En lao, des termes comme ເພື່ອນ et ໝູ່ເພື່ອນ désignent un ami ou des amis, avec des variations régionales et selon les groupes linguistiques. Des contacts répétés peuvent devenir une amitié lorsque les personnes choisissent de rester en contact et de se soutenir. Rencontres, visites, appels, messagerie, réseaux sociaux, activités partagées, empathie et écoute entre pairs contribuent à l’entretenir. Famille et communauté apportent souvent un soutien psychosocial important ; les services professionnels de santé mentale et de soutien psychosocial sont parfois moins utilisés en raison de la stigmatisation et du manque de personnel formé. L’amitié peut se poursuivre à distance par des contacts numériques, mais connectivité rurale, coût et qualité des services varient. La migration, notamment vers la Thaïlande, peut réduire la fréquence des rencontres ou rendre les échanges moins réguliers. Les coûts ordinaires sont des dépenses personnelles de données, appels, transports, rencontres et nourriture ; il n’y a au Laos ni tarif officiel de l’amitié ni durée fixe. Une amitié privée se distingue d’une association formelle au sens des articles 121 à 124 du Code civil lao. Une association formelle possède des règles, des organes, des membres et la personnalité juridique, tandis que l’amitié ne crée ni statut enregistré ni contrat. En elle-même, une amitié n’impose aucun devoir spécifique de soutien financier, d’exclusivité, de soins, de loyauté ou de continuité. Les droits généraux à la liberté, à la réputation, à l’honneur et à la vie privée restent applicables ; des atteintes graves peuvent donner lieu à des demandes de prévention ou de rétablissement et, le cas échéant, d’indemnisation en vertu du Code civil. Prêts, contrats, biens et autres transactions entre amis relèvent de règles distinctes. Les personnes de moins de 18 ans ont généralement besoin de l’accord d’un parent ou tuteur pour les actes civils, à l’exception des actes ordinaires adaptés à leur âge ; aucun consentement distinct n’est établi pour les contacts ordinaires entre amis. Les transferts d’argent, contrats et activités risquées mettant en jeu un mineur demandent une attention particulière. Si une amitié devient dangereuse, une personne peut chercher à en parler calmement, fixer des limites, suspendre les contacts, bloquer les échanges ou mettre fin à la relation. Les représailles et la violence ne sont pas des réponses acceptables. En cas de violence, violence fondée sur le genre, exploitation, menace pour la vie privée ou risque pour la protection d’un enfant, utilisez les dispositifs généraux de protection et juridiques plutôt que de chercher une procédure propre à l’amitié. Selon la procédure de protection de l’enfance de 2023, la ligne LYU 1554 est gratuite et disponible 24 h/24 et 7 j/7 pour le soutien psychologique et psychosocial, l’identification et l’orientation des adolescents et des jeunes. La ligne 1362 de la LWU fournit aide et conseils pour les signalements de violence et de traite, ainsi qu’une aide juridique gratuite aux victimes de violences. Selon le cas et le lieu, le réseau villageois de protection de l’enfant, l’autorité villageoise, la LWU, un bénévole du Travail et de la Protection sociale ou l’autorité compétente de santé, d’éducation, du travail, de la protection sociale ou de la justice peuvent aider. La disponibilité locale doit être vérifiée. Les programmes de soutien par les pairs, comme les activités de la LYU, Youth Champions, Project Sinxay et les clubs communautaires, offrent des occasions de contact et de soutien mais ne sont ni des autorités de l’amitié ni des substituts aux soins de crise et spécialisés. L’amitié importe particulièrement pour les jeunes au Laos : selon l’UNICEF, 59 % de la population a moins de 25 ans, et Project Sinxay a touché plus de 1 000 jeunes à Vientiane, Savannakhet, Luang Prabang et Xiengkhouang.
L’amitié au Laos
Au Laos, l’amitié est une relation personnelle, non romantique et librement choisie, entretenue par des contacts mutuels et des activités partagées. Les rencontres ont souvent lieu à l’école, au travail, dans le voisinage ou le village, par le sport, les activités culturelles, le bénévolat ou les programmes de jeunesse. L’amitié n’a ni inscription, ni procédure d’admission, ni limite d’âge, ni autorité centrale.
Conseil
Au Laos, considérez l’amitié comme une relation entretenue par choix mutuel, et non comme un statut garantissant soutien ou contacts continus. Choisissez les moyens de communication, limites et rendez-vous en tenant compte de la distance, du coût, de l’âge et de la sécurité. En présence de violence, d’exploitation, de menaces pour la vie privée ou de risques de protection de l’enfance, adressez-vous aux services de protection.

