La cuisine paraguayenne s’appuie sur la cuisine familiale, la production communautaire, les marchés, les restaurants, les chiperías, la vente de rue et la production agricole familiale. Parmi les méthodes courantes figurent le grillage, l’ébullition, la cuisson au four, la cuisson sur une plancha et l’utilisation d’un tatakua, un four traditionnel. Le tereré, le mate cocido et le tereré rupa font partie des pratiques quotidiennes bien établies autour de la nourriture et des boissons. Parmi les plats courants figurent la chipa, la chipa guazú, la chipa so'o, la chipa kavuré, le mbeju, la sopa paraguaya, le vorí vorí, le locro, le jopara, le payaguá mascada, le pastel mandi'o, le kivevé et le puchero. Les recettes et les méthodes de préparation varient selon les familles et les régions. La chipa a été reconnue comme aliment national par la loi 5267/2014 et la Journée nationale de la chipa a lieu le deuxième vendredi d’août. En 2025, les techniques de fabrication de la chipa ont également été décrites comme relevant du patrimoine culturel immatériel. Pendant la Semaine sainte, la préparation collective de la chipa, appelée chipa apo, est une pratique courante. L’approvisionnement alimentaire fait appel à l’agriculture familiale, aux foires locales, aux marchés municipaux, aux supermarchés, aux chiperías et à la vente directe. Le Mercado Digital AF du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage offre un canal supplémentaire pour les produits de l’agriculture familiale. Asunción et le Grand Asunción disposent d’une offre urbaine variée de commerces et de restaurants. La région orientale est fortement liée au manioc, au maïs, aux haricots, à la yerba mate et à d’autres produits agricoles. Le Chaco et les communautés autochtones conservent des pratiques alimentaires fondées sur leurs propres ressources locales. Ces tendances ne garantissent pas que les mêmes produits ou les mêmes prix soient disponibles dans tous les départements et toutes les municipalités. Le ministère de la Santé publique et du Bien-être social et l’INAN supervisent les questions d’alimentation et de nutrition. Le ministère du Développement social dirige le programme de repas scolaires Hambre Cero en application de la loi 7264/2024, tandis que le ministère de l’Éducation et des Sciences contribue à l’éducation et à la sensibilisation nutritionnelles. Le programme donne la priorité aux produits locaux, à l’agriculture familiale et aux communautés autochtones conformément à ses règles. Les aliments emballés fournis par des filières réglementées doivent disposer de l’enregistrement et des documents de sécurité alimentaire requis. Avant de commencer l’activité concernée, une entreprise alimentaire doit généralement obtenir un Registro de Establecimiento. Elle doit également obtenir un Registro Sanitario de Producto Alimenticio (RSPA) avant de commercialiser le produit. Le certificat RSPA est valable cinq ans et le numéro d’enregistrement doit figurer sur l’étiquette. Le SIGRA offre un canal numérique pour les démarches associées. Les consommateurs devraient être prudents avec les aliments emballés qui ne portent pas les renseignements d’enregistrement requis. La vente informelle de produits préparés à domicile ou dans une cuisine n’équivaut pas à l’enregistrement RSPA ; des autorisations municipales de marché ou de restaurant peuvent aussi s’ajouter aux exigences nationales. La SENACSA et ses services d’inspection des produits d’origine animale couvrent l’enregistrement, l’autorisation et l’inspection d’activités comme l’abattage, la transformation, le conditionnement en portions, l’importation, l’exportation et le stockage de produits animaux. La SENAVE est chargée de la santé des végétaux et des contrôles applicables aux produits végétaux. Les établissements qui conditionnent des fruits, des légumes ou des céréales peuvent devoir s’enregistrer, avoir un responsable technique et appliquer de bonnes pratiques agricoles. Un exemple de frais en 2025 pour ce type d’établissement s’élevait à 1 138 512 Gs en vertu de la résolution 532/2025 ; les frais et les exigences dépendent de la procédure et des règles en vigueur. Les recommandations générales de l’INAN préconisent cinq repas par jour, la consommation quotidienne de légumes et de fruits, au moins trois fruits, six à huit verres d’eau potable, moins d’aliments très salés ou sucrés, moins de graisses saturées et d’aliments frits, ainsi que des légumineuses accompagnées de céréales au moins deux fois par semaine. Il s’agit de recommandations nutritionnelles destinées à la population, et non d’un régime médical individualisé. Après une longue période sans données, le Paraguay a commencé en janvier 2026 la première phase d’une enquête nutritionnelle nationale ENAN ; des données exhaustives et actuelles sur la consommation et la prévalence des carences nutritionnelles sont donc encore en cours d’élaboration. Le coût de l’alimentation varie selon le lieu, la saison et le produit. Le panier officiel de biens et de produits de première nécessité pour 2025 était chiffré à 412 618 Gs par personne et par mois en zone urbaine et à 376 816 Gs en zone rurale, soit une hausse de 5,3 % par rapport à 2024. Il s’agit de paniers servant de référence à la pauvreté, et non de budgets de courses personnels. L’indice des prix à la consommation de la Banque centrale du Paraguay couvre principalement la zone urbaine de la région métropolitaine d’Asunción ; la viande a fortement contribué à l’inflation alimentaire en 2025. L’insécurité alimentaire varie également à travers le Paraguay. Selon les données de l’enquête sur les ménages de l’INE et de la FAO pour 2021, l’insécurité alimentaire modérée ou grave touchait 24,63 % des ménages et l’insécurité grave 5,31 %. En zone rurale, ces taux étaient de 28,52 % et 6,05 %, contre 22,08 % et 4,83 % en zone urbaine. Il s’agit de données historiques, et non d’une estimation de la prévalence en 2026. Caazapá comptait parmi les départements où les niveaux enregistrés étaient particulièrement élevés. L’agriculture familiale et les achats locaux sont prioritaires en vertu de la loi régissant le programme Hambre Cero. Les bonnes pratiques agricoles de la SENAVE portent sur la qualité des produits, la sécurité alimentaire, la protection des travailleurs et celle de l’environnement. La production biologique nécessite l’enregistrement du producteur et de l’organisme certificateur, ou d’un système de garantie participatif. Le Paraguay a commencé à mesurer les pertes alimentaires dans 13 filières pilotes, mais aucun chiffre national fiable sur le gaspillage alimentaire n’est actuellement disponible. Une origine locale ou biologique ne prouve pas à elle seule qu’un produit respecte toutes les normes de durabilité ou de sécurité alimentaire.
Alimentation au Paraguay
Au Paraguay, l’alimentation associe des influences guaranies et espagnoles, des ingrédients régionaux, la cuisine familiale et des filières alimentaires formelles. Parmi les aliments courants figurent le manioc, le maïs, les haricots, le riz, la viande, le poisson, le queso Paraguay et des plats comme la chipa, la sopa paraguaya, le vorí vorí et le mbeju. L’accès, les prix et la disponibilité varient selon la saison, le département et la municipalité ; la sécurité alimentaire dépend des contrôles nationaux et des règles locales.
Conseil
Choisissez vos sources alimentaires selon votre lieu de résidence, la saison, votre budget et le niveau de sécurité documentée dont vous avez besoin ; tous les marchés, magasins et vendeurs informels ne se valent pas. Pour les produits emballés et la vente professionnelle, vérifiez d’abord l’enregistrement et l’étiquetage. Pour organiser les repas du ménage, comparez les prix locaux, veillez à la variété des repas et tenez compte des limites des chiffres officiels sur le coût de la vie.

