Un contrat de crédit précise normalement le montant emprunté, les dates de remboursement, les intérêts ou autres frais, les garanties et les conséquences d’un retard ou d’un défaut de paiement. Il convient de vérifier l’agrément du prêteur dans la liste actuelle des institutions autorisées par la BPNG ; les informations consultées étaient à jour au 31 décembre 2025. En vertu de l’article 57 de la loi de 2015 sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, les entreprises de prêt doivent également respecter des obligations d’enregistrement. La BPNG tient une liste distincte des entités de prêt non enregistrées. Il faut donc vérifier l’agrément et l’enregistrement du prêteur avant d’emprunter ou de lui verser de l’argent. La stratégie nationale d’inclusion financière 2023–2027 du Centre d’excellence pour l’inclusion financière soutient la culture financière ainsi que l’accès mobile ou numérique, en accordant une attention particulière aux femmes et aux communautés rurales. Selon les chiffres rapportés, plus de 250 000 personnes avaient suivi une formation dans le cadre du programme, dont environ 120 000 femmes. Les sources consultées n’ont pas permis d’établir l’existence d’un service national standard de conseil en dette pour les particuliers ; l’aide concrète est donc fragmentée. Un débiteur peut demander au prêteur une restructuration bilatérale ou un règlement, mais les sources consultées n’établissent pas de moratoire légal général qui suspendrait automatiquement toute action du créancier. Une réclamation relative à un transfert électronique de fonds suit une procédure distincte concernant les services de paiement : l’établissement doit fournir une procédure de réclamation et, si possible, clarifier rapidement la question ; sinon, il doit fournir des informations dans les 15 jours et achever la procédure dans un délai maximal de 30 jours. Cette directive concerne les services de paiement et ne règle pas automatiquement un litige portant sur le prêt sous-jacent. Un créancier peut engager une action civile en recouvrement devant le tribunal de district ou la Cour nationale, selon la compétence. Les demandes civiles à la Cour nationale sont déposées au greffe et entraînent les frais de dépôt applicables. Après le jugement, l’huissier peut signifier les documents moyennant des frais et utiliser des mesures d’exécution telles qu’un mandat de saisie, un mandat de prise de possession, un mandat de remise ou un mandat de séquestre. Un mandat d’exécution du tribunal de district peut également s’appliquer. L’exécution se poursuit généralement, sauf si le créancier demande au service d’exécution d’y mettre fin. Les tribunaux nationaux disposent de bureaux régionaux d’huissiers, mais l’accès pratique et les délais dépendent du tribunal, du lieu, des documents et des frais. La Papouasie-Nouvelle-Guinée dispose d’une procédure officielle d’insolvabilité prévue par la loi de 1951 sur l’insolvabilité. L’insolvabilité désigne l’incapacité d’un débiteur à régler ses dettes de la manière exigée par la loi. La procédure commence par une requête déposée au greffe de la Cour nationale. Un débiteur peut déposer lui-même une requête au moyen du formulaire 1, dûment signé et attesté. Un créancier peut présenter une requête lorsque les conditions légales sont remplies, notamment si une dette chiffrée est échue et reste impayée. Les dispositions examinées fixent les seuils suivants : au moins K100 pour un créancier, K140 pour deux créanciers et K200 pour trois créanciers ou plus. Un créancier garanti doit généralement abandonner ou transférer les droits liés à la garantie concernée avant de recourir à cette procédure. Les actes d’insolvabilité comprennent la déclaration d’incapacité de payer, la requête déposée par le débiteur lui-même, certains transferts frauduleux et une saisie d’exécution d’au moins K100 qui reste insatisfaite pendant quatre jours. Selon la loi, un acte d’insolvabilité ne peut être invoqué que s’il a eu lieu dans les six mois précédant la requête. Comme cette loi date de plus de cinq décennies et qu’un examen mené en 2026 a relevé des termes, montants, taux et délais obsolètes, il convient de vérifier les règles actuelles et la pratique du greffe avant de se fonder sur ces chiffres. Après le jugement d’insolvabilité, les biens pouvant être distribués sont répartis entre les créanciers selon les créances admises. Dans une requête d’un créancier, les biens sont initialement dévolus au syndic officiel. Dans une requête du débiteur, le syndic officiel prend possession des biens jusqu’au jugement ou au rejet de la requête. Il s’agit du syndic nommé en vertu de la loi ; les créanciers peuvent également élire un syndic lorsque la procédure le permet. Les créances admissibles comprennent les dettes présentes ou futures et certaines obligations éventuelles qui remplissent les conditions prévues. Les créanciers garantis conservent leurs droits sur les garanties. La Cour peut suspendre d’autres actions ou mesures d’exécution ; le syndic peut protéger et vendre des biens, examiner les preuves de créances, verser des dividendes et administrer des règlements ou des concordats. Le débiteur doit déclarer intégralement ses biens et ses dettes, remettre ses livres et documents et répondre aux questions pendant la procédure. Il peut devoir assister à une réunion de créanciers relative à une liquidation par arrangement et y répondre aux questions ; la Cour peut exiger une