale. Les Kalsa Schools sont présentées dans les politiques comme des écoles consacrées au kastom et aux savoirs traditionnels. Les politiques soutiennent aussi les arts et la musique dans l’enseignement primaire et secondaire. L’Université nationale des Îles Salomon propose des cours liés aux langues, à la communication, aux médias et au journalisme, au sport et aux arts créatifs, à la littérature anglaise, à la musique et aux arts expressifs. Les ateliers, les activités de sensibilisation dans les écoles, le mentorat des jeunes et les formations communautaires sur le patrimoine culturel immatériel offrent d’autres voies non formelles. La littérature est liée aux récits oraux, à la narration, à l’écriture et à l’édition, mais les éléments disponibles ne montrent ni conseil national de la littérature, ni grand marché littéraire indépendant, ni voie de financement nationale dédiée. Le cinéma relève de la législation sur le droit d’auteur, mais aucun fonds national du cinéma, école de cinéma, cinémathèque ou secteur cinématographique permanent n’est directement attesté. L’architecture et le design figurent dans les protections du droit d’auteur pour les bâtiments, les modèles et les œuvres d’artisanat. Les pratiques locales du bambou comprennent l’architecture traditionnelle, le tissage, l’artisanat, les ustensiles et les instruments de musique. Le formulaire d’enregistrement culturel reconnaît aussi les graphistes et les décorateurs floraux. Ces domaines dépendent surtout de projets, des communautés ou de l’éducation. La photographie est reconnue comme œuvre artistique et a figuré dans des expositions de la Galerie nationale d’art. En 2026, une formation à la création de contenu numérique destinée à environ 30 professionnels du tourisme abordait la photographie, la vidéographie, la création de contenu et la narration numérique, ainsi que les arts et l’artisanat. Elle offre un parcours pratique vers la création numérique, mais les éléments disponibles n’établissent pas de secteur ou d’institution nationale distincte pour l’art numérique. Un artiste, une association culturelle ou un groupe peut demander son enregistrement auprès de la Division de la culture. Cet enregistrement est indiqué comme gratuit. Le formulaire demande le type de groupe, le groupe ethnique ou la province, le nombre de membres, le responsable, les coordonnées et la catégorie artistique. Aucune qualification artistique officielle ni licence d’accès n’est établie. Les stands du marché artisanal nécessitent une demande distincte. Les visites de galeries et de musées, la location de salles et les programmes publics suivent les modalités de chaque institution. Les éléments disponibles n’établissent ni horaires d’ouverture nationaux uniformes, ni frais de location uniformes, ni délais de traitement des permis uniformes. La loi sur le droit d’auteur, chapitre 138, adoptée en 1987 et révisée en 1996, est en vigueur depuis le 1er juin 1988. Elle couvre les œuvres littéraires, dramatiques, musicales et artistiques originales, notamment les peintures, sculptures, dessins, gravures, photographies, bâtiments, modèles et œuvres d’artisanat, ainsi que les films, enregistrements sonores et émissions. Les droits comprennent la reproduction, la publication, la radiodiffusion, la transmission, l’adaptation et l’exécution publique. Obtenez une autorisation ou une licence avant d’utiliser l’œuvre d’un autre créateur et consignez par écrit tout transfert de droits. L’enregistrement du droit d’auteur auprès du registraire peut donner lieu à un certificat qui sert principalement de preuve. La loi prévoit des frais, mais les éléments disponibles n’en indiquent pas le montant local. Le droit d’auteur du gouvernement peut s’appliquer aux œuvres créées ou publiées pour la première fois par le gouvernement, sous réserve du contrat applicable. Les savoirs traditionnels et les expressions culturelles exigent une attention particulière. La politique KALSA demande la protection des détenteurs coutumiers et le partage équitable des bénéfices collectifs, mais les éléments disponibles n’établissent pas de loi contraignante et complète sur les savoirs et expressions culturels traditionnels. Des engagements gouvernementaux en 2025 et un programme UNESCO-Aschberg en 2026 ont évoqué la réforme du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle, les droits des artistes et la création d’une organisation des droits d’exécution des Îles Salomon chargée de la gestion collective pour les musiciens et les créateurs. Ces développements ne remplacent pas à eux seuls la législation en vigueur. Consultez la communauté concernée si une œuvre touche à des lieux sacrés, des tabous coutumiers, des pratiques à accès restreint, des récits oraux ou d’autres savoirs détenus par la communauté. Ne supposez pas que la visibilité publique supprime la propriété coutumière ou les exigences d’autorisation. Honiara est le principal centre institutionnel et commercial, tandis que les gouvernements provinciaux et les communautés font vivre de nombreux groupes, traditions et festivals. Les éléments disponibles n’établissent pas les prix, les niveaux de revenu, la taille du marché ni un taux général de financement des arts. Les principaux risques pratiques sont la reproduction ou l’exécution sans autorisation, l’attribution incorrecte, le mauvais usage des savoirs traditionnels et l’appropriation commerciale d’expressions appartenant à des communautés.
L’art aux Îles Salomon
L’art aux Îles Salomon comprend les arts visuels, l’artisanat, la musique, la danse, le théâtre, la littérature, le cinéma, l’architecture, le design, la photographie et la création numérique. Les activités les mieux établies concernent les arts visuels et l’artisanat, la musique, les arts du spectacle et les festivals culturels. La littérature, le cinéma, l’architecture, le design, la photographie et l’art numérique reposent davantage sur des projets ou des parcours fragmentés. Le ministère de la Culture et du Tourisme et sa Division de la culture, le Musée national des Îles Salomon, la Galerie nationale d’art, les groupes communautaires et provinciaux, l’Université nationale des Îles Salomon et le Centre du marché artisanal de Honiara soutiennent ces activités. L’accès, les ventes et la formation sont concentrés à Honiara, tandis que les provinces restent essentielles aux traditions, aux groupes et aux festivals communautaires.
Conseil
Choisissez votre parcours selon le type d’art que vous pratiquez et le résultat recherché. Les artistes visuels et les artisans peuvent commencer par l’enregistrement auprès de la Division de la culture, les activités de la Galerie nationale d’art et une demande distincte de stand au Centre du marché artisanal de Honiara. Les groupes de musique et de spectacle peuvent s’appuyer sur l’enregistrement culturel, les festivals et les programmes communautaires. Vérifiez les autorisations de droit d’auteur, la propriété coutumière, les frais et les délais avant de publier, vendre, reproduire ou interpréter une œuvre.

