L’employeur peut être une personne physique ou une entreprise. Les directeurs, gérants, administrateurs et caporales peuvent représenter l’employeur dans les affaires liées au travail. Un entrepreneur ou un sous-traitant peut rester solidairement responsable des obligations de travail, et un patrono sustituto poursuit les relations d’emploi existantes et partage la responsabilité des obligations antérieures. Un changement d’employeur ne met pas fin, à lui seul, aux contrats ; le changement doit être signalé à la Dirección General de Inspección de Trabajo. La formalisation commence par l’enregistrement de l’établissement auprès du MTPS. Une personne fournit généralement le formulaire, son DUI, son NIT, le bilan et les informations IVA, ainsi qu’une Matrícula de Comercio le cas échéant. L’enregistrement doit être actualisé chaque année. Le traitement en personne peut prendre environ 15 minutes, tandis que le traitement en ligne prend généralement de 1 à 3 jours. Après l’embauche du premier salarié, l’employeur doit s’inscrire auprès de l’ISSS dans les cinq jours. L’affiliation au régime de retraite suit celle à l’ISSS et nécessite au moins une institution de retraite pour le personnel. Un contrat de travail individuel doit être établi en trois exemplaires. L’employeur en transmet le troisième à la Dirección General de Trabajo dans les huit jours. L’absence de contrat écrit n’invalide pas automatiquement la relation de travail, mais elle expose l’employeur à des problèmes de preuve et de conformité. Une période d’essai peut durer jusqu’à 30 jours. Le traitement du contrat par le MTPS peut prendre jusqu’à 20 jours ouvrables. Le recrutement peut s’appuyer sur les services gratuits Programa Oportunidades et Lunes de Empleo du MTPS, qui mettent directement en relation les employeurs et les candidats sans intermédiaire. Pour les personnes non originaires d’Amérique centrale, SIPROMA coordonne l’examen du MTPS avec celui de la DGME, et la procédure peut prendre jusqu’à 30 jours ouvrables. La règle ordinaire relative aux effectifs impose au moins 90 % de salariés salvadoriens. Employer plus de 10 % de salariés étrangers nécessite une autorisation spéciale du MTPS pour un poste difficile à pourvoir et un plan visant à former des Salvadoriens sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. La grossesse, le statut sérologique concernant le VIH et les antécédents de crédit ne peuvent pas justifier une embauche ou un licenciement. L’employeur verse intégralement et à temps les salaires en monnaie légale, fournit le matériel et les outils nécessaires et protège les salariés contre les mauvais traitements, le harcèlement sexuel, le harcèlement au travail, la violence et la discrimination. Il doit accorder des congés payés pour les fonctions publiques, les urgences familiales et les procédures judiciaires ou administratives, ainsi que trois jours de congé de paternité. Les sièges exigés et les frais de retour liés à un déplacement professionnel doivent être fournis le cas échéant. Les pourboires perçus pour les salariés doivent leur être reversés dans les 15 jours et comptabilisés. Les femmes et les personnes handicapées ont droit à l’égalité de rémunération et de promotion. Depuis juin 2025, le barème salarial actuel ISSS-OVISSS indique des salaires minimums mensuels de 408,80 $ dans le commerce, les services, l’industrie et les sucreries ; de 402,26 $ dans la maquila ; de 305,38 $ pour le café, la canne à sucre et les catégories connexes ; et de 272,70 $ dans l’agriculture, la pêche et les récoltes. Une annonce du MTPS indique des chiffres légèrement différents ; il faut donc vérifier la paie à partir du barème officiel actuel avant le versement. La cotisation patronale à l’ISSS est de 7,5 % et celle du salarié de 3 %. Les cotisations de retraite totalisent 16 %, réparties entre 8,75 % pour l’employeur et 7,25 % pour le salarié. Les déclarations à la SPU sont mensuelles, les dates de paiement en 2026 se situant entre le 12 et le 19 du mois suivant. Les cotisations patronales représentent au moins 16,25 % des bases de cotisation indiquées, avant application des prestations, plafonds ou autres éléments applicables. La durée normale du travail peut aller jusqu’à huit heures par jour et 44 heures par semaine de jour, ou sept heures par jour et 39 heures par semaine de nuit. Les travaux dangereux ou insalubres sont soumis à des limites inférieures : sept heures par jour et 39 heures par semaine de jour, ou six heures par jour et 36 heures par semaine de nuit. Les salariés ont généralement droit à un jour de repos payé par semaine, habituellement le dimanche. Le travail effectué ce jour-là exige une majoration d’au moins 50 % et un jour de repos compensatoire payé. Après une année de service, le congé annuel est de 15 jours avec un supplément de 30 %, à condition que le salarié ait travaillé au moins 200 jours. L’employeur doit prévenir le salarié au moins 30 jours avant le congé. L’aguinaldo correspond à 15, 19 ou 21 jours de salaire après respectivement un à moins de trois ans, trois à moins de dix ans ou au moins dix ans de service. Une ancienneté plus courte donne droit à un montant proportionnel, versé entre le 20 octobre et le 20 décembre. Un établissement permanent comptant au moins dix salariés doit disposer d’un règlement intérieur de travail, couramment appelé RIT. L’approbation de la DGT coûte 50 $ et le délai de réponse est de 20 jours ouvrables. Le RIT porte sur les horaires, les pauses, les paiements, le