Au Mali, la gestion de l’environnement résidentiel et quotidien directement vécu est fragmentée. Le MEADD, la DNACPN et les SACPN s’occupent de la politique, de la réglementation et du contrôle environnementaux, tandis que les communes, le District de Bamako, les services techniques, les groupes communautaires et les projets de développement fournissent ou soutiennent de nombreux services pratiques. Les conditions observées à Bamako ne peuvent pas être automatiquement transposées aux autres régions. L’accès à l’eau potable associe des réseaux urbains formels, des bornes fontaines publiques, des points d’eau locaux et des systèmes communautaires ou municipaux. La SOMAGEP-SA est le prestataire officiel d’eau potable, principalement dans les centres urbains. La Direction Nationale de l’Hydraulique et les services régionaux de l’eau soutiennent les autres zones. Les recherches recensent des services d’eau de base pour 84 % de la population en 2024. Le raccordement d’un ménage exige normalement une demande, une pièce d’identité et une preuve de propriété ou de location. Un locataire peut avoir besoin d’une autorisation légalisée du propriétaire. La SOMAGEP vérifie la possibilité du raccordement, établit un devis et contrôle la qualité physique, chimique et bactériologique de l’eau. Selon le processus de service recensé, un contrat est établi sous un jour et la mise en service intervient dans les 15 jours suivant le paiement. Les tarifs publiés sont de 113 FCFA le mètre cube pour 1 à 10 mètres cubes, de 301 FCFA pour 11 à 50 mètres cubes et de 512 FCFA au-delà de 50 mètres cubes ; le tarif d’une borne fontaine est fixé à 113 FCFA le mètre cube. Un branchement standard de 30 mètres coûte environ 128 876 FCFA, tandis qu’une extension revient à environ 10 291 FCFA par mètre. Un paiement en retard peut entraîner la coupure du service et des frais de rétablissement. L’assainissement comprend les toilettes, les eaux usées, les déchets solides, les caniveaux de drainage et la gestion des eaux pluviales. La DNACPN fixe les normes et supervise le secteur. Les communes et la DSUVA réalisent ou coordonnent le nettoyage, la collecte, les décharges et les travaux de drainage. Les recherches recensent un assainissement géré en toute sécurité pour 22 % des ménages dans la mesure disponible depuis 2022. Des programmes d’assainissement communautaire ont aidé 286 communes à mettre fin à la défécation à l’air libre ; 9 755 latrines tenant compte du genre ont été construites et plus de 20 000 ont été réhabilitées en 2024. Il n’existe pas de tarif national unique publié pour les déchets ménagers ; les coûts et la qualité du service varient selon la commune, le contrat et le prestataire. Les campagnes de nettoyage peuvent compléter les services réguliers, mais ne les remplacent pas. L’électricité est fournie officiellement par EDM-SA, tandis que la CREE approuve et surveille les tarifs, la qualité de service et les intérêts des clients. Le barème basse tension de 2025 indique 59 FCFA par kilowattheure pour 0 à 50 kilowattheures, 94 FCFA pour 51 à 100, 109 FCFA pour 101 à 200 et 130 FCFA au-delà de 201. L’accès national à l’électricité était de 54,5 % en 2023. La continuité de l’approvisionnement subit des pressions depuis 2023 ; les groupes électrogènes et systèmes solaires constituent donc des solutions de remplacement localement pertinentes, bien que les coûts de raccordement et délais d’installation dépendent du lieu et du devis. Les inondations saisonnières, les drains obstrués, le mauvais fonctionnement du drainage, les effondrements de bâtiments, la foudre et les tempêtes représentent des risques majeurs pour la sécurité environnementale. L’UNICEF recense 374 inondations et 29 644 bâtiments effondrés en 2024. Le CECOGEC fonctionne en mode de crise du 1er juin au 30 novembre 2026. Les mesures pratiques comprennent le curage des caniveaux et collecteurs, le maintien de voies d’écoulement libres et des lits de marigots dégagés, la diffusion d’alertes précoces par SOS SECURITE et l’appui du PNRRC et de la Protection civile. Le drainage sécurisé, l’éclairage public et la fiabilité des