Les risques criminels varient entre les villes, les zones rurales, les routes principales et les destinations reculées. Des vols, vols à la tire, agressions, cambriolages, détournements de voiture et autres violences peuvent survenir dans tout le pays. Les affrontements armés impliquant des dahalo, bandes de voleurs de bétail, sont particulièrement pertinents dans certaines régions du sud et de l’ouest. Le risque peut augmenter après la tombée de la nuit et sur les itinéraires isolés, notamment certains tronçons des RN7, RN10, RN13, RN27, RN34 et RN35, ainsi que des plages reculées et les zones autour de Nosy Be, Ankify, Ambanja et Toliara. Pour les déplacements en zone reculée, il est particulièrement utile de suivre les conseils locaux et de faire appel à une société de transport reconnue ou à un guide. Évitez de marcher seul après la tombée de la nuit, dans des zones urbaines mal éclairées et d’exhiber un téléphone ou de grosses sommes d’argent. Gardez les portes et les fenêtres des véhicules verrouillées, utilisez un taxi réservé à l’avance ou le transport de l’hôtel et envisagez un convoi pour les trajets particulièrement isolés. Le taxi-brousse peut présenter un risque de vol sur certains itinéraires. En cas d’attaque armée, ne résistez pas. Si une personne qui se dit policier vous aborde, demandez à voir sa carte professionnelle et, si les circonstances le permettent, rendez-vous dans un lieu public plus sûr. Si un rendez-vous concerne de l’argent, un emploi ou une activité professionnelle, choisissez un endroit sûr et prévenez une personne de confiance du lieu où vous vous trouverez. La Police Nationale et la Gendarmerie Nationale reçoivent les signalements et enquêtent sur les infractions. Pour joindre les urgences de la police, appelez le 17 depuis un téléphone fixe ou le 117 depuis un téléphone mobile ; il est également possible de joindre directement les commissariats au 19 ou au 119 depuis un téléphone mobile. Une plainte ou un signalement peut être oral ou écrit. Consignez la date, l’heure, le lieu, les conséquences, les témoins, les messages, les photos et les autres éléments de preuve. Les signalements peuvent aussi être adressés à un commissariat, une brigade de gendarmerie, une Brigade Féminine de Police (BFP), un Fokontany, un établissement de santé, une municipalité, un tribunal ou au parquet. Le Fokontany est une structure communautaire de l’administration locale qui peut aider à prendre contact avec les autorités locales, mais ne remplace pas le dépôt d’une plainte officielle auprès de la police ou de la justice. Les violences fondées sur le genre comprennent celles qui visent une personne en raison de son genre ou de rapports de pouvoir liés au genre. Selon la Loi 2019-008 de Madagascar, toute personne ayant connaissance de violences fondées sur le genre doit les signaler à une autorité administrative ou judiciaire compétente. Cette autorité doit consigner le signalement et le transmettre rapidement à la police judiciaire ou au tribunal compétent. La confidentialité s’applique et un juge peut prononcer des mesures de protection, telles qu’une interdiction de contact ou la dissimulation de l’adresse de la victime. Les membres de la famille, les voisins, les autorités locales, les enseignants, les responsables religieux, le personnel social et médical et les policiers sont également tenus de signaler les mauvais traitements infligés aux enfants. Le numéro national gratuit Ligne Verte 147 est disponible 24 heures sur 24 depuis Orange Madagascar, Yas Madagascar et Airtel Madagascar pour l’écoute et l’orientation rapide en matière de protection de l’enfance. Les Centres Vonjy fournissent un accompagnement intégré aux enfants victimes de violences sexuelles. La police, la gendarmerie, les services sociaux et médicaux, le Juge des Enfants et les réseaux de protection de l’enfance peuvent intervenir. La BFP propose également un canal en ligne pour signaler les violences fondées sur le genre et les personnes disparues, avec un code de suivi du dossier et un traitement confidentiel. Les transports, les soins médicaux et l’assistance juridique peuvent occasionner des frais distincts même lorsque le signalement et les services d’aide aux victimes de violences sont gratuits. Les infractions numériques comprennent le cyberharcèlement, le grooming, la sextorsion, le harcèlement sexuel en ligne, les contenus montrant des abus sexuels sur des enfants et l’exploitation en ligne. La brigade nationale de lutte contre la cybercriminalité reçoit les plaintes pénales. CIRT-MG, l’équipe d’intervention en cas d’incident informatique de Madagascar, peut être contactée à l’adresse incident@cirt.mg ; elle est joignable 24 heures sur 24 en cas d’urgence et ses heures de service habituelles sont de 08:00 à 17:00, heure d’Afrique de l’Est. Le service 147 et Arozaza prennent en charge les cas de violences en ligne visant des enfants, et le portail de l’IWF Madagascar accepte les signalements anonymes de contenus montrant des abus sexuels sur des enfants ainsi que les demandes de retrait. Conservez les messages, les noms de comptes, les URL et les captures d’écran ; ne payez pas et n’envoyez pas d’autres images en réponse à une sextorsion.
Criminalité à Madagascar
La criminalité à Madagascar comprend les vols, les agressions, les vols à main armée, les enlèvements, les bandes de voleurs de bétail appelés dahalo, les violences fondées sur le genre, la maltraitance des enfants, la traite et les infractions numériques. Les risques sont généralement plus élevés après la tombée de la nuit, sur les routes isolées, dans les zones urbaines mal éclairées et dans les régions reculées du sud et de l’ouest. Pour voyager plus sûrement, renseignez-vous localement, utilisez des transports sûrs, limitez les objets de valeur et contactez rapidement la police ou la gendarmerie après un incident.
Conseil
À Madagascar, la sécurité personnelle se prépare en fonction de l’heure, du lieu et du moyen de transport. Évitez en priorité les situations prévisibles à risque après la tombée de la nuit et sur les routes isolées, gardez un moyen fiable de joindre la police ou les services d’aide et conservez les preuves après un incident. En cas de violence visant un enfant ou de violence fondée sur le genre, contactez rapidement le 147 ou une autorité compétente au lieu de gérer la situation seul.