traitement des plaintes, la discipline, les règles médicales et d’hygiène ainsi que les exigences de sécurité. L’employeur doit le publier dans les six jours suivant son approbation ; il entre en vigueur 15 jours plus tard. Une suspension disciplinaire est limitée à un jour par infraction, sauf autorisation spéciale d’un inspecteur, pouvant porter la suspension à 30 jours. L’employeur conserve la responsabilité générale de la sécurité et de la santé au travail. Un programme de gestion de prévention des risques professionnels (Programa de Gestión de Prevención de Riesgos Ocupacionales) doit recenser et maîtriser les risques, cartographier les dangers, préparer les plans d’urgence et d’évacuation, former les salariés lors de leur embauche et après des changements de fonctions ou de technologie, fournir les premiers secours, prévoir les examens médicaux et les risques psychosociaux, et prévenir la violence et le harcèlement. Le programme doit être mis à jour chaque année au cours des deux premiers mois. Dans les établissements de moins de 15 salariés, le programme reste obligatoire et peut être remplacé par des mesures du MTPS ; le coût indiqué est de 100 $. À partir de 15 salariés, un Comité de Seguridad y Salud Ocupacional (CSSO) est obligatoire, avec des frais d’accréditation de 100 $ et des frais de formation de 100 $ pour deux séances de quatre heures. Les registres d’accidents, de maladies et d’événements dangereux doivent rester confidentiels et être conservés au moins cinq ans. Les accidents graves doivent être signalés immédiatement par le système SNNAT. Une nouvelle évaluation des risques est nécessaire après le lancement d’une nouvelle activité, une modification importante de l’équipement ou de l’organisation, ou un accident. Les salariés peuvent librement créer des syndicats. Les types reconnus comprennent les syndicats d’entreprise, de branche, de profession, de plusieurs entreprises et indépendants, qui nécessitent généralement au moins 35 membres. L’employeur ne peut pas s’ingérer dans l’activité syndicale ni exercer de représailles contre les membres. Un syndicat majoritaire dispose de droits en matière de négociation et de reconnaissance ; un syndicat représentant au moins 51 % du personnel peut demander une convention collective. La convention doit être écrite et enregistrée auprès du MTPS dans les 30 jours. Lorsque l’employeur en a été régulièrement informé, il prélève les cotisations syndicales. Les éléments disponibles ne démontrent pas l’existence d’un conseil d’entreprise national établi séparément et équivalent ; les conventions collectives, les syndicats et le CSSO assurent les fonctions de représentation et de prévention pertinentes. Le MTPS propose une conciliation individuelle et collective. La demande peut être présentée oralement ou par écrit et doit comprendre une preuve de l’autorité du représentant de l’employeur. Le délai de traitement indiqué peut aller jusqu’à 20 jours ouvrables, et une conciliation virtuelle est possible en 2026. En cas d’inspection ou de procédure de sanction, le MTPS ouvre un dossier et accorde jusqu’à dix jours pour répondre et présenter une défense ; il examine ensuite les preuves, tient l’audience nécessaire et rend une décision. Une infraction peut entraîner une amende équivalant à 1 à 12 salaires minimums mensuels selon la taille de l’employeur, sans pour autant le dispenser de son obligation initiale. Les tribunaux du travail traitent les litiges individuels et collectifs de nature juridique. Une suspension due à un cas de force majeure, à une pénurie de matières premières ou à des difficultés financières nécessite le respect des conditions légales ou judiciaires prévues par la loi. La fermeture d’un établissement ou la réduction permanente de l’activité pour des raisons économiques nécessite l’autorisation du tribunal du travail ; en règle générale, la situation économique déficitaire doit durer au moins trois mois. Un licenciement injustifié d’un salarié sous contrat à durée indéterminée peut entraîner une indemnité correspondant à 30 jours de salaire par année de service, calculée au prorata, avec un minimum de 15 jours et un plafond fondé sur quatre fois le salaire minimum journalier légal. À la fin de l’emploi, l’employeur doit délivrer un certificat de travail mentionnant les dates de début et de fin, le poste et le dernier salaire. Tout changement organisationnel exige également une nouvelle évaluation des risques professionnels.
Employeur au Salvador
Un employeur au Salvador, généralement appelé patrono ou empleador, organise le travail, verse les salaires, inscrit les salariés et protège leur santé et leur dignité. Le principal cadre est le Código de Trabajo national, complété par le MTPS, l’ISSS, les institutions de retraite et d’autres organismes publics. Les obligations comprennent les contrats écrits, la rémunération légale, les règles de temps de travail, la protection sociale, la sécurité au travail, la non-discrimination ainsi que la gestion légale des conflits ou des changements d’entreprise.
Conseil
Au Salvador, considérez la conformité de l’employeur comme un système opérationnel à mettre en place avant l’arrivée du premier salarié. Donnez la priorité à l’enregistrement, à une paie exacte, aux contrats écrits, à la sécurité au travail et à la tenue des dossiers, car des manquements peuvent entraîner des amendes, des obligations impayées, des litiges ou des demandes d’indemnisation même si la relation de travail se poursuit.