points d’eau font partie des infrastructures de sécurité locale. L’accès aux alertes et aux interventions d’urgence varie selon le lieu ; aucun tarif résidentiel ni délai de réponse uniforme n’a été établi. La surveillance publique de la qualité de l’air et du bruit reste une lacune importante en matière d’information. Les recherches n’ont pas établi l’existence d’un réseau public national de mesure continue ni d’un service général permettant aux résidents d’effectuer des mesures et de déposer une plainte. Des mesures propres à certains projets et des études d’impact environnemental et social, appelées localement EIES, existent pour quelques aménagements. Les projets présentant des risques environnementaux exigent une approbation préalable à laquelle participent le MEADD, la DNACPN ou la SACPN. En l’absence de seuils nationaux précis, les évaluations de projet se réfèrent aux valeurs de référence de l’Organisation mondiale de la santé pour l’air et à celles de l’OMS ou de la France pour le bruit. L’accès aux espaces verts est également inégal. Le Parc National du Mali, à Bamako, couvre 17 hectares et propose des activités de loisir et de sport, des événements publics et de l’éducation environnementale. Les horaires varient selon les jours ; les plages recensées sont de 7:00 à 20:00 ou de 9:00 à 19:00. L’accès peut dépendre de modalités commerciales ou liées à des événements, et aucun minimum national de verdure de proximité n’a été établi. Une initiative gouvernementale prévue pour 2026 projette des Bosquets de la Communication et du Numérique ainsi que 1 000 arbres à Bamako et dans d’autres régions. Les résidents et les groupes communautaires participent au moyen de consultations communales et de district, de la planification environnementale, d’associations, d’autorités traditionnelles et de campagnes citoyennes. Mon Quartier Propre et des concours interquartiers soutiennent le nettoyage, l’entretien des drains et la sensibilisation. L’initiative Neka Siguida N’Ka Faso Ko a contribué à des travaux communautaires contre les inondations, notamment plus de 100 mètres de travaux linéaires à Djicoroni Para et 100 mètres carrés de pavage à Kati. Ces activités sont généralement volontaires ou citoyennes et ne créent pas automatiquement un droit légal à un service public. Les plaintes formelles peuvent être adressées à la SOMAGEP ou à EDM pour leurs services, et aux communes, au District de Bamako ou à d’autres autorités responsables pour les canaux, les déchets, l’éclairage et les infrastructures locales. Le cadre de vie évolue sous l’effet de l’urbanisation, des extrêmes climatiques, des déplacements internes et des capacités municipales limitées. Les cadres et investissements concernés comprennent la SNEDD 2024–2033, la Politique nationale de l’eau 2026–2035 prévue, la politique nationale d’assainissement et le plan d’action 2026–2030 prévus, ainsi que le PRUBA à Bamako. Le PRUBA associe l’enlèvement des déchets, l’eau, l’assainissement, le drainage, la protection contre les inondations et l’aménagement des espaces publics ; les résultats recensés pour 2024–2025 comprennent plus de 190 kilomètres de drainage nettoyés, plus de 3,2 millions de personnes touchées et 465 133 mètres cubes de déchets évacués. Bamako compte davantage de projets et de services, tandis que les zones régionales et périphériques dépendent généralement d’un accès plus fragmenté.
Le cadre de vie au Mali
Le cadre de vie au Mali dépend de l’accès à l’eau, à l’assainissement, à la collecte des déchets, au drainage, à l’électricité, à la qualité de l’air, au bruit, aux espaces verts, à l’éclairage et à la sécurité locale. Les services formels coexistent avec des dispositifs municipaux, communautaires et soutenus par des projets ; l’accès varie fortement entre Bamako, les autres centres urbains, les villes régionales et les zones rurales. L’eau et l’assainissement, les déchets, le drainage, les inondations et l’électricité ont les effets pratiques les plus importants. Les responsabilités et les voies de plainte dépendent du service et de la commune.
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