La série nationale directe du Myanmar publiée par l’Organisation centrale des statistiques indique 0,03 million de personnes au chômage et un taux de 0,17 % en 2020, 0,30 million et 1,33 % en 2021, 0,59 million et 2,53 % en 2022, et 0,88 million et 3,69 % en 2023. La population active est passée de 22,61 millions à 23,97 millions pendant la même période. L’estimation de 3,0 % pour 2025 de la Banque mondiale et ILOEST est modélisée et ne doit pas être considérée comme le résultat d’une enquête directe plus récente. Le taux compte les personnes sans emploi qui en recherchent activement et sont disponibles pour travailler. Il ne montre pas entièrement le chômage caché, le sous-emploi ou la dégradation de la qualité de l’emploi. L’enquête sur la pauvreté et les conditions de vie au Myanmar 2024 a indiqué que l’emploi représentait 60,9 % de la population en âge de travailler, soit environ 2,1 millions de personnes en emploi supplémentaires mais seulement quelque 0,3 million de salariés supplémentaires. Le travail salarié est passé de 38,2 % en 2017 à 25,3 % en 2024, tandis que le travail occasionnel, indépendant et informel reste répandu. L’Organisation internationale du travail a estimé que l’emploi informel représentait 85,7 % en 2020. Le principal service public d’emploi consiste à s’inscrire auprès d’un bureau local d’échange de main-d’œuvre, puis à rechercher une mise en relation par le bureau ou Myanmarjob.gov.mm. La loi sur l’emploi et le développement des compétences autorise les bureaux publics d’échange de main-d’œuvre et impose aux agences privées d’emploi de fournir gratuitement leurs services aux demandeurs d’emploi. Les sources examinées n’indiquent pas de frais d’inscription à un bureau d’échange ; le bureau local devrait donc confirmer les frais éventuels, les documents et les modalités de rendez-vous actuels. L’accès et les délais varient selon le township et les conditions de sécurité. Le ministère du Travail, le Département du travail, les bureaux locaux du Conseil de la sécurité sociale et le Département de l’action sociale ont des responsabilités distinctes ; une aide sociale ciblée n’est pas la même chose qu’une assurance chômage. La loi de 2012 sur la sécurité sociale et son règlement de 2014 contiennent un dispositif légal d’assurance chômage pour les travailleurs assurés par l’intermédiaire d’un établissement inscrit. Il prévoit l’admissibilité après au moins 36 mois de cotisations, un licenciement involontaire ou une fermeture définitive, un bon état de santé, la volonté et la capacité de travailler, l’inscription auprès d’un bureau local d’échange de main-d’œuvre et des déclarations mensuelles à ce bureau ou au bureau local du Conseil de la sécurité sociale. Le dispositif de demande prévoit un délai d’un mois et des documents tels que le formulaire 34, le formulaire 35 de l’employeur, une décision de licenciement et une attestation du bureau d’échange. La démission volontaire et le licenciement pour faute disqualifient le demandeur selon le dispositif. La prestation légale est de 50 % du salaire moyen pendant 60 jours après 36 mois de cotisations, auxquels s’ajoutent 30 jours par tranche supplémentaire de 12 mois, jusqu’à 180 jours après 84 mois ou plus ; une majoration pour personne à charge mariée peut atteindre 10 %. Le dispositif prévoit des cotisations de 1 % pour le travailleur et de 1 % pour l’employeur. Ces paramètres décrivent le dispositif légal, et non un paiement actuellement confirmé. Le profil du Conseil de la sécurité sociale de novembre 2025 indique que les branches maladie et soins, aide familiale et accidents du travail sont mises en œuvre, tandis que les branches chômage, vieillesse, invalidité et survivants restent en attente. La couverture est donc limitée dans la pratique, notamment pour les travailleurs informels et indépendants, les agriculteurs, les travailleurs domestiques et journaliers ainsi que certains travailleurs à temps partiel. Selon le dispositif légal, un nouvel emploi, le refus injustifié d’un emploi ou d’une formation appropriés, une peine d’emprisonnement ou un départ définitif du Myanmar peut mettre fin au versement légal. L’indemnité de licenciement constitue une obligation distincte de l’employeur, et non une assurance chômage. Le barème indiqué va d’un demi-mois de salaire après 6 à 11 mois d’ancienneté à un maximum de 13 mois après 300 mois ou plus. La liquidation, la suspension imprévisible et le décès peuvent ouvrir droit à une indemnité dans certaines circonstances définies, tandis que la démission et la faute ne le permettent pas. Il convient de confirmer l’interprétation précise de la demande auprès du Conseil de la sécurité sociale ou du bureau du travail compétent. Les registres des bureaux d’échange de main-d’œuvre ne peuvent pas servir de dénominateur national pour le chômage. La méthodologie de l’Organisation centrale des statistiques mentionne 18 bureaux à Yangon et 73 dans les autres États et régions ; le tableau 2023-2024 indique 567 647 demandeurs d’emploi inscrits à Yangon, mais ne donne aucune valeur correspondante pour les autres zones dans l’extrait consulté. Les inscriptions mesurent donc l’utilisation de ce service, et non le nombre total de chômeurs. Conservez les dossiers d’emploi et de licenciement, vérifiez l’historique des cotisations et le motif du licenciement, et demandez au bureau compétent quels services, formulaires, financements et aides locales sont actifs avant de compter sur une prestation légale.
Chômage au Myanmar
Au Myanmar, le chômage signifie ne pas avoir d’emploi, rechercher activement du travail et être disponible pour commencer. La dernière série nationale directe fait état de 0,88 million de personnes au chômage et d’un taux de 3,69 % en 2023 ; le chiffre de 3,0 % publié pour 2025 par la Banque mondiale et ILOEST est modélisé et ne provient pas d’une enquête directe. Aucun dispositif général opérationnel d’indemnisation du chômage n’est établi par les éléments disponibles : les demandeurs d’emploi s’appuient souvent sur les bureaux locaux d’échange de main-d’œuvre, Myanmarjob.gov.mm, les indemnités de licenciement légalement dues, l’épargne et l’aide du foyer ou de la communauté. Le taux officiel peut sous-estimer les difficultés, car le travail informel, occasionnel et indépendant est répandu et le sous-emploi peut ne pas apparaître dans la mesure.
Conseil
Privilégiez d’abord la préservation des revenus et l’accès à l’emploi au lieu d’attendre une indemnité générale de chômage. Utilisez le bureau local d’échange de main-d’œuvre et Myanmarjob.gov.mm pour rechercher un emploi, et vérifiez séparément l’indemnité de licenciement et l’aide ciblée. Considérez l’assurance chômage légale comme un dispositif à vérifier auprès du Conseil de la sécurité sociale ou du bureau du travail, et non comme un revenu sur lequel établir un budget fiable tant que la disponibilité actuelle des paiements n’est pas confirmée.

