L’enquête sur la main-d’œuvre de 2024 au Lesotho a dénombré 549,722 personnes occupées âgées de 15 ans et plus, sur une population en âge de travailler de 1,510,701 personnes. Le taux d’activité était de 52.0 % et le ratio emploi-population de 36.4 %. Environ 461,873 personnes occupées, soit 84.0 %, travaillaient dans le secteur informel, contre 87,849 dans un emploi formel. Cette situation influe sur la possibilité pratique de prouver la rémunération, le temps de travail, les congés, le licenciement et les autres droits. Un contrat écrit, des relevés de salaire, des bulletins de paie, des pièces d’identité et des documents relatifs aux congés ou à la fin d’emploi constituent de meilleures preuves que de simples promesses orales. Le marché des postes vacants formels est concurrentiel, tandis que le travail informel est répandu. La densité syndicale était de 9.6 % et 204,747 personnes âgées de 15 à 24 ans n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation. Un chercheur d’emploi peut postuler directement auprès d’une entreprise, s’inscrire aux National Employment Services (NES), passer par une agence privée agréée ou postuler à un poste de la fonction publique. Les NES favorisent le recrutement et le placement, inscrivent les chercheurs d’emploi et leurs compétences, enregistrent les inscriptions au National Skills Training Centre, fournissent des informations sur les postes vacants et le marché du travail, facilitent l’inscription aux programmes d’apprentissage pour diplômés, aident certains groupes à se constituer en vue d’un travail indépendant et traitent les demandes de permis de travail. Le chercheur d’emploi doit fournir des informations exactes sur son identité, ses qualifications et son expérience et conserver les demandes et les détails des postes. Les informations disponibles ne confirment ni frais ni délai de traitement pour l’inscription ordinaire d’un chercheur d’emploi. Les employeurs fournissent le profil de leur établissement et déclarent leurs postes vacants au directeur de l’information sur le marché du travail. Une agence privée de recrutement doit être agréée, normalement pour une durée maximale de 12 mois, et tenir des registres d’identité, de recrutement et de placement. La personne recrutée peut recevoir une information écrite identifiant l’agence et précisant les conditions d’emploi envisagées. Une agence ou un autre recruteur ne peut prélever de frais de recrutement sur le salaire. Une personne qui souhaite contester une décision relative à l’agrément d’une agence peut faire appel devant la Labour Court dans les 30 jours. Vérifiez qu’une offre diffusée par une agence correspond à l’entreprise réelle, au lieu de travail, au mode de rémunération, aux horaires et au contrat proposé. L’emploi dans la fonction publique relève du mandat constitutionnel de la Public Service Commission (PSC). La PSC traite la sélection, la nomination, la confirmation et la cessation de fonctions ; le Ministry of Public Service gère les ressources humaines, la formation, les avantages et les dossiers d’emploi. Les canaux officiels d’offres comprennent PSC.gov.ls et gov.ls/jobs. Les nominations respectent les exigences de qualification et de mérite indiquées dans l’offre. Comparez-les à vos certificats et à votre expérience, et conservez la candidature déposée et les échanges relatifs à la sélection. Le Graduate Apprenticeship Program offre une autre voie vers l’emploi. Le candidat présente généralement un CV, des certificats — notamment des certificats liés à la construction le cas échéant — et une pièce d’identité nationale. Le délai de traitement indiqué pour le candidat est d’un jour et le coût officiel est indiqué comme non applicable. Une entreprise qui s’inscrit fournit son nom, une licence commerciale valide et une attestation de régularité fiscale. Le délai et le coût officiels indiqués pour l’inscription de l’entreprise sont respectivement d’un jour et non applicables. Vérifiez séparément l’existence d’une session et des entreprises participantes : la description du service ne garantit pas une ouverture permanente. Les contrats de travail au Lesotho peuvent être oraux ou écrits. La relation peut être à durée indéterminée, à durée déterminée, liée à un travail précis ou à un trajet, ou à temps partiel. Selon les règles mentionnées, un contrat à temps partiel correspond à au moins cinq heures