L’Islande fait partie de l’espace Schengen. Les ressortissants qui ne sont ni citoyens de l’EEE ou de l’AELE, ni nordiques peuvent généralement séjourner jusqu’à 90 jours sur toute période de 180 jours sans permis de séjour. Les ressortissants soumis à visa en ont besoin. Les visiteurs exemptés de visa et les titulaires d’un permis de séjour d’un autre État de l’EEE ou de l’AELE peuvent entrer selon les conditions applicables. À la frontière, les agents peuvent demander un passeport délivré au cours des dix dernières années, une preuve du motif du séjour, des ressources suffisantes, un projet de retour ou de continuation du voyage, ainsi que la preuve qu’il n’existe ni signalement dans le système d’information Schengen ni motif lié à la sécurité, à l’ordre public ou à la santé publique. Les frais de visa Schengen sont de 90 EUR, ou de 45 EUR pour les enfants de 6 à 12 ans ; un dossier complet prend souvent environ deux semaines. Un refus de visa peut être contesté auprès de la commission de recours des visas dans les 30 jours, moyennant 300 EUR. Un séjour de plus de 90 jours nécessite normalement un permis de séjour ou un autre fondement de résidence reconnu. Les citoyens de l’EEE et de l’AELE n’ont pas besoin de permis de séjour, mais doivent généralement s’inscrire auprès de Þjóðskrá Íslands pour un séjour de plus de trois mois. Cette inscription enregistre le domicile légal, appelé lögheimili, et permet l’attribution d’une kennitala, le numéro d’identification personnel islandais. Les citoyens nordiques relèvent d’un régime distinct de droit de séjour. Les membres de la famille de citoyens de l’EEE qui ne sont pas ressortissants de l’EEE et séjournent plus de trois mois demandent généralement une carte de séjour. La famille admissible peut comprendre un conjoint ou partenaire cohabitant, les descendants de moins de 21 ans ou à charge, les ascendants à charge et le parent ayant la garde d’un enfant islandais de moins de 18 ans. Un membre de la famille ressortissant de l’EEE peut travailler sans permis de travail distinct. Les permis de séjour destinés aux ressortissants hors EEE couvrent l’emploi, les études, le regroupement familial, le travail au pair, le bénévolat, les activités missionnaires, le programme vacances-travail ou mobilité des jeunes, les liens particuliers, les motifs légitimes ou spéciaux, la protection des victimes de traite et d’autres motifs de court séjour. Les permis de travail comprennent notamment les catégories de compétences spécialisées, de pénurie de main-d’œuvre, de sportif, de circonstances particulières et de contrats de service ou de collaboration. Un permis de travail indique normalement l’employeur et le travailleur. Il ne faut pas commencer à travailler avant son octroi ; un changement d’emploi exige généralement un nouveau permis. Un permis d’études peut durer jusqu’à un an. À partir de 2026, les étudiants admissibles n’ont plus besoin d’un permis de travail distinct, mais leur activité est normalement limitée à 60 % d’un emploi à plein temps pendant les études ; le plein temps peut être autorisé pendant les vacances prévues. Ce régime étudiant n’autorise pas le travail indépendant. Les diplômés d’un programme islandais de licence, master ou doctorat peuvent avoir droit à une période pour chercher un emploi. Le regroupement familial concerne couramment le conjoint ou partenaire cohabitant, les enfants de moins de 18 ans et les parents âgés de 67 ans ou plus. Le répondant peut devoir être citoyen islandais ou nordique, résident permanent, titulaire d’un permis de travail admissible, étudiant à plein temps en licence, master ou doctorat, ou titulaire d’un permis de protection, humanitaire ou fondé sur des liens particuliers. Les justificatifs peuvent inclure un acte de mariage ou de partenariat authentifié, une preuve de garde, des preuves de dépendance et de domicile commun. Un permis pour conjoint dure généralement un an et peut aller jusqu’à deux ans. Le conjoint d’un citoyen islandais peut travailler après le dépôt de la demande payante ; les autres conjoints ont généralement besoin du permis avant de travailler. Depuis le 1er janvier 2026, les frais sont de 110 000 ISK pour un permis de conjoint, 60 000 ISK pour un permis d’enfant et 70 000 ISK pour un permis d’étudiant. Les demandes exigent normalement des pièces d’identité, un passeport valable au moins 90 jours après la période de permis demandée, la preuve du motif approprié, des ressources financières sûres, une assurance maladie et, le cas échéant, un extrait de casier judiciaire. L’assurance doit généralement être