Le terme islandais vinnumarkaður couvre l’offre et la demande de travail, les secteurs employeurs, les salaires, les qualifications, les différences régionales et les systèmes de mise en relation entre employeurs et chercheurs d’emploi. L’Islande comprend un secteur général, almenni vinnumarkaðurinn, et un secteur public, opinberi vinnumarkaðurinn. La législation du travail et les kjarasamningar applicables fixent les minima ; un contrat individuel peut améliorer les conditions, mais pas prévoir moins que l’accord applicable. Les syndicats, organisations patronales, le médiateur de l’État et les organismes de négociation publique contribuent à fixer les salaires et à résoudre les conflits collectifs. L’enquête sur la population active de Statistics Iceland au deuxième trimestre 2026, pour les personnes de 16 à 74 ans, a relevé 237 700 personnes actives, 222 300 personnes en emploi, un taux d’activité de 81,1 %, un taux d’emploi de 75,8 % et un chômage de 6,5 %. Parmi les personnes en emploi, 102 700 étaient des femmes, avec un taux d’emploi de 72,4 %, et 119 600 des hommes, avec un taux de 79 %. La durée effective moyenne était de 35,6 heures par semaine ; 78 % des personnes en emploi travaillaient à temps plein, 21,9 % à temps partiel et 4,2 % étaient en sous-emploi. Le chômage était de 17,3 % chez les 16-24 ans, 4,9 % chez les 25-54 ans et 2,2 % chez les 55-74 ans. Ces chiffres sont provisoires et peuvent être révisés. Une mesure fondée sur les registres de juillet 2026 comptait environ 238 800 personnes en emploi à partir de données provisoires de retenue à la source, mais elle n’est pas directement comparable à l’enquête et indiquait un autre taux de chômage enregistré, d’environ 4,0 %. La demande varie selon les secteurs et les périodes. Les principaux domaines d’emploi sont les services et services publics, le tourisme, la pêche et l’aquaculture, la transformation du poisson, l’industrie et la métallurgie, la construction, les TIC et centres de données, la finance, la santé et l’action sociale, l’éducation et l’agriculture. En 2025, le chiffre d’affaires a augmenté d’environ 10 % dans les technologies, 4 % dans la construction, 2 % dans la pêche, l’aquaculture et la transformation du poisson, et 1 % dans le tourisme. En mai et juin 2026, il a progressé de 8 % dans les technologies, de 25 % dans la pêche, l’aquaculture et la transformation du poisson, de 4 % dans la construction, tandis qu’il baissait de 3 % dans le tourisme ; le traitement et l’hébergement de données ont progressé de 122 %. Ces chiffres indiquent une dynamique sectorielle, et non un nombre d’emplois ou un classement officiel des pénuries. L’enquête sur les postes vacants du deuxième trimestre 2026 a recensé 3 540 postes, environ 247 560 emplois occupés et un taux de vacance de 1,4 %. Les postes vacants ont augmenté de 500 et de 0,1 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent, mais étaient inférieurs de 1 870 et de 0,8 point à ceux de l’année précédente. L’enquête porte sur les personnes morales ayant au moins un salarié et ses résultats sont provisoires. Une offre ne garantit pas l’embauche : l’employeur évalue encore les qualifications, les langues, l’expérience et l’autorisation de travail. La formation influe sur l’accès aux secteurs en évolution. En 2025, parmi les personnes en emploi âgées de 25 à 64 ans, 49,0 % avaient fait des études supérieures, 33,6 % avaient une formation professionnelle ou secondaire supérieure et 17,2 % avaient une formation de base. Depuis 2005, la part des personnes diplômées du supérieur a progressé de 18,5 points, tandis que celle des personnes ayant une formation de base a reculé de 13,2 points. Les prévisions expérimentales 2025-2040 de Statistics Iceland modélisent l’offre et la demande possibles selon le niveau d’études et le secteur ; elles constituent un outil de scénarios, pas une liste officielle de professions dont la pénurie est garantie. La rémunération dépend de la profession, du temps de travail, du secteur, de l’expérience et de la convention collective applicable. En 2025, le salaire mensuel régulier moyen était de 816 000 ISK. Pour les salariés à temps plein, le salaire régulier moyen était de 913 000 ISK et la médiane de 826 000 ISK. Le salaire total moyen à temps plein, comprenant les paiements supplémentaires, était de 1 058 000 ISK ; les moyennes par groupe professionnel étaient de 766 000 ISK pour les professions élémentaires et de 1 634 000 ISK pour les dirigeants. La médiane du salaire total à temps plein dépassait 1 007 000 ISK pour les hommes et 902 000 ISK pour les femmes. Ces chiffres provisoires couvrent moins de 100 000 salariés d’entités juridiques d’au moins 10 salariés et ne garantissent pas un salaire individuel. En 2025, le coût horaire moyen du travail