La radio et la presse écrite sont les éléments les mieux établis du système médiatique du Kiribati. Radio Kiribati assure un service public de radiodiffusion depuis 1952, et la BPA est un organisme statutaire depuis 1979. Te Uekera est le journal national, aux côtés d’autres publications autorisées. Le mandat de la BPA couvre l’actualité locale et internationale, l’éducation, l’information et le divertissement, avec pour objectif déclaré une distribution dans les îles périphériques. Les chiffres actuels de diffusion et les prix des abonnements n’ont pas été vérifiés. Radio Kiribati diffuse des actualités, du sport, de la politique, des faits divers et de la musique. Elle est également accessible via le lecteur web sur radio.bpa.org.ki. La Broadcasting Ordinance, Cap. 6A fixe des normes exigeant que les informations soient aussi exactes et impartiales que possible, soutient les contenus d’origine kiribatienne et demande une impartialité politique raisonnable. La modification de 2016 indique que les opinions politiques divergentes ne devraient pas être injustement exclues, limitées ou retardées. En vertu de la loi applicable, un ministre peut restreindre une diffusion au moyen d’un avis écrit. BPANews est un service d’information en ligne actif, avec des rubriques telles que Politique, Technologie, Femmes, Voyages, Général, Sport, Faits divers et Musique. Les médias en ligne et la télévision restent fragmentés, et aucun service local établi de vidéo à la demande par abonnement ni aucun système télévisuel national établi n’a été documenté. Le plan à moyen terme 2025–2028 du ministère de l’Information, des Communications et des Transports prévoit le développement de la vidéo et de la télévision, des stations de radio supplémentaires à South Tarawa et Kiritimati d’ici 2026, des mises à niveau des infrastructures et une capacité d’impression accrue. Ces projets ne démontrent pas à eux seuls que les services sont déjà opérationnels. Les habitants reçoivent et partagent aussi des nouvelles par l’Internet mobile et les réseaux sociaux. Aucun réseau social public géré par l’État ni régime local distinct concernant les réseaux sociaux n’est documenté au Kiribati. Les données du tableau de bord de la CCK indiquent une pénétration d’Internet d’environ 80 % et une couverture mobile d’environ 73 %, tandis que les données de l’UIT pour 2024 font état d’une couverture 2G d’au moins 77 %, d’une couverture LTE ou WiMAX de 62 % et de 51,8 abonnements au haut débit mobile pour 100 personnes. Les méthodes et les dates diffèrent : ces chiffres ne décrivent donc pas des conditions identiques dans chaque île. L’accès est généralement moins fiable dans les communautés des îles périphériques que dans les zones mieux connectées. L’article 12 de la Constitution protège la liberté d’avoir des opinions et de recevoir et communiquer des idées et des informations. Les limites prévues par la loi peuvent concerner la sécurité, l’ordre public, la moralité, la santé, la réputation et la vie privée, la confidentialité, les procédures judiciaires ainsi que la réglementation technique de la radiodiffusion. La CCK s’occupe des licences de communication, de l’utilisation du spectre, de l’accès et des intérêts des consommateurs, y compris des réclamations. L’existence d’un conseil local des médias, d’un syndicat de journalistes ou d’un conseil d’utilisateurs n’a pas été vérifiée. Une personne âgée d’au moins 18 ans, une entreprise kiribatienne, une entreprise étrangère enregistrée, une coopérative, une institution publique ou un organisme statutaire peut être admissible à une licence individuelle de la CCK, sous réserve des exigences applicables. La demande comprend des documents techniques, un plan d’affaires et des frais non remboursables d’environ 50 à 250 USD. Le délai de décision annoncé peut aller jusqu’à 45 jours, et une licence approuvée est délivrée dans les 30 jours. Une licence peut être accordée pour une durée maximale de 20 ans et être renouvelée. Les redevances annuelles de radiodiffusion comprennent 500 USD pour la FM de moins de 500 watts, 1 000 USD pour la FM d’au moins 500 watts, 1 000 USD pour la radio AM et 1 000 USD pour la télévision d’au moins 1 kilowatt. Les équipements radio et les autres équipements de communication doivent également obtenir une homologation ; une demande complète d’homologation peut prendre jusqu’à sept jours civils. Le Universal Access Fund (UAF) consulte les conseils insulaires, les églises, les communautés et les écoles pour planifier des mesures d’accès. Parmi les outils proposés ou soutenus figurent des centres communautaires de technologies de l’information et de la communication, des kiosques Internet, des points d’accès public, la création de contenu local et les retours des communautés. Le Kiribati Learning Passport, soutenu par le ministère de l’Éducation et l’UNICEF, donne accès à des ressources éducatives en ligne et hors ligne. Happy Children, Happy Kiribati a été identifié comme un moyen possible de promouvoir la citoyenneté numérique, mais l’existence d’un système national de protection des enfants en ligne et d’une limite d’âge précise pour les réseaux sociaux n’a pas été vérifiée. Les parents, les écoles et les communautés restent les principaux acteurs pratiques pour la sécurité des jeunes dans les médias et les voies de signalement ou d’orientation.
Les médias au Kiribati
L’accès aux médias au Kiribati s’articule autour de Radio Kiribati, du journal Te Uekera et de services en ligne comme BPANews et la radio sur le web de la BPA. La Broadcasting and Publications Authority (BPA) fournit le principal service national documenté d’information et de radiodiffusion, tandis que la diffusion en ligne et sur les réseaux sociaux dépend d’une couverture mobile et Internet inégale. La Constitution protège la réception et la communication d’informations dans les limites prévues par la loi, et la Communications Commission of Kiribati (CCK) réglemente les licences de communication, le spectre, l’accès et les intérêts des consommateurs.
Conseil
Lorsque la fiabilité de la couverture dans les îles est essentielle, privilégiez la radio ou la presse écrite et ajoutez la diffusion en ligne ou sur les réseaux sociaux si le public visé dispose d’une connexion fiable. Considérez les services de télévision prévus comme indisponibles tant que leur mise en service n’a pas été confirmée. Si vous fournissez des services de médias ou de communication, réglez les questions de licences, d’homologation des équipements, de redevances annuelles et de garanties éditoriales avant le lancement.

