Les principaux fondements juridiques comprennent le décret n° 64-169 du 15 décembre 1964, la loi n° 65-046 du 23 février 1965, modifiée par la loi n° 2024-038, les règles de travail prévues par le décret n° 2022-022, le cadre de protection établi par le décret n° 2022-063 et le Code de la nationalité prévu par la loi n° 61-112, telle que modifiée. Le ministère de l’Intérieur et la DGAT sont chargés de l’administration générale de la migration. L’ANRPTS gère les services de visa et de titre de séjour. Le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’Emploi, la DGE et TECHGHIL, le ministère de la Justice et la DACS ont également des responsabilités concernant certaines procédures. La CNCRPP et le HCR jouent un rôle central dans l’enregistrement et la protection des réfugiés. Tous les visas sont traités électroniquement par l’intermédiaire de l’ANRPTS, et l’entrée s’effectue par les points de frontière internationaux. Le passeport doit être valable au moins six mois. Les durées de visa publiées comprennent 30 jours, 90 jours, 3 à 12 mois, 1 à 2 ans, 2 à 3 ans et plus de 3 ans. Le portail électronique actuel propose des options de 30 jours, 90 jours et 360 jours. Les frais publiés varient entre les ressortissants arabes et africains et ceux d’autres régions du monde : 40 € ou 55 € pour 30 jours, 70 € ou 95 € pour 90 jours, 135 € ou 190 € pour 3 à 12 mois, 190 € ou 270 € pour 1 à 2 ans, 270 € ou 405 € pour 2 à 3 ans, et 540 € ou 810 € pour plus de 3 ans. Il existe des exemptions de visa bilatérales, mais leur portée dépend du passeport et de la nationalité concernés. Un titre de séjour, couramment appelé carte de séjour, atteste qu’un ressortissant étranger séjourne légalement dans le pays. Les demandes se déposent auprès d’un Centre d’accueil des citoyens ou de l’ANRPTS. Le portail examiné ne précise ni délai de traitement ni frais généraux, et les pièces justificatives dépendent du motif du séjour. Un salarié du secteur privé fournit généralement un contrat de travail certifié ou un permis de travail. Un entrepreneur peut devoir présenter un registre de commerce et des justificatifs de paiement des impôts. Un emploi dans la fonction publique nécessite un justificatif d’emploi, et un séjour diplomatique une preuve de la mission. Un étudiant fournit une attestation d’inscription ; dans le privé, celle-ci peut en outre devoir être certifiée par le ministère compétent. Un étudiant d’une mahadra fournit une attestation de l’établissement. Un employé d’une ONG accréditée fournit un justificatif de travail ou un contrat accompagné de l’agrément de l’organisation. Un citoyen mauritanien peut parrainer un demandeur par un acte établi devant notaire. Le séjour fondé sur le mariage peut s’appuyer sur un certificat de mariage biométrique délivré par l’ANRPTS, une décision de justice ou un acte de mariage étranger authentifié par le ministère des Affaires étrangères. Un mineur peut présenter une preuve de lien familial avec un parent résidant en Mauritanie. Pour travailler, il faut un permis de travail délivré par la DGE en application du décret n° 2022-022. Le dossier habituel comprend une attestation de travail, un curriculum vitae, une photo, un diplôme, une copie du passeport et un contrat de travail. Le délai de traitement annoncé est de 30 jours et la procédure est indiquée comme gratuite. En pratique, le permis de travail joue également un rôle central dans l’obtention du titre de séjour. Les étudiants étrangers obtiennent un numéro d’étudiant au moyen d’une procédure faisant intervenir l’ambassade, le ministère des Affaires étrangères et la Direction d’Enseignement privé. Ce numéro est délivré dans les 24 heures sans frais, mais l’étudiant doit toujours fournir des documents distincts pour le titre de séjour. Les procédures examinées ne prévoient pas de procédure générale complète de regroupement familial autonome en Mauritanie. Les voies prévues comprennent le mariage, le parrainage notarié et le séjour fondé sur un lien familial avec un parent résident. Les actes d’état civil servent de justificatifs à la demande d’immigration, tandis que la question de droit civil sous-jacente relève d’une procédure distincte. Les procédures d’immigration examinées ne prévoient pas non plus de cours général d’intégration ni d’exigence de certificat de langue. En pratique, le séjour et les justificatifs propres à son motif restent les principales exigences. La protection des réfugiés est régie par le décret n° 2022-063, qui a remplacé le décret n° 2005-0022. Le HCR indique que la Mauritanie ne dispose pas d’une loi nationale distincte sur l’asile ; le décret constitue le fondement juridique en vigueur, tandis que la CNCRPP et le HCR s’occupent de l’enregistrement et des questions de statut. Les réfugiés et les personnes reconnues comme ayant besoin de protection peuvent bénéficier de documents de protection, de la liberté de circulation, de l’accès aux tribunaux, du droit de propriété et, en principe, de l’accès à l’éducation, au travail et aux soins de santé dans les mêmes conditions que les ressortissants. Un titre de voyage pour réfugié au titre de la Convention