par jour, 40 heures par semaine et 160 heures par mois. Le contrat ou l’accord de travail devrait préciser les tâches, le mode de rémunération, la date de début, les horaires, le lieu de travail, les congés et les conditions de fin. Si l’employeur modifie les tâches, le lieu, les horaires ou le mode de rémunération, conservez la communication écrite : ces changements peuvent influer sur l’évaluation de la relation de travail. Plusieurs éléments pratiques peuvent établir l’existence d’un emploi dépendant même sans contrat écrit : contrôle et instructions de l’employeur, intégration à l’entreprise, travail personnel, horaires et lieu fixés, disponibilité continue, outils fournis par l’employeur, rémunération, repos et congés réguliers, et absence de risque financier assumé par le travailleur. Qualifier l’accord de service occasionnel ou d’activité indépendante ne tranche pas la question. C’est l’organisation réelle du travail qui compte. Notez qui donne les instructions, quand et où le travail est effectué, comment le paiement est calculé et qui fournit le matériel. La période d’essai peut durer jusqu’à quatre mois. Le préavis pendant ou à la fin de cette période est d’une semaine. Une prolongation au-delà de quatre mois requiert l’autorisation écrite du Labour Commissioner. Les postes de direction et les professions spécialisées peuvent prévoir une période d’essai allant jusqu’à un an. Le contrat devrait indiquer la période d’essai et les critères d’évaluation. Demandez une confirmation écrite de la décision si l’employeur poursuit l’emploi, y met fin ou propose une prolongation. Un non-citoyen doit obtenir un permis de travail valide avant de commencer un emploi au Lesotho. Le travailleur et le futur employeur déposent leur demande auprès du directeur du National Employment Service, normalement en deux exemplaires, avec deux photos d’identité récentes. L’absence d’un citoyen qualifié doit être certifiée. Le type de permis, sa durée et ses frais sont définis par les règlements et la quatrième annexe ; vérifiez le montant actuel avant le dépôt. Sur demande, l’employeur doit produire la preuve du permis dans les quatre jours. Une personne recrutée à l’étranger doit avoir au moins 18 ans. Ne commencez pas à travailler sur la seule promesse qu’un permis sera obtenu ultérieurement. La rémunération est normalement exprimée en maloti (M). Les salaires minimums légaux varient selon le secteur, la profession et l’ancienneté. La référence officielle actuelle est le Labour Act Wages (Minimum Wages) Notice 2026, avis juridique no 54, publié au Journal officiel le 29 mai 2026. Le signal de négociation rapporté prévoyait une hausse de 4.5 % dans la plupart des secteurs, de 4 % dans le textile et de 3 % dans la sécurité, avec effet prévu au 1er mai 2026. Ces pourcentages ne remplacent pas le tableau sectoriel officiel. Avant de signer un contrat ou d’évaluer un sous-paiement, vérifiez le montant exact dans le Journal officiel ou auprès de l’imprimeur. Les taux de 2025 sont obsolètes. L’employeur doit communiquer la base et le taux de rémunération. Le paiement peut se faire en monnaie ayant cours légal ou par transfert électronique, avec le consentement ou à la demande du travailleur. Pour un contrat de moins d’un mois, le paiement est généralement hebdomadaire ; pour un contrat de plus d’un mois, il intervient généralement à des intervalles ne dépassant pas un mois. Le travail à la tâche est normalement payé à la fin, sauf demande écrite du travailleur d’accumuler les sommes. En cas de fin d’emploi autre qu’un licenciement, le salaire final est dû le dernier jour de travail ou, au plus tard, le jour ouvrable suivant. Après un licenciement, il est dû le jour du licenciement. Comparez le taux convenu, les heures effectuées, les heures supplémentaires, les retenues et le montant reçu ; conservez les bulletins ou les preuves de transfert. Les retenues autorisées peuvent comprendre les impôts légaux, les cotisations de prévoyance, de santé ou de retraite, les sommes ordonnées par un tribunal, celles auxquelles le travailleur a consenti et d’autres retenues réglementées. L’employeur ne peut facturer au travailleur une formation financée par l’employeur. Demandez une explication pour toute retenue qui ne correspond pas au contrat, à une obligation légale ou à un consentement documenté. Un relevé du salaire brut, de chaque retenue