Le recensement national de la population et des logements de 2024 a dénombré, dans la population des ménages ougandais, 36,2 % de catholiques romains, 29,0 % d’anglicans affiliés à l’Église d’Ouganda, 14,3 % de chrétiens pentecôtistes ou évangéliques, 13,2 % de musulmans, 2,0 % d’adventistes du septième jour, 0,1 % de chrétiens orthodoxes et 0,1 % de Témoins de Jéhovah. Les religions traditionnelles représentaient 0,1 %, les autres religions, dont les communautés baha’ies, hindoues et bouddhistes, 1,5 %, les personnes déclarant n’avoir aucune religion 0,2 %, et 3,3 % n’étaient pas classées. Les églises Born Again, les assemblées locales et les mosquées font partie du paysage religieux ougandais. Owobusobozi et d’autres pratiques traditionnelles ou syncrétiques peuvent ne pas apparaître comme catégories statistiques distinctes importantes. Les pratiques religieuses comprennent le culte, la prière, la prédication, l’étude de la Bible ou du Coran, les sacrements et d’autres rites d’église. Les pratiques musulmanes peuvent comprendre le Ramadan, les célébrations de l’Aïd, la prière du vendredi, le hajj et la zakat, c’est-à-dire l’aumône requise dans la pratique islamique. Les communautés chrétiennes observent différents jeûnes et fêtes ; les adventistes du septième jour observent le sabbat comme jour hebdomadaire de culte. Les détails des services, de l’adhésion, des dons et des rites varient entre les assemblées, les mosquées et les organismes religieux. L’Ouganda n’a pas de religion d’État. L’article 29 de la Constitution protège la liberté de pensée, de conscience et de croyance, la pratique et la manifestation de la religion ainsi que l’association religieuse. L’article 21 interdit les discriminations fondées notamment sur la croyance ou la religion, et l’article 34(3) protège l’accès d’un enfant à l’éducation et aux avantages connexes sans exclusion liée à ses convictions religieuses. Ces droits restent soumis à la Constitution, à l’ordre public, à la protection de l’enfance et aux autres lois d’application générale. Les organismes religieux ne sont soumis ni à un registre national unique des religions ni à une licence unique. Un organisme peut relever de la loi sur l’incorporation des fiduciaires, de la loi sur les sociétés ou de la loi sur l’incorporation de l’Église d’Angleterre, selon sa forme juridique. Une organisation confessionnelle exerçant des activités de type ONG peut devoir s’enregistrer et obtenir un permis auprès du Bureau des ONG. Une ONG autochtone passe généralement par une incorporation auprès de l’URSB, puis par le Bureau des ONG. Les frais indiqués sont de 100 000 UGX pour un certificat et de 60 000 UGX par an pour un permis, délivré pour une période de un à cinq ans. Les organisations communautaires enregistrées au niveau du district ont des frais indiqués de 40 000 UGX pour le certificat et 60 000 UGX pour le permis. La FAQ du Bureau des ONG précise que la loi sur les ONG ne s’applique pas à une organisation confessionnelle purement spirituelle ; un cadre juridique ou politique distinct ayant été annoncé, il faut vérifier la situation actuelle pour chaque organisation. Le Conseil suprême musulman de l’Ouganda (UMSC) est organisé depuis son siège en régions musulmanes, districts musulmans et comtés jusqu’aux mosquées. Le Conseil interreligieux de l’Ouganda (IRCU), créé en 2001, est une plateforme nationale de dialogue et de coordination interconfessionnels. Ses membres comprennent l’Église catholique romaine, l’Église d’Ouganda, l’Église orthodoxe ougandaise, l’UMSC, l’Union ougandaise des adventistes du septième jour et des réseaux pentecôtistes ou évangéliques, avec une éventuelle participation de groupes baha’is, méthodistes et luthériens. Le dialogue de l’IRCU est volontaire et n’établit pas de doctrine contraignante pour toutes les religions. L’enseignement religieux prend plusieurs formes dans le système scolaire ougandais. De la première à la troisième année du primaire, l’éducation religieuse est un domaine d’apprentissage. De la quatrième à la septième année, les écoles peuvent proposer l’enseignement religieux chrétien ou islamique selon leurs ressources et le soutien d’une fondation confessionnelle. En septième année, l’école choisit l’option correspondante