La Papouasie-Nouvelle-Guinée dispose d’un système médiatique fragmenté comprenant des services officiels, des fournisseurs commerciaux, la radiodiffusion publique, des publications d’Églises, l’autorégulation du secteur et une participation informelle en ligne. The National est un quotidien en anglais publié en semaine, dont le siège se trouve à Port Moresby et qui possède cinq centres. Le Post-Courier est un quotidien national disposant d’une rédaction numérique distincte. Wantok Niuspepa est un hebdomadaire en tok pisin distribué dans tout le pays et publié par Word Publishing ; son éditeur indique un prix de K1 l’exemplaire et un tirage supérieur à 6 000 exemplaires par semaine. La presse écrite est particulièrement importante en milieu urbain, dans la vie civique et pour les contenus en langues locales ; les chiffres de tirage annoncés par les éditeurs ne constituent pas une preuve indépendante de l’accès actuel à l’échelle nationale. La Société nationale de radiodiffusion, ou NBC, fournit des services de radio, de télévision et en ligne, notamment des stations provinciales, une radio d’information sur 90.7 FM et 585 AM, ainsi que NBC Radio Online. NBC a commencé une transition vers la télévision numérique en 2024. EMTV propose des médias télévisés et numériques privés ; selon ses chiffres de couverture, son signal satellite atteint 38 centres. Digicel TV vend des bouquets de télévision payante par satellite ou télévision numérique terrestre, comprenant TVWAN, NBC et EMTV. Le bouquet de 60 chaînes est limité à la réception par satellite ou terrestre numérique à Port Moresby ; dans les autres centres, l’offre est plus restreinte. Des estimations historiques telles que la couverture d’environ 45 % de la population par EMTV, calculée à partir du recensement de 2000, ne prouvent pas la couverture actuelle. Les services NBC Online, EMTV Online et iGoEMTV proposent des programmes en direct ou en rattrapage ; des services de télévision Digicel sont également accessibles en ligne. Les sources consultées n’attestent pas l’existence d’une plateforme de diffusion en continu indépendante qui domine le marché local en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’accès en ligne nécessite un appareil compatible, des données mobiles ou une connexion à haut débit, ainsi que la disponibilité du service ; la couverture et le coût sont donc souvent plus importants que le nom de la plateforme. Le rapport 2025 de NICTA sur les indicateurs des technologies de l’information et de la communication, portant sur 2024, fait état d’une pénétration mobile totale de 53 %, d’une pénétration du haut débit mobile de 27 %, d’environ 2,2 millions d’abonnements au haut débit mobile et d’une couverture 3G ou 4G de 81 % de la population. Ces chiffres ne signifient pas que chaque personne dispose d’un accès à Internet abordable et fiable. Le rapport relève des niveaux d’abonnement mobile plus élevés dans le district de la capitale nationale que dans les régions des Highlands, de Momase, des Îles et du Sud. Le taux d’utilisation d’Internet de 19 % en 2024 publié par la Banque mondiale et l’UIT mesure un phénomène différent des abonnements mobiles et de la couverture réseau. Le ministère des Technologies de l’information et de la communication élabore les politiques. L’Autorité nationale des technologies de l’information et de la communication, appelée NICTA, est chargée des licences dans les domaines des TIC et de la radiodiffusion, des questions de spectre et des recours des consommateurs. L’Office de la censure applique la classification des publications, des films et des médias prévue par la loi de 1989 sur la classification des publications (censure). Le Conseil des médias de Papouasie-Nouvelle-Guinée, ou MCPNG, assure l’autorégulation du secteur. Son code d’éthique et de pratique professionnelle de 2024 s’applique à la presse écrite, à la radio, à la télévision, à Internet et à d’autres médias. Il traite de l’exactitude, de l’attribution des sources, de l’équilibre, de la distinction entre faits et commentaires, de la vérification des contenus issus des réseaux sociaux, des corrections, des excuses, du droit de réponse, du consentement, de la vie privée, de la dignité, de la protection des enfants et des personnes vulnérables, ainsi que du droit d’auteur. Ce code s’impose aux membres du MCPNG, mais ne fait pas de ce dernier un organisme légal de régulation de la presse. La Constitution protège la liberté d’expression, de publication, de la presse et des médias de masse à l’article 46, et prévoit un accès raisonnable aux médias. L’article 49 protège la vie privée, tandis que l’article 51 porte sur l’accès aux documents officiels sous réserve des exceptions de confidentialité prévues. L’article 47 protège les libertés de réunion et d’association. Les restrictions restent soumises aux exigences constitutionnelles et à la législation. La loi de 2000 sur le droit d’auteur et les droits voisins protège les œuvres, les prestations, les enregistrements sonores et les émissions au moyen de droits patrimoniaux et moraux. Les exceptions relatives à la citation, à l’enseignement et à l’information dépendent de la loi ; hors exception, une autorisation et une attribution sont généralement requises. Les organismes de radiodiffusion, les artistes interprètes et les producteurs peuvent détenir des droits voisins ; les expressions culturelles traditionnelles et le folklore sont également protégés. L’Office de la censure peut classifier les publications, les films et d’autres médias et contrôler les contenus interdits. Le guide de NICTA sur la sécurité en ligne recommande le contrôle parental, la surveillance des appareils partagés, les mesures de protection de la vie privée, le blocage