L’enseignement et la formation techniques et professionnels (Technical and vocational education and training, TVET) au Laos sont dispensés par des écoles, collèges, instituts, centres de formation, unités de travail, centres communautaires d’apprentissage, entreprises et prestataires privés. Le TVET formel est bien établi mais fragmenté, tandis que l’apprentissage professionnel informel est répandu. Les domaines courants comprennent l’agriculture, la construction, la réparation des machines et des véhicules, l’électricité, l’électronique, le meuble et le travail du bois, la confection, l’hôtellerie, la cuisine, la beauté, les technologies de l’information et de la communication, la maintenance des véhicules électriques et l’entrepreneuriat. L’offre varie selon les provinces et l’accès est plus limité dans les zones rurales. La formation en alternance coopérative (Dual-Cooperative Training, DCT) combine l’enseignement dans un établissement de formation professionnelle et la pratique dans une entreprise partenaire. Le stagiaire s’inscrit normalement auprès de l’établissement, puis passe un entretien ou une procédure d’admission de l’entreprise. L’établissement et l’entreprise signent un accord de coopération ; le stagiaire et l’entreprise utilisent un contrat qui fixe la durée, les lieux de formation, les tâches, les horaires, les congés et toute allocation ou aide en nature. La part de formation en entreprise représente généralement environ la moitié du cursus. L’établissement enseigne la théorie et les pratiques de base, tandis que l’entreprise assure la pratique appliquée des principaux processus de travail. L’examen pratique et oral final est organisé conjointement, et le stagiaire peut recevoir un certificat TVET ainsi qu’un certificat de l’entreprise. Les apprentissages en entreprise peuvent être plus courts et davantage axés sur le travail ; certains exemples signalés durent un à trois mois. Les apprentissages informels reposent généralement sur l’apprentissage en situation de travail et peuvent ne suivre ni programme, ni évaluation, ni certification standardisés. Ces parcours ne doivent pas être assimilés à une qualification TVET formelle. Les repas, le transport, les outils, les consommables, les allocations et les autres aides dépendent du contrat, du prestataire et du projet. Aucune rémunération ni allocation universelle d’apprentissage n’est établie. Les parcours formels comprennent le niveau C1, généralement une formation professionnelle de base de trois à six mois après l’enseignement primaire ou un niveau équivalent ; le C2, normalement d’au moins un an après le niveau d’entrée requis et d’au moins six mois après le C1 ; et le C3, normalement d’au moins deux ans après le premier cycle du secondaire ou d’au moins un an après le C2. L’enseignement secondaire supérieur professionnel dure généralement trois ans après le premier cycle du secondaire. Les diplômes et diplômes supérieurs suivent d’autres règles d’admission et de durée. L’échelle des qualifications va du certificat de niveau 1 aux certificats de niveaux 2 et 3, puis au diplôme TVET et au diplôme supérieur TVET. Les certificats et attestations sont délivrés après l’achèvement du programme et la réussite aux épreuves requises. Les crédits peuvent être accumulés ou transférés, mais l’obtention du diplôme ne garantit pas un emploi. Les programmes de certificat consacrent au moins 80 % du temps TVET à la pratique et à l’apprentissage professionnel, contre au moins 70 % pour les programmes de diplôme et 60 % pour les diplômes supérieurs. L’évaluation peut comprendre des examens scolaires, des épreuves de compétences professionnelles, des évaluations par module et des examens pratiques ou oraux finaux. Selon leurs compétences, les possibilités locales et les exigences des employeurs, les diplômés peuvent trouver un emploi, travailler dans une unité de travail ou devenir indépendants. Le ministère de l’Éducation et des Sports (MoES) et son département de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (DTVET) définissent le principal cadre éducatif. Les services provinciaux de l’Éducation et des Sports et les bureaux de district assurent des responsabilités locales. Le ministère du Travail et de la Protection sociale soutient le développement des compétences, la certification et les examens. Le Conseil national de la formation et la Chambre nationale de commerce et d’industrie lao contribuent également à la coordination et à la coopération avec les employeurs. Le cadre juridique comprend la loi sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels no 42/NA de 2013, la loi sur l’éducation de 2025 et le décret de 2021 sur le cadre lao des qualifications. La loi prévoit un accès équitable sans discrimination fondée sur le genre, l’âge, l’origine ethnique, le lieu ou la situation physique, économique ou sociale. L’admission formelle dépend néanmoins du niveau et du programme, et l’établissement ou l’entreprise peut imposer des conditions supplémentaires. Les formations courtes non formelles n’exigent généralement pas de niveau scolaire particulier. Les éléments disponibles sur la TVET ne précisent pas d’âge minimal pour l’apprentissage. Le droit du travail fixe l’âge d’emploi à 14 ans, tandis que les règles de protection de l’enfance s’appliquent ; la commission d’experts de l’OIT a demandé que l’âge minimal de l’apprentissage soit fixé à 14 ans. Les apprenants ont accès aux locaux et au matériel, à une évaluation équitable, aux certificats ou attestations et à la possibilité de s’exprimer. Ils doivent assister aux cours, participer, respecter le règlement, prendre soin du matériel et coopérer avec l’établissement et l’entreprise. Les entreprises et unités de travail contribuent aux programmes, aux normes professionnelles, aux examens, à l’expérience de travail et au transfert de technologies. Les parents ou tuteurs soutiennent les mineurs. Le financement public soutient les infrastructures, les équipements, le transport et la formation du personnel, tandis que les frais sont régis par les règles applicables. Les bourses, allocations et aides de projet ciblent des groupes précis et ne constituent pas un droit universel. Le plan de développement du secteur de l’éducation et des sports pour 2026–2030 vise 50 000 diplômés TVET au total d’ici 2030, soit 10 000 par an. Le niveau de référence ou résultat actuel signalé est de 9 208. Un projet de l’ADB d’amélioration des compétences, approuvé en 2025, prévoit 36 millions USD pour 11 écoles, des formations vertes et en TIC, la formation à la maintenance des véhicules électriques et à l’électricité industrielle, des dortoirs pour filles, des formations courtes pour les jeunes et les adultes et des allocations aux élèves de retour. Ces mesures élargissent certaines possibilités, mais ne créent pas de contrat d’apprentissage national unique ni de garantie d’emploi à l’issue de la formation.
Apprentissage au Laos
Au Laos, l’apprentissage permet d’acquérir un métier en se formant auprès d’un organisme professionnel et en travaillant dans une entreprise. Il n’existe pas de système unique d’apprentissage standardisé comparable au modèle allemand ; la formule formelle la plus proche est la formation en alternance coopérative (Dual-Cooperative Training, DCT), à côté de l’apprentissage en entreprise et de l’apprentissage informel. L’accès, la durée, le soutien et la certification dépendent du parcours et des prestataires concernés.
Conseil
Considérez l’apprentissage au Laos comme un choix entre plusieurs voies d’accès à un métier, et non comme un programme uniforme. Choisissez la formation en alternance coopérative (DCT) si vous recherchez un apprentissage structuré en établissement, une pratique encadrée en entreprise et un certificat évalué. Une formation plus courte en entreprise ou une formule informelle peut convenir si l’expérience pratique immédiate est prioritaire et que vous acceptez moins de standardisation. Avant de vous engager, vérifiez par écrit le prestataire, l’entreprise, le contrat, l’évaluation, l’aide et le certificat.