audition sous serment. Refuser de répondre peut constituer une infraction passible d’une peine maximale de six mois. Le débiteur peut contester un acte ou une décision du syndic. Une allocation destinée à l’entretien du débiteur insolvable ou de sa famille peut être versée sur l’actif, avec l’accord requis des créanciers ou du comité. Les créanciers établissent leurs créances par déclaration sous serment devant le greffier, un juge ou un commissaire ; la loi peut autoriser le dépôt tardif d’une preuve de créance. Un débiteur incapable de payer peut convoquer une assemblée générale des créanciers. Une résolution spéciale peut instaurer une liquidation par arrangement, avec un syndic et un état des biens et des dettes ; la résolution et l’état sont déposés au greffe, et la liquidation commence à la nomination du syndic. Pendant la procédure d’insolvabilité, les créanciers peuvent aussi approuver un concordat ou un plan de règlement par résolution spéciale, sous réserve de l’approbation de la Cour ou d’un juge. Ces procédures peuvent différer d’une exécution ordinaire et doivent être évaluées en fonction des biens, des créanciers et de la capacité du débiteur à financer un règlement. Les coûts dépendent de la procédure. Le créancier prend généralement en charge les frais de procédure jusqu’au jugement d’insolvabilité ; lorsque la loi le prévoit, les coûts, frais et dépenses de la procédure sont prélevés sur l’actif. Les créanciers peuvent fixer la rémunération du syndic. Les procédures judiciaires entraînent des frais de dépôt, et la signification par l’huissier est aussi payante. Le Bureau du défenseur public fournit gratuitement une aide juridique aux personnes incapables de payer un avocat privé, notamment pour les affaires civiles, mais l’admissibilité et la couverture réelle dépendent des ressources, du bien-fondé de l’affaire et des capacités disponibles. Les sources consultées n’établissent pas de délai universel entre le dépôt et la clôture de la procédure. La procédure peut se terminer après la réalisation des biens sans retard inutile ou après l’exécution d’un concordat ou arrangement ; l’ordonnance de clôture est ensuite publiée au Journal officiel national. Un certificat de libération décharge le débiteur des dettes admissibles, sous réserve d’exceptions prévues par la loi. L’article 132 autorise la libération après le dernier examen, ou plus tôt avec le consentement requis par résolution spéciale lorsque les conditions légales sont remplies. L’article 133 prévoit une procédure au bout de 12 mois avec le consentement écrit de la majorité des créanciers dont les créances ont été admises et qui détiennent des créances d’au moins K20 chacun, ou au bout de deux ans sans leur consentement. L’article 134 prévoit une procédure au bout de trois ans avec le consentement écrit requis de la majorité et une déclaration sous serment confirmant la découverte complète et loyale des faits, sans collusion. La Cour peut suspendre la libération ou la soumettre à des conditions ; le certificat prend effet à la fin du délai d’appel ou après la décision rendue en appel. Les dettes de l’État ou du Trésor public ne sont pas libérées sans le consentement écrit du secrétaire aux Finances et du ministre. Les dettes liées à une fraude ou à une violation de fiducie, les sommes conservées par le syndic et les obligations d’un codébiteur, associé ou autre coobligé sont également exclues de la libération ordinaire. En règle générale, les biens d’une personne insolvable non libérée ne peuvent pas faire l’objet d’une exécution pour une créance admissible pendant les trois années suivant la clôture. Au-delà de cette période, le solde impayé ne peut être exécuté comme une dette résultant d’un jugement qu’avec l’accord de la Cour et ne porte pas automatiquement d’intérêts pour la période intermédiaire. La dette publique comptabilisée dans le bulletin économique trimestriel de la BPNG ou par le ministère du Trésor relève de la gestion de la dette souveraine et ne constitue pas un recours pour un débiteur privé.
Les dettes en Papouasie-Nouvelle-Guinée
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, une dette est une somme d’argent ou une autre prestation qu’un débiteur doit à un créancier. Le crédit formel est proposé par des banques, des sociétés de financement, des institutions de microfinance qui acceptent des dépôts et des coopératives d’épargne et de crédit autorisées par la BPNG. L’accès reste toutefois inégal, car la couverture rurale et la portée des services numériques varient. Une dette impayée peut donner lieu à un règlement négocié, à une procédure judiciaire ou à une procédure d’insolvabilité prévue par la loi de 1951 sur l’insolvabilité.
Conseil
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, gérez les dettes par étapes : vérifiez le prêteur avant d’emprunter, agissez dès les premières difficultés de remboursement et choisissez entre négociation, réponse judiciaire et insolvabilité selon vos obligations, vos biens, vos garanties et votre capacité de paiement. Ne présumez pas qu’une réclamation relative à un transfert électronique de fonds suspend un prêt, qu’un prêteur absent des listes est autorisé ou que les anciens seuils légaux sont toujours à jour. Si une procédure officielle est envisagée, conservez tous les documents et demandez rapidement conseil : les frais, les délais, les mesures d’exécution et les conséquences sur les biens peuvent s’aggraver.