selon ces conditions. Les deux matières se poursuivent au premier cycle du secondaire ; un programme d’enseignement religieux islamique de niveau avancé a été introduit pour 2025. Le ministère de l’Éducation et des Sports et le National Curriculum Development Centre sont responsables du cadre national. Les écoles confessionnelles peuvent fonctionner dans le respect de la politique et des normes nationales d’éducation. Le Vendredi saint, le lundi de Pâques, le jour de Noël, l’anniversaire du prophète Mohammed, l’Idd el-Fitr, l’Idd Adhua ou Idd-ul-Zuho et la Journée des martyrs du 3 juin sont des jours fériés prévus par la loi sur les jours fériés. Les dates islamiques varient selon le calendrier islamique. Le travail effectué un jour férié est rémunéré intégralement conformément à la loi. La Journée des martyrs a une signification religieuse et historique, mais ce statut public ne crée pas une catégorie distincte de tradition générale. Les cérémonies religieuses ne remplacent pas automatiquement l’état civil. Le mariage religieux et la procédure légale de mariage sont distincts. Pour être juridiquement valable, la cérémonie doit généralement se dérouler dans un lieu de culte agréé, être célébrée par un ministre reconnu, respecter le certificat du greffier ou la licence du ministre applicable, avoir au moins deux témoins et se tenir portes ouvertes entre 8 h et 18 h. Les frais indiqués par la loi sur le mariage comprennent 10 000 UGX pour la publication des bans, 25 000 UGX pour un certificat, 200 000 UGX pour une cérémonie par le greffier, 25 000 UGX pour l’enregistrement et 200 000 UGX pour la licence d’un lieu de culte. Les mariages hindous et mahométans relèvent de dispositions légales spéciales. Le baptême, le nikah, les cérémonies de nomination et les funérailles suivent les pratiques de la confession concernée, tandis que l’État enregistre séparément chaque naissance, mariage et décès. Les dons, dîmes et collectes de fonds d’un organisme religieux directement à but non lucratif peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu uniquement après délivrance d’une lettre d’exonération par l’Uganda Revenue Authority et si l’organisation ne procure aucun avantage privé. Les organismes religieux ayant des activités commerciales, des revenus locatifs, des fournitures ou importations imposables ou des employés peuvent devoir obtenir un numéro d’identification fiscale, tenir une comptabilité et déposer des déclarations ; la TVA et le système électronique de facturation fiscale s’appliquent le cas échéant. Les dons, frais et rites ne sont pas normalisés à l’échelle nationale : l’accès et les coûts dépendent de la congrégation, de la mosquée, de l’école, de l’organisation ou de la cérémonie. Les communautés religieuses sont généralement accessibles par les assemblées locales et les mosquées. Les données nationales d’affiliation sont relativement claires, mais il ne faut pas présumer que les pratiques, l’organisation institutionnelle et les coûts sont identiques dans tous les districts et toutes les régions. Il n’existe pas d’autorité faîtière unique pour la religion en Ouganda ; les organismes officiels, institutions locales, plateformes interconfessionnelles et pratiques informelles remplissent des fonctions différentes.
La religion en Ouganda
La religion en Ouganda comprend des communautés chrétiennes, musulmanes, traditionnelles et d’autres confessions, ainsi que des personnes sans affiliation religieuse. Les données de 2024 sur la population des ménages indiquaient 81,7 % de chrétiens et 13,2 % de musulmans. Les pratiques religieuses, l’éducation, les jours fériés, l’organisation communautaire et les événements de la vie s’inscrivent dans le cadre des droits constitutionnels et du droit général ougandais.
Conseil
Considérez la religion en Ouganda comme un ensemble de choix locaux plutôt que comme un système national unique. Choisissez une congrégation, une mosquée, une option scolaire, une cérémonie ou une forme d’organisation en vérifiant ses pratiques, son autorité, ses coûts et ses conséquences juridiques concrètes. Distinguez les rites religieux de l’état civil et ne présumez pas qu’un statut fiscal ou associatif d’un organisme confessionnel est acquis sans confirmation écrite.