peut être disponible. L’expulsion d’une personne protégée est limitée aux motifs de sécurité ou à une peine privative de liberté prononcée pour un crime ou un délit. Les personnes protégées ne doivent pas participer à des activités subversives. Lorsque les deux régimes pourraient s’appliquer, la protection des réfugiés prime sur le régime ordinaire de séjour. Les portails officiels examinés ne prévoient pas de procédure nationale distincte de résidence permanente en Mauritanie. Un long séjour ne confère pas automatiquement un statut permanent. En pratique, les possibilités consistent à renouveler le titre de séjour si les conditions restent remplies ou à examiner la naturalisation. La demande de naturalisation se dépose auprès de la DACS et comprend généralement une demande écrite, une preuve de résidence ou un titre de séjour, un extrait de casier judiciaire, un certificat médical et une enquête de moralité. Les frais indiqués sont nuls, mais aucun délai de traitement n’est précisé et la décision est soumise à l’approbation de la présidence. Le délai général de résidence prévu par le Code de la nationalité est généralement de 10 ans. Certaines catégories privilégiées peuvent être admissibles après 5 ans, notamment certaines étrangères mariées à un ressortissant mauritanien et ayant résidé sans interruption dans le pays. Le mariage ne confère pas automatiquement la nationalité. La loi n° 2024-038 prévoit des sanctions en cas d’entrée non autorisée hors des points de passage officiels, d’infraction aux règles de séjour et de manquement aux règles professionnelles applicables à l’immigration. Ces infractions peuvent entraîner une amende de 50 000 à 500 000 ouguiyas, une peine d’emprisonnement de 2 à 6 mois, ou les deux. L’usage de visas, de documents de prolongation, de titres de séjour, de permis de travail ou de pièces d’identité faux ou falsifiés peut entraîner une peine d’emprisonnement de 6 mois à 2 ans, une expulsion automatique et une interdiction de retour de 1 à 10 ans, à la discrétion de l’administration compétente. Les réclamations concernant les visas ou les titres de séjour peuvent être adressées à l’ANRPTS. La DGE traite les questions de permis de travail et la DACS celles de naturalisation. Le service juridique du ministère des Affaires étrangères peut aider à résoudre les litiges concernant les étrangers en Mauritanie ; les informations examinées indiquent que ce service est gratuit et ne fixe pas de délai de traitement. L’aide juridictionnelle est disponible auprès du Bureau d’assistance judiciaire territorialement compétent. Elle est gratuite et son délai de traitement annoncé va de 15 jours à un mois au maximum, y compris pour les personnes placées en rétention administrative, les réfugiés et les demandeurs d’asile. Les sources officielles examinées ne publient pas clairement la procédure générale de recours contre le refus d’un visa ou d’un titre de séjour ; il convient donc de demander un conseil juridique local si un refus affecte le statut, l’éloignement ou la possibilité de retour. Le régime national s’applique dans toute la Mauritanie. Les pratiques liées à la protection sont particulièrement importantes dans le Hodh Chargui et la zone du camp de Mbera, ainsi qu’à Nouakchott et Nouadhibou. Aucune règle d’immigration distincte et fiable pour une région administrative ou une commune n’a été recensée. Les questions de frontière et d’arrivée relèvent de ce sujet uniquement lorsqu’elles concernent les visas ou les conditions d’entrée ; l’administration de l’État et l’état civil ne sont abordés que lorsqu’ils fournissent un document ou une autorité compétents en matière d’immigration. Les questions de retour et de traite ne relèvent de ce sujet que lorsqu’elles concernent directement l’expulsion ou la protection.
Droit de l’immigration en Mauritanie
Le droit de l’immigration en Mauritanie régit l’entrée, les visas, le séjour, le travail, les études, le séjour fondé sur la famille, la protection, la naturalisation et les suites données aux infractions. L’entrée nécessite généralement un visa électronique obtenu auprès de l’ANRPTS, le passage par un point de frontière officiel et un passeport valable au moins six mois, sauf exemption de visa bilatérale. Le titre de séjour dépend de justificatifs liés au motif du séjour, tandis que la protection des réfugiés relève d’un régime distinct fondé sur décret. Les procédures officielles examinées n’identifient pas de procédure distincte de résidence permanente en Mauritanie ; un séjour de plus longue durée peut plutôt nécessiter le renouvellement du titre de séjour ou une naturalisation.
Conseil
Choisissez le statut d’immigration correspondant à votre motif réel de séjour en Mauritanie et préparez dès le départ les justificatifs nécessaires. Ne considérez pas un visa d’entrée comme une autorisation de travailler, d’étudier ou de rester indéfiniment : le travail, les études, le séjour fondé sur la famille et la protection obéissent à des exigences différentes. Conservez chaque reçu, date d’expiration et réponse officielle, car la procédure de recours disponible n’est pas clairement publiée.

