L’ANPE est le service public de l’emploi du Niger, rattaché au ministère chargé de l’Emploi. Une personne en recherche d’emploi peut s’inscrire à un guichet de l’ANPE, présenter ses pièces d’identité et recevoir une carte d’inscription. La procédure citée accepte une carte d’identité, un passeport ou un acte de naissance ; le diplôme et le CV sont facultatifs. Aucun frais d’inscription n’est publié. Les horaires cités sont du lundi au jeudi de 08:00 à 17:30 et le vendredi jusqu’à 13:00. L’inscription compte aussi lors du recrutement, car le Code du travail exige la carte de l’ANPE et les employeurs formels doivent déclarer les postes au service public de l’emploi avant toute annonce ou embauche directe. L’ANPE assure la mise en relation, l’aide au CV et à la lettre de motivation, la préparation aux entretiens et l’accompagnement dans la recherche d’emploi par des services comme le TRE, ainsi que des programmes de réinsertion et d’entrepreneuriat. Elle est présente dans huit régions ; le bulletin de 2024 recensait des représentations à Niamey, Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Tahoua, Konni, Tillabéri et Zinder. Avant de vous déplacer ou de postuler, vérifiez la disponibilité du bureau local et des programmes en cours. Des programmes sélectifs soutiennent certains groupes. Le COSIVIP est géré au niveau national depuis Niamey pour des personnes admissibles de 18 à 35 ans titulaires d’un diplôme supérieur, technique ou professionnel, primo-demandeuses d’emploi, inscrites à l’ANPE et ayant un contrat avec une agence ; il dure 12 mois et prévoit une allocation mensuelle et une couverture des risques professionnels. Le CRP s’adresse aux jeunes diplômés admissibles de 15 à 35 ans qui ont besoin d’une formation complémentaire, ainsi qu’aux personnes au chômage de longue durée qui rencontrent des difficultés de réinsertion. Il exige au moins un jour d’inscription à l’ANPE, la nationalité nigérienne et un contrat avec une agence ; il propose jusqu’à six mois de formation avec une allocation journalière. Le PACE aide les jeunes diplômés admissibles ayant une idée ou un projet d’entreprise, grâce à une formation à l’entrepreneuriat, à la préparation d’un plan d’affaires, à des orientations vers des financements et à un suivi ; il prévoit une allocation journalière pendant la formation. L’accès à ces programmes est sélectif et ne crée aucun droit général. Le bulletin de 2024 recensait 302 bénéficiaires du COSIVIP, 50 du CRP et 499 du TRE/E. Le même bulletin indiquait 60 112 demandeurs d’emploi inscrits, 7 557 offres et 7 411 offres satisfaites. La demande inscrite a augmenté de 16 % entre 2023 et 2024, tandis que les offres ont baissé de 22 % ; celles-ci représentaient environ 12 % de la demande inscrite. Ces chiffres mesurent l’activité de l’ANPE, pas le taux de chômage national. La situation du travail au Niger comprend aussi un sous-emploi considérable et une importante activité informelle. L’enquête ERI-ESI de 2017 indiquait un chômage BIT de 7,9 %, de 12,2 % chez les personnes âgées de 15 à 34 ans, un sous-emploi lié au temps de travail et chômage combinés de 29,8 %, une sous-utilisation de la main-d’œuvre de 60,2 % et une durée moyenne déclarée du chômage de 6,65 jours. Le travail informel non agricole représentait 89 % cette année-là. Les interruptions des moyens de subsistance en milieu rural et dans l’informel peuvent donc ne pas apparaître dans les inscriptions à l’ANPE ; les services publics de l’emploi ont une portée directe plus limitée dans ces contextes. Les sources officielles examinées ne recensent pas de régime général d’assurance chômage ni d’allocation de chômage au Niger. La CNSS énumère les prestations familiales, la couverture des accidents du travail et maladies professionnelles, les pensions de vieillesse, d’invalidité et de survivants ainsi que l’assurance volontaire, mais pas de versements récurrents liés au chômage. Le RSU peut identifier les ménages ou personnes susceptibles de bénéficier d’une protection sociale liée à un programme particulier ; les aides en espèces ou autres dépendent de critères de pauvreté, de choc et de programme, et non du seul statut de demandeur d’emploi. La perte d’un emploi formel peut entraîner des obligations distinctes pour l’employeur. Un licenciement économique exige une notification écrite et motivée ; l’employeur doit informer l’inspecteur du travail sans délai. Un travailleur admissible reçoit une indemnité spéciale non imposable égale à un mois de salaire brut, en plus du préavis et de toute indemnité de licenciement applicable. Il bénéficie pendant deux ans d’une priorité de réembauche dans la même catégorie professionnelle, doit tenir son adresse à jour et se présenter dans les huit jours suivant la notification d’un poste admissible. À la fin du contrat, il peut demander un certificat de travail. Un chômage temporaire peut résulter de graves difficultés économiques ou d’un cas de force majeure. Les représentants du personnel sont consultés et l’inspecteur du travail participe à la procédure. La proposition de l’employeur précise la durée, les catégories concernées, le nombre de travailleurs et l’indemnisation salariale. En cas de motif économique, la communication doit avoir lieu au moins 15 jours avant la réunion ; tout renouvellement reprend la procédure. Le chômage temporaire imposé ne peut dépasser trois mois sur une période de douze mois. L’indemnisation dépend de la proposition ou de la convention applicable, et non d’une allocation nationale de chômage ; au terme de la durée maximale, le travailleur peut considérer la relation de travail comme terminée. Pour faire face au chômage au Niger, il faut donc distinguer l’inscription et la mise en relation par l’ANPE, la protection du revenu, les paiements dus par l’employeur après la perte formelle d’un emploi et la protection sociale ciblée. Les options dépendent du caractère formel ou informel du travail, du motif de l’interruption, de l’âge, des qualifications, de la nationalité, de la région et de la disponibilité d’un programme actif.
Chômage au Niger
Au Niger, le chômage désigne une période sans emploi rémunéré recherché et concerne l’inscription, la sécurité du revenu, la recherche d’emploi et le retour au travail. L’ANPE propose l’inscription publique des demandeurs d’emploi, leur mise en relation avec les employeurs et des services de réinsertion, mais les sources officielles examinées n’établissent ni assurance chômage générale ni allocation récurrente de chômage. Les chiffres du chômage doivent être lus avec ceux du sous-emploi et du travail informel : l’enquête ERI-ESI de 2017 indiquait un chômage BIT de 7,9 %, un sous-emploi lié au temps de travail et chômage combinés de 29,8 % et une sous-utilisation de la main-d’œuvre de 60,2 %. En 2024, l’ANPE a enregistré 60 112 demandeurs d’emploi et 7 557 offres ; ces données administratives décrivent l’utilisation du service, pas le taux de chômage national.
Conseil
Au Niger, le chômage appelle à la fois une stratégie de recherche d’emploi et une planification des revenus : l’ANPE peut faciliter l’inscription, la mise en relation et la réinsertion, mais l’inscription ne donne pas droit à une allocation générale. Si un emploi formel a pris fin, protégez séparément vos droits à l’égard de l’employeur ; si votre travail était rural ou informel, vérifiez les aides concrètement accessibles, car les données de l’ANPE ne recensent pas toutes les interruptions de travail. Ne choisissez COSIVIP, CRP ou PACE que si ses critères et une cohorte active correspondent à votre situation.