et du net permet de distinguer une retenue autorisée d’une diminution illégale. Les employés s’inscrivent auprès de la Lesotho Revenue Authority (LRA) pour obtenir un numéro d’identification fiscale (TIN). Tout employeur qui emploie une personne doit s’inscrire au régime Pay As You Earn (PAYE). Des retenues d’impôt et de cotisations de prévoyance, de santé ou de retraite peuvent donc apparaître sur le bulletin de paie lorsqu’elles sont légales et applicables. Conservez les informations TIN, les bulletins de paie et les relevés annuels, et vérifiez la cohérence entre l’identité de l’employeur et les paiements. La durée normale du travail est généralement limitée à 45 heures par semaine. Un rythme de cinq jours peut prévoir neuf heures par jour ; un rythme de six jours, huit heures pendant cinq jours et cinq heures un jour. Le travailleur doit bénéficier d’une pause d’au moins une heure après au plus cinq heures consécutives. Lorsque la continuité du travail nécessite des heures supplémentaires, celles-ci peuvent atteindre 12 heures par jour et doivent être payées au moins à 1.25 fois le taux normal. Le travail un jour de repos hebdomadaire ou un jour férié est payé au double du taux normal, sous réserve d’exceptions sectorielles, notamment dans la sécurité et les mines. Notez les horaires ordinaires, les heures supplémentaires et le travail les jours de repos ou fériés. Les congés annuels s’accumulent généralement à raison d’un jour ouvrable payé par mois de travail continu, avec au moins 12 jours ouvrables payés par an. Le report peut atteindre 18 jours ouvrables. Les règles de congé maladie changent selon l’ancienneté : les six premiers mois peuvent être non rémunérés ; après six mois, jusqu’à 12 jours ouvrables payés peuvent s’appliquer au deuxième semestre ; après 12 mois, le droit indiqué est de 12 jours payés et 24 jours à demi-salaire par période de 12 mois. Un certificat médical est requis. Présentez les demandes de congé et les justificatifs médicaux sous une forme que vous pourrez retrouver. Le congé de maternité couvre la période précédant l’accouchement et les sept semaines suivantes, ou huit semaines après l’accouchement si une maladie est attestée. Le paiement n’est pas obligatoire sauf si le contrat, la convention collective ou l’employeur le prévoit. Le congé de paternité est de 14 jours, le congé d’adoption de 14 jours et le congé pour décès d’un proche de cinq jours. Une travailleuse allaitante bénéficie d’une heure payée par jour pendant six mois après la reprise du travail. Lorsque les dates influent sur l’organisation du travail ou la paie, convenez par écrit des dates et justificatifs applicables. L’emploi privé commence généralement après l’âge de 15 ans. Les enfants de 13 à 15 ans ne peuvent effectuer des travaux légers que dans une école ou un établissement similaire avec l’approbation du service de l’Éducation. Les travaux dangereux ou inadaptés sont interdits. Un acte de naissance prouve l’âge avant 18 ans ; à partir de 18 ans, une pièce d’identité est utilisée. Un employeur ou recruteur ne doit pas affecter un enfant à un travail contraire à ces restrictions. Une preuve d’âge peut également être nécessaire pour certains services d’emploi ou de permis. Les blessures et maladies professionnelles peuvent relever du régime Workmen’s Compensation, administré par le Ministry of Labour and Employment (MOLE) et son Labour Department. Signalez rapidement une blessure ou une maladie liée au travail, obtenez des justificatifs médicaux, identifiez les témoins et conservez les informations relatives au lieu de travail et à l’employeur. Les règles détaillées de sécurité au travail et d’inspection relèvent principalement des procédures du droit du travail, mais le lien avec l’emploi, la date de l’incident et les revenus peuvent influer sur l’accès à une indemnisation ou à une aide. Un contrat à durée indéterminée exige normalement un préavis écrit d’un mois après au moins un an de service, de deux semaines après plus de six mois mais moins d’un an, et d’une semaine après moins de six mois. Une indemnité compensatrice de préavis est possible. L’employeur peut supprimer le préavis en cas de faute grave. Un contrat à durée déterminée se termine normalement à la date prévue sans préavis, sauf clause de renouvellement contraire. Un contrat lié à un travail ou à un trajet se termine lorsque le travail