et le signalement, la conservation des preuves et le recours à un adulte de confiance ou à NICTA. Les jeunes peuvent participer en ligne, mais un accès sûr exige de tenir compte des contenus préjudiciables, de la vie privée, de l’exploitation et des outils de signalement des plateformes. La politique nationale sur les réseaux sociaux de 2025, approuvée par la décision 184/2025 du Conseil exécutif national, propose des limites d’âge et une classification, des garanties pour les enfants et les personnes vulnérables, des mesures contre la désinformation, une responsabilité des plateformes, une Direction nationale de la sécurité électronique, un groupe de travail interinstitutionnel et un éventuel accès par SevisPass ou une identité numérique. En 2026, le cadre juridique était encore en discussion entre le ministère des TIC et l’Office de la censure ; les contrôles proposés ne doivent donc pas être considérés comme des règles pleinement en vigueur. Les fournisseurs de médias appliquent différentes modalités d’accès et de licence. NICTA répertorie des catégories de licences de contenu pour la télévision gratuite, la télévision par abonnement, les services de radio nationaux, provinciaux et de district, la diffusion ciblée et les services communautaires. Les frais réglementaires publiés en 2010 comprenaient K5 000 pour une demande commerciale, K500 pour une demande exclusivement à but non lucratif, K500 pour une modification et K200 pour un changement de renseignements ; les frais de spectre et autres frais sont distincts, et une révision tarifaire était en consultation en 2025 et 2026. Selon NICTA, les délais de traitement sont d’environ 5 à 60 jours selon le type de licence. Ces règles concernent les fournisseurs et les services médiatiques, et non une licence universelle imposée aux lecteurs de journaux ou aux utilisateurs ordinaires des réseaux sociaux. Les services gratuits de NBC et d’EMTV restent accessibles sans frais lorsque le signal et l’équipement sont disponibles. Digicel TV exige le paiement du bouquet choisi. Le visionnage en ligne entraîne en plus des frais de fournisseur et des coûts de données mobiles ou de connexion haut débit. Les prix et abonnements de la presse écrite dépendent de l’éditeur ; Wantok Niuspepa a publiquement indiqué un prix de K1 l’exemplaire et K52 pour un abonnement mensuel, à vérifier localement. L’Initiative pour l’accès universel et les services de radiodiffusion fixe comme objectifs la couverture radio de 100 % de la population et la télévision gratuite dans chaque capitale de district et dans au moins une zone de gouvernement local par district d’ici 2027. Ce sont des objectifs, et non la preuve que la couverture existe déjà. En cas de problème avec un service mobile, Internet ou de radiodiffusion, le client devrait d’abord déposer une réclamation auprès du fournisseur et conserver le numéro de référence, les frais facturés et les preuves pertinentes. Si le problème persiste, il peut saisir NICTA ; sa procédure pour les consommateurs est gratuite et confidentielle et peut donner lieu à une enquête. Une plainte déontologique visant un média doit d’abord être adressée à ce média, puis, le cas échéant, au Tribunal indépendant des plaintes lorsqu’un membre du MCPNG a enfreint le code. Les infractions informatiques et les risques urgents pour les enfants doivent être signalés à la police ou à la plateforme, et non traités comme de simples plaintes éditoriales. La participation comprend lire, regarder, écouter, publier, commenter, partager et envoyer du contenu en tant qu’utilisateur. Le code du MCPNG reconnaît, dans les cas pertinents, le droit de réponse. La politique nationale de développement des médias de 2024 propose des mécanismes tels qu’une commission nationale des médias, un comité consultatif des médias du gouvernement, un comité national des contenus médiatiques, l’accréditation, la formation et le soutien aux contenus locaux. Les éléments examinés ne confirment toutefois pas qu’une commission nationale indépendante des médias fonctionnait en septembre 2026. La radio, les services mobiles et les réseaux sociaux jouent un rôle particulièrement important pour l’accès en milieu rural, en cas d’urgence et pour les contenus locaux. Le haut débit fixe est moins central, tandis que le tok pisin et les médias communautaires favorisent une participation plus large. La langue influe sur l’accès aux contenus médiatiques, mais la distribution des médias et la politique linguistique sont deux sujets distincts.
Les médias en Papouasie-Nouvelle-Guinée
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les médias comprennent la presse écrite, la radio, la télévision, les services en ligne, la diffusion en continu, les réseaux sociaux et le journalisme. L’accès repose sur des services publics, commerciaux, gérés par des Églises et communautaires, mais la couverture mobile, le prix des données, l’électricité, les appareils et la disponibilité régionale créent de fortes disparités. Parmi les institutions importantes figurent NBC, NICTA, l’Office de la censure et le Conseil des médias de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Conseil
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, considérez l’accès aux médias comme une combinaison de canaux plutôt que de dépendre d’un seul service. Choisissez la radio, la presse écrite, la télévision, les services en ligne ou les réseaux sociaux selon le signal, l’appareil, l’électricité, le coût des données, la langue et la disponibilité régionale. Avant de publier, d’exploiter un service médiatique ou de partager le contenu d’autrui, vérifiez les obligations relatives aux licences, à la vie privée, au droit d’auteur, à la vérification et au traitement des plaintes.

