Le paysage linguistique ougandais associe un cadre national formel à un usage régional et communautaire important. L’anglais est la langue administrative nationale et le Parlement mène ses débats en anglais. Le kiswahili a le statut constitutionnel de deuxième langue officielle, mais rien n’indique qu’il soit l’unique langue par défaut dans tout le pays pour les écoles ou l’administration publique. Il n’existe pas de langue coofficielle généralement équivalente à l’anglais et au kiswahili. L’UNESCO recense jusqu’à 43 langues parlées en Ouganda. Parmi les langues locales courantes figurent le luganda, le lusoga, l’ateso, le dhopadhola, le lunyole, le lusamia, le lugisu ou lumasaba, l’acholi, le lango, le lugbarati, le madi, le runyankole-rukiga, le runyoro-rutooro, le lukhonzo et le ngakarimojong. Les noms locaux et les conventions d’écriture peuvent varier selon les régions. Le National Curriculum Development Centre continue de normaliser les orthographes et la terminologie ; l’orthographe du kupsabiny, par exemple, était en cours de révision en 2024. L’enseignement primaire suit un parcours linguistique par étapes. De P1 à P3, une langue familière ou locale est normalement la langue d’enseignement et l’anglais est enseigné comme matière. P4 marque le passage de la langue locale à l’anglais. De P5 à P7, l’anglais est la langue d’enseignement et la langue locale reste une matière. Lorsqu’aucune langue scolaire locale commune n’est disponible, l’anglais ou le kiswahili peut servir de langue d’enseignement ; le choix concret dépend toujours de l’école et de la région. Les recommandations 2025 du National Curriculum Development Centre ont désigné 26 langues locales comme les plus praticables pour l’enseignement primaire inférieur. Dix langues locales figurent dans les programmes secondaires et les examens UCE ou UACE : ateso, dhopadhola, leb-lango, leb-acoli, luganda, lugbarati, lumasaaba, lusoga, runyankore-rukiga et runyoro-rutooro. Dans l’administration, l’article 6 de la Constitution établit l’anglais comme langue nationale de travail. D’autres langues peuvent être utilisées dans l’administration, la législation et le pouvoir judiciaire si une loi le prévoit. Pour les procédures judiciaires, la Civil Procedure Act exige l’anglais pour les tribunaux, l’enregistrement des témoignages et les demandes écrites, mais les témoignages peuvent être présentés dans une langue locale. En vertu de l’article 28(3)(f), une personne accusée qui ne comprend pas la langue utilisée au tribunal a droit gratuitement à un interprète. Les éléments disponibles n’établissent pas d’obligation générale, à l’échelle nationale, de fournir tout type de service de traduction en dehors de ces protections précises. La langue influe également sur les médias et la participation. Les licences de l’Uganda Communications Commission autorisent des programmes dans les langues officielles et dans les autres langues parlées en Ouganda. La radiodiffusion communautaire est censée utiliser une majorité de contenus produits localement et répondre aux besoins locaux en matière de langue, de culture et d’information, notamment en donnant accès aux voix sous-représentées. Uganda Broadcasting Corporation propose des programmes nationaux et régionaux en anglais, kiswahili, luganda, luo, lugbara, madi, alur, kakwa, runyankore, rukiga, runyoro, rutooro, rukonzo, ateso, lumasaba, lusoga et ngakarimojong. L’article 37 de la Constitution protège le droit d’appartenir à une langue et une culture, de les apprécier, pratiquer, préserver et promouvoir. L’État doit préserver et développer les langues de l’Ouganda, soutenir une ou plusieurs langues nationales et développer une langue des signes pour les personnes sourdes. La langue des signes ougandaise a donc un rôle constitutionnel de développement et d’accès, même si l’article 6 ne la classe pas parmi les langues officielles. L’accès à la télévision peut aussi comprendre des incrustations en langue des signes et des règles d’accessibilité. Le développement linguistique est soutenu par le Ministry of Education and Sports, le National Curriculum Development Centre, les administrations locales, les conseils linguistiques, les institutions culturelles et les organisations communautaires. Leur portée pratique dépend de l’existence d’orthographes, de dictionnaires bilingues, de matériel pédagogique, de genres adaptés et d’enseignants formés.
Langues en Ouganda
L’anglais est la langue officielle de l’Ouganda et le kiswahili sa deuxième langue officielle, dont l’usage doit être déterminé par le Parlement. On y parle jusqu’à 43 langues, et les langues locales restent essentielles à la vie quotidienne, à l’identité, à l’éducation et à l’information communautaire. L’anglais domine les contextes nationaux formels, mais l’usage des langues à l’école, dans les médias, l’administration locale et les services publics varie selon la région et l’institution.
Conseil
Choisissez la langue en fonction du contexte au lieu de supposer qu’une seule langue convient partout en Ouganda. Utilisez l’anglais pour les démarches nationales formelles, vérifiez quelle langue locale convient aux services régionaux et aux écoles, et préparez à l’avance le passage de l’enseignement dans une langue locale à l’anglais. Demandez un accès linguistique au tribunal ou un soutien en langue des signes si la compréhension est autrement compromise.

