L’usage des langues en Papouasie–Nouvelle-Guinée varie fortement selon la région, l’institution et la situation. Les documents administratifs et éducatifs reconnaissent l’anglais, le tok pisin et le hiri motu comme les trois principales langues reconnues par l’État. Le texte constitutionnel examiné n’en établit pas explicitement la liste. Le Plan national d’éducation 2020–2029 désigne également la langue des signes comme langue officielle. La langue des signes de Papouasie–Nouvelle-Guinée, parfois appelée langue des signes mélanésienne, est utilisée en pratique, mais sa normalisation et sa couverture nationale restent fragmentées. L’anglais est la principale langue de l’administration, des documents officiels, de l’éducation, des sciences, des technologies et des échanges internationaux. Le tok pisin est la langue interrégionale la plus répandue et sert largement aux échanges quotidiens et aux affaires, en particulier dans les régions des Hautes-Terres, de Momase et des Îles. Le hiri motu est une langue de contact régionale davantage utilisée dans le Sud, à Port Moresby, dans le Centre et dans le Golfe. Le motu figure dans des sources parlementaires et administratives, mais le motu pur et le hiri motu ne désignent pas automatiquement la même variété. Plus de 800 langues locales sont parlées par des communautés distinctes. Les langues austronésiennes sont particulièrement présentes sur les côtes et dans les îles, tandis que les langues non austronésiennes, ou papoues, sont surtout répandues à l’intérieur des terres. Les dialectes locaux sont généralement des variétés régionales informelles, et il n’existe pas de classification nationale des dialectes faisant autorité. Les langues tok ples transmettent les savoirs familiaux, les traditions, l’identité et la participation culturelle locale. Les supports scolaires actuels utilisent l’anglais comme langue d’enseignement, et cette langue est une matière obligatoire de la classe préparatoire jusqu’à la 12e année. Les enseignants peuvent utiliser le tok pisin, le motu ou une langue locale pour expliquer les cours et faciliter la compréhension. Les anciennes directives de l’enseignement élémentaire plaçaient les premiers apprentissages de la lecture et de l’écriture dans une langue locale et introduisaient l’anglais plus tard ; la mise en œuvre varie donc selon les périodes politiques et les lieux. La politique nationale d’alphabétisation combine langue locale, langue véhiculaire et anglais, mais son statut fait l’objet d’un réexamen. Des chiffres historiques fondés sur des données de 2011 indiquaient un taux d’alphabétisation dans au moins une langue de 68 %, de 57 % en tok pisin, de 56 % dans les langues locales et de 49 % en anglais ; ils ne constituent pas des estimations actuelles. L’accès linguistique influe aussi sur la justice et la participation publique. La Constitution prévoit que le procès se déroule dans une langue comprise et qu’un interprète soit fourni gratuitement si ce n’est pas le cas. Le greffe de la Cour nationale fournit une interprétation gratuite pour les audiences de la Cour nationale et de la Cour suprême en anglais, en pidgin, en hiri motu ou en motu de la police ; d’autres langues locales et la langue des signes sont disponibles sur demande. Le Parlement propose une interprétation simultanée en anglais, en pidgin et en motu, et publie des comptes rendus Hansard ; son site est en anglais et en pidgin. Les règles de naturalisation prévoient au moins huit ans de résidence ininterrompue et une capacité suffisante à converser en pisin, en hiri motu ou dans une langue locale, avec une exception liée à un handicap physique ou mental. La radio reste particulièrement importante pour les communautés isolées et rurales. La Société nationale de radiodiffusion utilise le tok pisin et les langues locales, et diffuse de la musique et des voix locales. Les journaux anglophones et l’hebdomadaire en tok pisin Wantok offrent d’autres canaux, même si aucune grille nationale fiable de couverture linguistique ou de tarification n’est disponible.
Les langues en Papouasie–Nouvelle-Guinée
La Papouasie–Nouvelle-Guinée compte plus de 800 langues autochtones, aux côtés de l’anglais, du tok pisin et du hiri motu. L’anglais domine dans l’administration, l’enseignement formel, les documents officiels et les échanges professionnels. Le tok pisin est la principale langue véhiculaire du quotidien à l’échelle nationale, tandis que le hiri motu est davantage utilisé dans les régions du Sud, de Port Moresby, du Centre et du Golfe. Les langues locales, ou tok ples, soutiennent la vie familiale, l’identité, les savoirs culturels et la participation locale. La langue des signes de Papouasie–Nouvelle-Guinée facilite l’accès des personnes sourdes là où des services sont disponibles.
Conseil
Choisissez la langue en fonction de la situation au lieu de compter sur une seule langue partout en Papouasie–Nouvelle-Guinée. Utilisez l’anglais pour les documents formels et les démarches officielles, le tok pisin pour les échanges quotidiens à grande échelle, le hiri motu dans sa zone d’usage régionale, et le tok ples ou une aide en langue des signes lorsque les besoins locaux ou d’accessibilité l’exigent. Pour l’école, les tribunaux et la naturalisation, vérifiez tôt le parcours réellement disponible sur place, car les politiques nationales et leur mise en œuvre locale ne sont pas uniformes.

