Le riz est l’aliment de base principal au Myanmar, avec le poisson, les légumes, les légumineuses, le maïs, les arachides, le sésame, l’huile de palme et les produits de l’élevage. Le delta de l’Ayeyarwady et d’autres plaines intérieures fertiles permettent la riziculture, tandis que la zone sèche centrale est plus aride. Les communautés côtières dépendent davantage de la pêche maritime ; les régions intérieures utilisent les pêcheries d’eau douce et l’aquaculture ; l’État Shan est connu pour le thé, la région centrale produit des légumineuses et la côte sud fournit des crevettes séchées. La mousson dure généralement de la mi-mai environ à octobre et influence l’agriculture, les transports et la disponibilité alimentaire. La plupart des repas sont préparés à la maison ou achetés dans les marchés, les étals de rue, les salons de thé, les cantines, les restaurants et les hôtels. Les plats courants comprennent des préparations à base de riz, des currys, du poisson, des nouilles et des salades. La fermentation, la conservation en saumure, le séchage et le salage préservent les ingrédients et créent des saveurs distinctives. Le mohinga associe des nouilles de riz à un bouillon de poisson ; il est largement consommé, souvent au petit-déjeuner. Le laphet thoke associe des feuilles de thé fermentées à des ingrédients tels que chou, tomate, ail, cacahuètes, sésame, piment et sauce de poisson. Le Nga Htamin Nè associe riz Shan, poisson, tomate et huile à l’ail. Le Rakhine Mont Ti et l’A-Pu Hlya-Pu utilisent des nouilles de riz, du poisson et de la pâte de poisson dans des préparations aigres ou pimentées. Parmi les autres spécialités régionales figurent le Mandalay Htoe Mont, le Pathein Halawa et des plats associés aux communautés kachin, shan, rakhine, mon et kayin. L’hospitalité culinaire inclut souvent le laphet thoke et le Yei-Nway-Gyan comme accueil partagé ou pratique communautaire. Le laphet peut aussi être servi lors de cérémonies religieuses, de festivals et de rassemblements sociaux. Les cultures alimentaires régionales et ethniques sont officiellement reconnues, mais les coutumes ne sont pas uniformes dans tout le Myanmar. Lors d’une cérémonie rakhine de première récolte, la première nourriture préparée à partir de la récolte peut être offerte d’abord au Bouddha, aux moines, aux aînés, aux enseignants et aux proches. Il s’agit d’une pratique régionale documentée, et non d’une règle pour tous les foyers ou toutes les cérémonies. La monnaie utilisée pour acheter de la nourriture est le kyat du Myanmar (MMK). Il n’existe pas de liste nationale fiable des prix des repas valable partout. Les coûts changent selon le cadre urbain ou rural, la saison, les transports et la sécurité. En janvier 2026, le riz Emata était annoncé à environ 10 % sous son niveau élevé de janvier 2025 ; en janvier 2025, le PAM indiquait que le riz, les haricots, l’huile et le sel avaient augmenté d’environ 30 % par rapport à l’année précédente. Les espèces restent largement utilisées, mais les conflits, le séisme de 2025, les déplacements, l’inflation, les difficultés de financement et les perturbations des transports limitent l’accès physique ou économique dans de nombreuses zones. Une estimation pour 2026 situait environ 8,5 millions de personnes, soit près de 15 % de la population, en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée ; cette estimation dépend du moment et ne doit pas être considérée comme un taux national permanent. L’aide humanitaire alimentaire, financière et nutritionnelle est ciblée et dépend du lieu, de l’admissibilité et de la sécurité d’accès. Les éléments disponibles n’établissent ni droit universel à une aide alimentaire publique ni voie unique de prestations à l’échelle nationale. Les recommandations alimentaires du Myanmar utilisent six groupes d’aliments ; celles destinées aux femmes enceintes et allaitantes en utilisent sept, avec des équivalences en mesures ménagères. Selon les données de l’UNICEF, le début précoce de l’allaitement concernait 67 % des cas, l’allaitement exclusif de la naissance à cinq mois 51 %, le retard de croissance modélisé 24 %, deux doses de vitamine A 93 % et le sel iodé à plus de 0 partie par million 85 % des ménages. Des résultats plus anciens indiquaient que 21 % des enfants recevaient des aliments d’au moins quatre groupes et que 43 % étaient nourris trop rarement. Ces chiffres proviennent de dates et de méthodes différentes. Les recommandations sur l’alimentation complémentaire commencent à six mois ; les pratiques réelles varient selon l’accès alimentaire du foyer, les prix et les conditions locales. La loi nationale sur l’alimentation porte sur la qualité, la sécurité sanitaire et l’hygiène des aliments. La production, l’importation, l’exportation, le stockage, le transport, la distribution et la vente peuvent être soumis à contrôle. Les producteurs et importateurs peuvent être tenus de respecter des obligations en matière de qualité, d’étiquetage, de publicité et d’informations demandées par les autorités. Les inspecteurs alimentaires effectuent les contrôles ; les comités de surveillance des aliments et médicaments des cantons peuvent assurer le suivi. L’Administration des aliments et des médicaments (FDA) comprend des fonctions de contrôle alimentaire et de laboratoire ; ses antennes comprennent celles de Yangon et Mandalay, avec une couverture supplémentaire dans d’autres régions et zones de commerce frontalier. L’Autorité alimentaire du Myanmar coordonne le contrôle des aliments entre secteurs. Une directive de 2025 sur l’hygiène et la certification des inspections alimentaires suit les approches du Codex et de l’ASEAN ; une procédure de 2026 fondée sur les risques soutient les fabricants locaux par une soumission électronique. La surveillance couvre notamment les importations illégales, la restauration universitaire, les restaurants de bord de route, les aires de repos, les restaurants d’hôtels et de motels, ainsi que les marchés de viande d’animaux sauvages ou d’insectes. La qualité de l’eau, l’hygiène et la chaîne du froid varient fortement selon les zones ; aucun délai unique national d’inspection ou d’approbation n’est établi. Les efforts en faveur de la durabilité alimentaire comprennent l’agriculture intelligente face au climat, l’agriculture sensible à la nutrition, la lutte intégrée contre les ravageurs, la gestion durable des terres, forêts et eaux, la réduction des pertes après récolte et le renforcement de la résilience de l’élevage, des pêcheries et de l’aquaculture. Les pêcheries sont confrontées à la surpêche, à la pêche illégale, à la perte d’habitats et aux risques climatiques. Dans certains lieux, les sociétés de pêche villageoises, la cogestion locale, la restauration des mangroves et les étangs piscicoles apportent des réponses pratiques. En 2024, une initiative de cuisinières écologiques a travaillé avec 25 petits groupes de pêcheurs. La quantité de bois utilisée pour une marmite de riz a diminué d’environ 10 à 12 morceaux à environ 3 ; la cuisinière coûtait environ 13 500 MMK et pouvait réduire la demande en bois de mangrove. L’accès à ces projets dépend du lieu, du financement, de la sécurité et de la couverture du projet.
Alimentation au Myanmar
L’alimentation au Myanmar repose sur le riz, le poisson, les légumineuses, les légumes, les nouilles et les ingrédients régionaux. Le mohinga, le laphet thoke et d’autres plats locaux reflètent les différences entre le littoral, le delta fluvial, la zone sèche, les hautes terres et l’intérieur du pays. L’accès, les prix et la sécurité alimentaire varient selon le lieu, la saison, les transports, la sécurité et le revenu des ménages.
Conseil
Au Myanmar, adaptez vos choix alimentaires à ce qui est disponible, abordable et sûr dans votre lieu précis plutôt qu’à une hypothèse nationale de prix ou de menu. Comparez les prix des aliments de base selon la date et les transports, diversifiez les groupes alimentaires lorsque l’accès le permet et considérez les coutumes régionales comme locales, non universelles. Si vous produisez, vendez ou servez des aliments, vérifiez séparément les exigences d’hygiène, d’étiquetage et d’inspection.