défini est achevé. Conservez le préavis écrit, le dernier bulletin de paie et les échanges relatifs au renouvellement ou à son absence. Lors du transfert d’une entreprise, la continuité de l’emploi et les droits existants sont préservés ; les conditions générales du successeur ne peuvent être moins favorables. L’employeur fixe l’âge de la retraite à 60 ans ou plus. Documentez un transfert ou une décision de retraite, car ils peuvent influer sur la continuité, le salaire final, l’indemnité de départ et les dossiers d’avantages. Après plus d’un mois d’emploi continu, ou à la fin de l’emploi, demandez un certificat de service. Un licenciement peut être fondé sur la capacité du travailleur, sa conduite ou des exigences opérationnelles. En général, le travailleur doit pouvoir présenter sa défense, sauf si cela serait déraisonnable. Un licenciement qui ne respecte pas les conditions applicables peut être contesté auprès de la Directorate of Dispute Prevention and Resolution (DDPR), qui propose conciliation et arbitrage selon un mandat abordable et non accusatoire. Certaines demandes et certains recours relèvent de la Labour Court. Conservez la lettre de licenciement, les avis disciplinaires, votre réponse, les coordonnées des témoins, le contrat, les bulletins de paie et les relevés d’horaires. Après plus d’un an de service, l’indemnité légale de départ est de deux semaines de salaire pour chaque année complète. Un licenciement équitable pour faute ne donne pas droit à cette indemnité ; un régime de départ plus favorable remplace le montant légal lorsqu’il s’applique. Vérifiez le calcul selon les années complètes de service, les relevés de salaire et tout contrat ou accord collectif. Ne signez pas un accord transactionnel ni une reconnaissance de paiement final sans vérifier les droits et sommes couverts. Le Labour Department et ses inspecteurs peuvent aider sur les salaires, les congés, la fin d’emploi et les questions liées au lieu de travail. La DDPR propose une procédure de règlement des différends et la Labour Court traite certaines demandes et certains recours. Conservez le contrat ou les conditions écrites, la pièce d’identité, le TIN, les bulletins de paie, les preuves de versement, les demandes de congé, les certificats médicaux, les documents d’accident, les pièces disciplinaires, le préavis de cessation et le certificat de service. Ces éléments aident à établir la relation de travail, à calculer les sommes et à reconstituer les événements. Les services d’emploi au Lesotho combinent des institutions publiques formelles, le recrutement direct par les entreprises, des agences agréées, des programmes d’apprentissage et un travail informel répandu. Dans tous ces parcours, les preuves formelles sont utiles : consignez le travail et la rémunération convenus, vérifiez l’employeur ou l’agence, contrôlez les taux sectoriels actuels, documentez les horaires et congés, et conservez les dossiers en cas de changement ou de fin d’emploi. Le National Employment Service, la Public Service Commission, le Labour Department, la Directorate of Dispute Prevention and Resolution et la Labour Court ont des rôles distincts ; choisissez l’institution selon le problème concret.
Emploi au Lesotho
L’emploi au Lesotho couvre la recherche, le début, l’exercice, le changement et la fin d’un travail rémunéré dépendant. La plupart des personnes occupées travaillent dans le secteur informel ; les emplois formels se concentrent notamment dans le textile, la construction, l’hôtellerie-restauration, le commerce, les transports, la sécurité et le travail domestique. Les chercheurs d’emploi peuvent postuler directement auprès d’entreprises, s’inscrire aux services nationaux de l’emploi, passer par une agence privée agréée ou postuler à un poste de la fonction publique. Les contrats, la rémunération, le temps de travail, les congés, les risques professionnels et la fin d’emploi dépendent de la relation de travail et des règles sectorielles applicables.
Conseil
Choisissez le parcours professionnel qui vous permet de vérifier le plus clairement les conditions adaptées à votre situation. Considérez les conditions écrites de rémunération, d’horaires et de fin d’emploi comme des preuves essentielles, vérifiez le salaire sectoriel actuel avant d’accepter une offre et conservez des documents depuis la première candidature jusqu’au paiement final.

