Le système d’immigration mongol est centralisé et repose principalement sur la loi de 2010, édition révisée, relative au statut juridique des ressortissants étrangers. Un ressortissant étranger choisit sa voie d’entrée et de séjour selon le motif réel de sa présence. Les catégories disponibles comprennent les visites temporaires, les affaires, le transit, le travail, les études, la recherche, l’investissement, les motifs familiaux ou privés, les soins médicaux et l’immigration en vue d’une résidence permanente. Le statut d’immigration n’est pas la citoyenneté mongole. À la date des recherches, en septembre 2026, les ressortissants de 34 pays pouvaient entrer en Mongolie sans visa pour le tourisme pendant 30 jours au maximum, sous réserve de l’exemption applicable. Les nationalités éligibles peuvent également demander un visa électronique sur evisa.mn. Les autres voyageurs utilisent des catégories telles que K1 pour les affaires, K2 pour le tourisme, K3 pour le tourisme transfrontalier jusqu’à 3 jours, K4 pour les activités culturelles, sportives ou cinématographiques jusqu’à 30 jours, K5 pour le transport de marchandises ou de passagers, K6 pour le transit jusqu’à 10 jours, K7 pour le tourisme combiné au travail dans le cadre d’un accord et K8 pour les soins médicaux. Les visas à entrée simple, double ou multiple, de réentrée et de transit répondent à différents types de déplacement. Un ressortissant étranger ne peut ni travailler ni exercer une activité en dehors du motif indiqué sur son visa ou permis. La demande d’autorisation de visa est généralement déposée par un invitant. L’autorisation est en général valable 60 jours ; le délai annoncé est de 5 jours ouvrables en procédure normale et de 3 jours ouvrables en procédure accélérée. Les frais annoncés sont de 2 500₮ en procédure normale et de 5 000₮ en procédure accélérée ; le passeport doit généralement être valable au moins 180 jours. Un visiteur temporaire ou exempté de visa peut généralement demander une seule prolongation de 30 jours au maximum, au moins 5 jours ouvrables avant l’expiration. Les frais indiqués vont de 40 000₮ pour 1 à 7 jours à 168 800₮ pour 30 jours. Un séjour plus long nécessite la procédure de résidence appropriée. La demande de permis de résidence est généralement déposée dans les 21 jours suivant l’entrée. La première demande est personnelle et comprend des données biométriques, des empreintes digitales et une photographie. Le fournisseur du logement enregistre l’adresse par voie électronique dans les 48 heures ; une personne résidant à titre privé enregistre son adresse auprès du soum ou du khoroo compétent dans les 14 jours. Les documents peuvent inclure un passeport valide, une carte d’identité d’étranger, un justificatif d’adresse, la preuve du motif, un invitant et, si nécessaire, des documents médicaux, un extrait de casier judiciaire ou des justificatifs financiers. Un permis de résidence à titre privé peut être valable jusqu’à 5 ans, puis prolongé jusqu’à 3 ans ; les catégories de service peuvent avoir des durées plus courtes. Le travail exige à la fois un fondement d’immigration approprié et un permis de travail. Les catégories C couvrent notamment la construction et les infrastructures, les sciences et l’éducation, les technologies de l’information, la géologie et les mines, le pétrole et l’énergie, la finance et le droit, la culture et le sport, la production et les services, l’agriculture, la santé, l’action humanitaire, le travail domestique et les soins, ainsi que le transport ou l’exportation de marchandises. L’employeur fournit normalement la description du poste et la demande, avec le passeport et les informations d’adresse ; un examen médical peut aussi être requis. À titre d’exemple, le service C6 annoncé prend 5 jours ouvrables en procédure normale ou 3 en procédure accélérée et coûte 135 000₮ ou 255 000₮. Le travail non autorisé est interdit. Les catégories d’études et de recherche comprennent E1 et E2 pour l’enseignement supérieur, E2-1 pour les personnes à charge, E3 pour l’apprentissage de la langue, de l’histoire ou de la culture mongoles ou pour la formation professionnelle, E4 pour un stage ou une recherche dans un établissement public, E5 pour l’innovation ou la recherche et développement, et E5-1 pour les personnes à charge. L’établissement d’enseignement ou l’autorité responsable