Le Salvador dispose de médias publics et privés, notamment des journaux, rédactions numériques, stations de radio, chaînes de télévision et services de télévision par abonnement. Le public accède généralement à la presse par l’achat, l’abonnement ou les services en ligne. La SIGET, autorité de régulation des télécommunications et de l’électricité, supervise le spectre, les concessions, les licences, le contrôle technique et les registres correspondants. Selon les sources examinées, son système d’autorisation s’applique aux services de radio et de télévision, non aux publications imprimées ou en ligne. Une personne ou une entreprise souhaitant fournir un service de radio ou de télévision gratuite doit déposer une demande auprès de la SIGET et présenter les justificatifs techniques et financiers requis. Une concession dure normalement 20 ans et peut être renouvelée automatiquement pour une période supplémentaire selon les règles applicables. Les utilisateurs du spectre paient une redevance annuelle en octobre. La télévision par abonnement nécessite une licence, les droits sur les chaînes et les signaux, une notification à la SIGET en cas de changement de chaîne et un rapport annuel en juillet indiquant le nombre d’abonnés. Le Salvador a adopté la norme de télévision numérique ISDB-Tb en 2018. Les chaînes TVES sont répertoriées sur les fréquences 10.1, 10.2 et 10.3. Les règles examinées de la SIGET ne prévoient pas de titre local distinct pour le streaming ou les services OTT. L’accès passe généralement par un fournisseur Internet ou mobile et une plateforme commerciale mondiale. Les utilisateurs paient donc les frais de connectivité et de plateforme applicables, plutôt qu’une redevance publique reconnue pour les médias. Le droit d’auteur et les droits de radiodiffusion s’appliquent néanmoins ; la retransmission non autorisée est interdite. Les réseaux sociaux n’exigent pas de licence distincte de publication pour leurs utilisateurs. L’accès dépend surtout des données mobiles ou du haut débit, d’un appareil et des conditions de la plateforme ; les différences régionales concernent donc surtout la couverture, la disponibilité des fournisseurs et la connectivité, plutôt que des statuts juridiques différents. La Ley de Acceso a la Información Pública (loi sur l’accès à l’information publique, LAIP) organise l’accès à l’information publique par l’intermédiaire de l’Unidad de Acceso a la Información Pública et de l’Instituto de Acceso a la Información Pública (IAIP). Toute personne physique ou morale, y compris les enfants, les adolescents et les personnes étrangères, peut présenter une demande. Le service est généralement gratuit. Si une institution ne répond pas ou enfreint les règles d’accès, le demandeur peut saisir l’IAIP dans le délai applicable de 90 jours. La LAIP établit le principe de publicité maximale, sous réserve des exceptions concernant les informations réservées et confidentielles. La liberté d’expression et d’information protège le droit de rechercher, recevoir et communiquer des informations. La censure préalable, les pressions et les obstacles arbitraires à l’information sont incompatibles avec ces protections. Le droit de rectification ou de réponse permet à une personne physique ou morale concernée d’adresser une demande écrite à un média. La correction ou la réponse doit être publiée gratuitement, sous une forme identique ou similaire et avec une visibilité comparable. Ce droit s’applique aux médias publics et privés. La vie privée, les données personnelles et le droit à l’image limitent l’usage médiatique. La Ley de Protección de Datos Personales adoptée en 2024 établit des droits d’accès, de rectification, d’effacement et d’opposition, couramment désignés par l’acronyme ARCO-POL. L’Agencia de Ciberseguridad del Estado prévue s’inscrit dans un cadre de cybersécurité en cours d’élaboration. La Ley de Propiedad Intelectual protège les auteurs, titulaires de droits voisins, émissions et usages numériques ; copier, publier ou retransmettre un contenu exige donc un fondement juridique approprié. La Ley Crecer Juntos protège les droits des enfants et adolescents à l’information, à l’opinion, à la participation, à la vie privée, à l’honneur et à leur propre image. Elle s’applique à la télévision, à la radio, à la presse imprimée et aux médias électroniques ou numériques. Les fournisseurs de médias doivent proposer des contenus éducatifs, culturels, scientifiques et sportifs adaptés à l’âge et protéger les enfants des contenus nuisibles. Dans les cas concernés, les programmes télévisés doivent inclure une interprétation simultanée en langue des signes. L’Órgano Ejecutivo définit les plages horaires et recommandations d’âge pour la radio et la télévision ; les contenus nuisibles sont interdits pendant les horaires d’écoute familiale. Un fournisseur d’accès Internet doit proposer gratuitement des outils de contrôle parental sur demande. Les signalements ne doivent pas permettre d’identifier les enfants ou adolescents victimes ou témoins, ni les jeunes accusés ou condamnés. Le droit de rectification et de réponse peut être exercé auprès du même média. Selon les sources examinées, le journalisme ne nécessite pas de licence journalistique délivrée par l’État. Les journalistes s’appuient sur la liberté d’expression et d’information, leur pratique professionnelle et les droits d’accès. L’APES, association de journalistes et non autorité publique, a recensé 789 agressions contre des journalistes et des médias en 2024, notamment des restrictions, blocages d’information et pressions numériques. Ce chiffre relève d’un suivi spécialisé, et non de statistiques nationales officielles. La participation passe par les demandes formelles d’information, le droit des enfants et adolescents à exprimer leurs opinions et à être entendus, ainsi que la publication communautaire informelle et le journalisme citoyen. La consultation de 2024 de la CONAPINA sur l’environnement numérique concernait les 10 à 17 ans ; une consultation pilote de 2024 a rejoint plus de 2 000 enfants et adolescents dans quatre départements. Publier sur les réseaux sociaux ne donne pas automatiquement accès à la rédaction d’un média ni l’autorisation d’utiliser des fréquences de radiodiffusion. Les bibliothèques publiques et les services d’information peuvent offrir gratuitement un accès aux enfants et adolescents ; le streaming entraîne généralement des frais de plateforme ou de connexion, et les réseaux sociaux des frais de données et d’appareil.
Les médias au Salvador
Les médias au Salvador comprennent la presse imprimée et numérique, la radio et la télévision, le streaming et les réseaux sociaux. La publication dans la presse est généralement protégée sans autorisation de radiodiffusion, tandis que la radio, la télévision gratuite et la télévision par abonnement sont soumises à des concessions ou licences et à des règles techniques. Le streaming et les réseaux sociaux reposent principalement sur Internet et les services mobiles et sont régis de façon plus fragmentée. La liberté d’expression, l’accès à l’information publique, la vie privée, le droit d’auteur, la protection de l’enfance et le droit de rectification encadrent l’usage et la production des médias.
Conseil
Choisissez le canal médiatique selon le résultat recherché : la presse et la publication en ligne permettent de publier directement, la radiodiffusion exige une autorisation, et le streaming ou les réseaux sociaux reposent principalement sur l’accès à Internet et les conditions des plateformes. Vérifiez séparément les droits de publication, les données personnelles, la vie privée, la protection de l’enfance et le droit de rectification : l’accès à une plateforme ne supprime pas ces obligations. Pour obtenir une information publique, utilisez la procédure formelle de l’IAIP au lieu de vous fier uniquement aux médias.

