Les amitiés se développent grâce aux rencontres répétées, aux conversations, aux activités partagées et à l’entraide. En tok pisin, pren peut désigner un ami ou une connaissance et peut sembler intime ou romantique lorsqu’on parle d’une personne d’un autre genre. Poroman ou poro peut désigner un compagnon ou un ami. Un wantok est un réseau fondé sur une langue, un lieu ou des liens familiaux communs ; appartenir au même réseau de wantok ne signifie pas automatiquement que deux personnes sont amies. La Constitution de Papouasie-Nouvelle-Guinée protège la liberté de réunion et d’association pacifiques, y compris le droit de rejoindre une association ou de ne pas le faire. Les écoles, les églises, les groupes sportifs, les Scouts, les activités d’éducation par les pairs, les programmes de développement des compétences de vie, les clubs de jeunes et les activités communautaires sont autant d’occasions de rencontrer des gens. L’accès dépend de l’âge, du lieu, de la province, du groupe linguistique, du genre, du handicap, de la sécurité et de l’accès à l’école ou aux activités communautaires. Les gens entretiennent leurs amitiés par des rencontres régulières, des conversations tok stori et des responsabilités partagées. Les appels téléphoniques, la messagerie et les réseaux sociaux peuvent compléter les contacts directs, mais leur accès n’est pas égal pour tous. En 2022, 71,1 % des ménages possédaient un téléphone mobile, contre 67,2 % en zone rurale et 93,3 % en zone urbaine. Environ 32,1 % des personnes utilisaient Internet en 2024, ce qui signifie qu’environ 67,9 % étaient hors ligne ; la couverture réseau, la distance, le crédit téléphonique, les données, l’électricité et la confidentialité influent sur les contacts numériques. La Papouasie-Nouvelle-Guinée ne dispose pas de registre national des amitiés, d’autorité de mise en relation, de durée obligatoire ni de droit général lié à l’amitié. Les programmes pour les jeunes et les services communautaires peuvent soutenir les compétences, la participation citoyenne, les moyens de subsistance, l’éducation par les pairs ou les activités sûres, mais ils ne constituent pas des services nationaux dédiés à l’amitié ; leurs règles d’admission dépendent de l’organisation, du programme, de l’âge et du lieu. L’amitié ne crée pas non plus d’obligation d’entretien ou de devoir juridique spécifique, même si les attentes liées aux wantok et à la communauté peuvent entraîner des pressions pratiques pour partager des ressources ou faire preuve de loyauté. Un désaccord peut commencer par une conversation directe puis, si nécessaire, faire intervenir une personne de confiance, un aîné, un responsable communautaire ou religieux, ou un contact scolaire. Les Village Courts peuvent soutenir le maintien de la paix, la médiation et le règlement des différends selon les coutumes, mais ils ne sont pas le moyen habituel de régler tous les désaccords entre amis ; les procédures formelles dépendent de l’accès et des coûts. En cas de violence, de menaces, de contrainte, de maltraitance, d’exploitation ou de risque touchant la protection d’un enfant, adressez-vous à un enseignant, à un responsable scolaire, à un travailleur social, à un conseiller familial, à un membre du clergé, à un policier, à un Community Development Officer ou à un autre service de protection de l’enfance. Les Child-Friendly Spaces dans les écoles, les églises, les bureaux de quartier et les postes de secours peuvent orienter les personnes vers des services juridiques, médicaux et de conseil. Une personne peut réduire les contacts, s’éloigner, bloquer les communications ou mettre directement fin à une amitié. Il n’existe aucun préavis, frais ou procédure nationale pour y mettre fin. Les contacts peuvent toutefois rester nécessaires lorsque les personnes partagent le même réseau de wantok, la même école, la même église ou la même communauté ; un intermédiaire de confiance peut alors aider à réduire les tensions.
L’amitié en Papouasie-Nouvelle-Guinée
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’amitié est une relation personnelle non romantique, choisie librement, qui n’exige aucune inscription nationale, durée minimale ni droit spécifique. Les amitiés se nouent couramment à l’école, dans le voisinage, le sport, les églises, les Scouts, les activités culturelles ou musicales, les groupes de pairs et les activités communautaires. La relation elle-même est gratuite, mais les transports, le crédit téléphonique, les données mobiles, le matériel, le temps et les lieux de rencontre sûrs peuvent entraîner des coûts.
Conseil
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, privilégiez les lieux où vous pouvez vous rendre et revenir en sécurité et participer régulièrement, au lieu de compter sur les contacts en ligne ou un service formel de mise en relation. Posez des limites claires concernant la vie privée, l’argent, le temps et l’entraide, surtout si un réseau de wantok ou communautaire crée une pression. Traitez les menaces, la contrainte, la maltraitance ou les préoccupations de protection de l’enfance comme des questions de sécurité et cherchez rapidement de l’aide.