fournit le fondement de la demande. Les pièces médicales requises peuvent comprendre des tests de dépistage du VIH/sida, de la syphilis, de la tuberculose et des hépatites B ou C. Les catégories d’investissement B1, B2 et B3 couvrent les investisseurs dans des entreprises à capitaux étrangers, leurs représentants ou dirigeants, ainsi que les représentants de personnes morales étrangères ; des catégories familiales sont disponibles dans les cas pertinents. Les justificatifs peuvent comprendre une attestation de l’Agence nationale de développement, l’immatriculation de la société, ses statuts, un rapport d’audit et des documents fiscaux ou d’assurance sociale. Les catégories familiales et privées comprennent F1 pour le conjoint d’un citoyen mongol, F2 pour un ancien citoyen mongol, F3 pour l’enfant étranger d’un citoyen mongol, H1 pour une personne ayant des réalisations particulières, des qualifications recherchées ou une expertise scientifique, H2 pour un citoyen mongol ayant également une nationalité étrangère et H3 pour d’autres motifs privés. G-1 peut couvrir les personnes à charge d’immigrants. Les actes de mariage, de naissance ou d’adoption nécessitent généralement une traduction officielle. La durée d’autorisation d’une personne à charge est souvent liée à celle du demandeur principal. Les services F et H peuvent accorder une résidence jusqu’à 5 ans ; les prolongations sont généralement demandées 30 jours avant l’expiration. La résidence permanente en qualité d’immigrant relève de la catégorie G. La demande exige généralement au moins 3 ans de résidence légale continue, un revenu mensuel d’au moins cinq fois le salaire minimum mongol, un diplôme de premier ou de deuxième cycle ou une spécialité essentielle, l’absence d’antécédent criminel et l’absence d’expulsion antérieure ou d’interdiction d’entrée. Le dossier peut comprendre un invitant, un justificatif d’adresse, un passeport, une biographie sur trois générations, un extrait de casier judiciaire, des documents médicaux et financiers et un diplôme. La première décision est annoncée dans un délai maximal de 60 jours et coûte 135 000₮. Le renouvellement prendrait 30 jours ; le permis peut durer jusqu’à 2 ans et coûte 72 000₮. Une absence de plus de 180 jours sur une année entraîne un risque de révocation. Les nombres de résidents permanents sont soumis à un quota légal de 0,5 % de la population au total et de 0,17 % pour une nationalité donnée au maximum ; le Parlement fixe les nombres d’immigrants. La citoyenneté relève d’une procédure distincte, décidée par le président de la Mongolie. L’Agence de l’immigration reçoit et examine les demandes puis transmet le dossier dans le cadre de la procédure du Premier ministre. La naturalisation exige généralement un revenu légal, la connaissance de la langue, des coutumes et de la Constitution mongoles, au moins 5 ans de résidence permanente selon la pratique déclarée de l’Agence, une conduite acceptable et l’absence de conflit avec les relations extérieures de la Mongolie. L’Agence indique comme exigence un revenu légal mensuel d’au moins dix fois le salaire minimum. Les demandeurs renoncent généralement à leur nationalité antérieure, et la Mongolie ne reconnaît généralement pas la double nationalité, sous réserve de l’exception légale applicable à la perte automatique prévue par la loi nationale antérieure de la personne. Les frais annoncés sont de 60 000₮. La page de l’Agence annonce 6 mois à 1 an, alors que la loi sur la citoyenneté fixe un maximum de 6 mois ; cette divergence doit être vérifiée au moment de la demande. La naissance en Mongolie ne confère pas à elle seule la citoyenneté lorsque les deux parents sont étrangers. Le droit mongol prévoit un droit formel de demander l’asile politique. Le président peut accorder l’asile à une personne persécutée pour des convictions reconnues en Mongolie, et la Constitution protège la demande motivée d’asile d’un étranger ou d’un apatride fondée sur ses convictions ou sur une activité politique ou liée à la justice. Les recherches locales officielles ne documentent pas de procédure générale de détermination du statut de réfugié ; l’asile et les éventuelles solutions fonctionnelles ne doivent donc pas être considérés comme des systèmes interchangeables. Un traité international applicable prévaut sur les règles nationales contradictoires. Les ressortissants