était de 8 653 ISK, dont 20,8 % de coûts non salariaux ; il atteignait 12 004 ISK dans la finance et l’assurance et s’établissait à 6 426 ISK dans l’hébergement et la restauration. Les conditions régionales diffèrent. En 2025, le chômage était de 4,9 % dans la région de la capitale et de 3,2 % dans les autres régions ; la durée hebdomadaire effective moyenne était respectivement de 34,5 et 38,4 heures. Les migrations internes ont accru la population du Sud de 648 personnes, des Fjords de l’Ouest de 65 et du Nord-Est de 62, tandis que le Sud-Ouest a perdu 414 personnes et la région de la capitale 313. Le solde migratoire externe a augmenté la population de la région de la capitale de 1 888 personnes et celle du Sud de 487. Les possibilités d’emploi, les trajets domicile-travail et la concentration sectorielle peuvent donc varier fortement entre la capitale et les autres régions. Vinnumálastofnun, la Direction du travail, propose un registre d’offres, My Pages, des conseils, une aide au CV, des cours et des centres de services dans tout le pays. Les demandeurs bénéficiant d’un soutien concerné confirment généralement leur recherche entre le 20 et le 25 de chaque mois. Les bénéficiaires approuvés d’allocations de chômage peuvent suivre gratuitement les cours agréés ; les chercheurs d’emploi étrangers ont droit à deux cours d’islandais par an. EURES relie l’Islande au marché du travail de l’Espace économique européen et facilite les mises en relation transfrontalières. L’autorisation de travail dépend de la nationalité et du statut de séjour. Les ressortissants de l’EEE, de l’Association européenne de libre-échange et des îles Féroé n’ont généralement pas besoin de permis de travail temporaire. La plupart des ressortissants hors EEE/AELE en ont besoin et ne peuvent commencer avant sa délivrance. Le permis est généralement lié à l’employeur et au poste indiqués ; l’employeur doit déposer la demande et un changement d’employeur exige un nouveau permis. Les permis pour pénurie de main-d’œuvre sont exceptionnels, durent généralement jusqu’à un an et peuvent être renouvelés jusqu’à deux ans ; les permis pour compétences spécialisées durent généralement un an et peuvent aller jusqu’à quatre ans. Depuis le 8 juillet 2026, les permis sont traités par la Direction de l’immigration, et non plus par Vinnumálastofnun. Un permis de séjour étudiant peut autoriser jusqu’à 60 % d’un emploi à temps plein durant les études sans permis de travail distinct. Les diplômés d’une université islandaise peuvent obtenir un permis de séjour de recherche d’emploi post-diplôme allant jusqu’à 18 mois ; les diplômés islandais d’un doctorat, jusqu’à 12 mois. Les professions réglementées nécessitent la reconnaissance des qualifications et la licence professionnelle correspondante. ENIC/NARIC évalue gratuitement les diplômes étrangers de l’enseignement supérieur, généralement en quelques semaines ; son avis est consultatif et ne peut faire l’objet d’un recours. Les métiers qualifiés étrangers peuvent faire l’objet d’une évaluation ENIC/NARIC, suivie d’une confirmation nationale du commissaire de district de l’Est de l’Islande. Les licences professionnelles et médicales relèvent de l’autorité compétente. Pour les métiers non réglementés, l’accès dépend généralement des exigences de l’employeur et du poste. Le contrat de travail doit normalement être remis dans les deux mois et indiquer les parties, le lieu, les tâches, la date de début, la durée, les congés, le préavis, le salaire, les horaires, la retraite et le kjarasamningur applicable. Les employeurs remettent un bulletin de salaire avec le paiement ; le salarié cotise au moins 4 % à un fonds de pension, et les impôts et frais applicables sont retenus.
Marché du travail en Islande
Le marché du travail islandais associe emplois privés et publics ; les conventions collectives, appelées kjarasamningar, fixent les conditions minimales dans une grande partie de l’économie. Au deuxième trimestre 2026, l’enquête sur la population active a relevé 222 300 personnes en emploi, un taux d’emploi de 75,8 % et un chômage de 6,5 % ; ces chiffres préliminaires diffèrent des mesures fondées sur les registres. Les services, le tourisme, la pêche et l’aquaculture, l’industrie, la construction, les TIC, la finance, la santé et l’éducation contribuent à l’emploi, tandis que l’accès dépend souvent des qualifications, de l’autorisation de travail et de la région.
Conseil
Avant d’investir du temps dans des candidatures, faites correspondre le poste, la région, vos qualifications et votre autorisation de travail. Utilisez les moyennes salariales et la croissance sectorielle comme points de comparaison, pas comme promesses ; vérifiez la convention collective et les conditions écrites avant d’accepter une offre.