étrangers jouissent généralement des mêmes droits et libertés que les citoyens mongols, sous réserve de restrictions relatives à la sécurité et à l’ordre public. Ils doivent respecter les règles fiscales, la Constitution, les lois et les coutumes, conserver un passeport ou une carte d’identité d’étranger valide, respecter le motif et la durée autorisés et partir à temps. Ils ne peuvent pas exercer d’activité politique ou partisane, voter ou participer aux scrutins, travailler sans autorisation ou déménager vers une adresse non enregistrée. L’Agence de l’immigration peut délivrer, refuser, modifier, prolonger ou annuler les autorisations de visa ; la loi n’oblige pas toujours l’autorité à communiquer le motif d’un refus de visa. Une résidence peut être refusée ou annulée à la suite de recommandations des services de renseignement ou de police, de violations répétées des règles de visa, d’enregistrement ou de résidence, d’une activité interdite, de documents falsifiés ou modifiés ou d’un passeport invalide. Les délais avant une nouvelle demande varient selon les catégories : certains refus d’autorisation de visa permettent une nouvelle demande après 30 jours, tandis qu’une falsification ou une fausse déclaration peut entraîner un délai de 180 jours ; pour une demande de résidence de même type, l’attente peut être plus longue, souvent un an, alors que certains cas de travail ou d’investissement prévoient 90 jours. Après le refus ou l’annulation d’une résidence ou d’une prolongation, l’étranger peut recevoir un avis de sortie et disposer de 10 jours pour partir. Un dépassement de séjour ou un séjour sans le permis de résidence requis peut entraîner une amende de 10 unités par jour. Une unité vaut 1 000₮ ; l’amende maximale est de 2 000 unités. Les autorités peuvent détenir une personne jusqu’à 14 jours sur décision judiciaire et éventuellement prolonger la détention de 30 jours. Les motifs d’expulsion peuvent inclure des documents falsifiés ou invalides, un dépassement de séjour, des violations répétées, un travail non autorisé, une activité hors du motif autorisé ou des préoccupations d’ordre public ou de sécurité. Une interdiction de réentrée peut durer de 1 à 10 ans. Des exceptions peuvent s’appliquer en cas de difficultés personnelles, de privation de soutien familial, de traite des êtres humains ou de raisons médicales valables. Le canal de réclamation de l’Agence de l’immigration et le centre d’appels du gouvernement permettent de soulever un problème. Selon la procédure générale du droit administratif, une réclamation est normalement adressée à une autorité administrative supérieure dans les 30 jours ; le délai de réponse est généralement de 30 jours et peut être prolongé une fois de 30 jours au maximum. Un recours devant le tribunal administratif est généralement déposé dans les 30 jours suivant la réponse administrative ou la décision pertinente. Comme les motifs de refus de visa peuvent ne pas être communiqués, conservez le dossier de demande, la décision, les échéances, les traductions, les reçus et les preuves de dépôt. Les frais, les listes de documents et les délais de service peuvent changer ; vérifiez-les auprès de l’Agence de l’immigration, du ministère des Affaires étrangères et de Legalinfo juste avant le dépôt.
Le droit de l’immigration en Mongolie
En Mongolie, le droit de l’immigration régit l’entrée, les visas, le séjour, le travail, les études, la migration familiale, la protection, la résidence permanente et la citoyenneté. Les ressortissants étrangers ont généralement besoin d’un visa, sauf exemption prévue par un accord international ; un visa ne garantit pas l’admission. L’Agence de l’immigration de Mongolie coordonne de nombreuses démarches, tandis que le ministère des Affaires étrangères, les missions diplomatiques et d’autres autorités prennent en charge certaines étapes.
Conseil
En Mongolie, planifiez l’immigration en faisant correspondre le motif réel du séjour, le visa, le statut de résidence, l’autorisation de travail et les activités prévues. Déterminez la bonne voie avant le voyage, respectez les échéances d’enregistrement et d’expiration, et ne commencez pas à travailler ou à rester après la fin de l’autorisation. Conservez un dossier complet et daté, car les refus, annulations et motifs peu clairs peuvent compliquer les recours et les délais de départ.