valable en Islande pendant au moins trois mois et fournir une couverture d’au moins 2 000 000 ISK jusqu’à l’entrée en vigueur de l’assurance nationale. Des originaux ou copies certifiées, une apostille ou une légalisation et une traduction certifiée peuvent être nécessaires pour les documents qui ne sont ni en anglais ni dans une langue nordique. Une photo et des empreintes digitales sont exigées pour la carte de séjour. Les demandes de citoyenneté, de résidence permanente et de renouvellement se font principalement en ligne ; de nombreuses premières demandes utilisent des formulaires papier. Les pièces manquantes, entretiens ou demandes de dérogation peuvent retarder la décision, et la Direction peut obtenir des renseignements de la police ou des services fiscaux. Le seuil de ressources est de 259 951 ISK par mois pour une personne, 415 922 ISK pour un couple marié et 129 976 ISK pour chaque adulte supplémentaire de la famille. L’aide sociale de l’État ou d’une municipalité n’est généralement pas admise comme preuve de ressources suffisantes pour la résidence permanente ou la citoyenneté. Depuis 2026, les frais comprennent 80 000 ISK pour un permis de travail, 120 000 ISK pour un permis au pair, 40 000 ISK pour le programme vacances-travail et plusieurs permis à objet particulier, 90 000 ISK pour un permis de conjoint au titre de la protection et 8 000 ISK pour une carte de membre de la famille d’un ressortissant de l’EEE ou son renouvellement. Pour demander une protection internationale, il faut être physiquement présent en Islande. Une demande verbale personnelle suffit ; elle peut être présentée à l’aéroport de Keflavík, au centre d’accueil de Reykjavík, Egilsgata 3, ou au poste de police le plus proche. La protection des réfugiés concerne la persécution fondée sur la race, la religion, la nationalité, les opinions politiques ou l’appartenance à un groupe social particulier. La protection subsidiaire couvre des risques comme la peine de mort, la torture, les traitements inhumains ou dégradants et les atteintes graves. Útlendingastofnun statue sur la demande. Un permis de réfugié dure généralement trois ans, autorise le travail sans permis distinct et peut ouvrir droit au regroupement familial, à un titre de voyage pour réfugié et à la résidence permanente ultérieure. Pendant l’examen de la demande, Vinnumálastofnun peut donner accès à des solutions d’hébergement, une allocation alimentaire hebdomadaire, aux soins médicaux et médicaments nécessaires, à des services psychologiques et à la scolarité des enfants de 6 à 18 ans. En général, le demandeur n’a ni kennitala ni assurance nationale durant cette procédure. Pour travailler, il lui faut un permis provisoire de séjour et de travail ; il est interdit de commencer avant son octroi. Le temps passé uniquement comme demandeur ne constitue pas un fondement de résidence permanente. L’Islande accorde également un permis de protection collective lié à l’Ukraine. La décision actuelle est valable jusqu’au 2 mars 2027. Depuis le 23 août 2026, les nouvelles demandes sont généralement exclues si la personne détient déjà une protection temporaire valable dans un pays de l’UE ou un permis comparable au Danemark, en Norvège, en Suisse ou au Liechtenstein. Après cette date, un départ peut nécessiter la preuve de sa légalité. Le permis peut durer jusqu’à un an et autorise le travail sans permis distinct. La résidence permanente exige généralement cinq ans dans la catégorie de permis concernée ; la protection collective peut donc mener à une durée totale de séjour allant jusqu’à six ans. La résidence permanente exige généralement un permis admissible en cours de validité et quatre années de résidence continue. Des exceptions prévoient trois ans pour le conjoint ou partenaire cohabitant d’un citoyen islandais, deux ans pour l’enfant d’un citoyen islandais et trois ans pour un diplômé islandais du doctorat titulaire d’un permis de travail pour compétences spécialisées. Un ancien étudiant peut être admissible après quatre ans au total, dont au moins deux ans avec un permis admissible. Les absences sont généralement limitées à 90 jours par an. Les candidats doivent justifier de ressources, avoir une situation juridique régulière et suivre soit au moins 150 leçons d’islandais avec 85 % de présence, soit une évaluation linguistique acceptée. La demande doit être déposée avant l’expiration du permis actuel. La carte de résident permanent est valable cinq ans. Le permis peut être révoqué après 18 mois de domicile légal à l’étranger. Les membres de famille ressortissants de l’EEE acquièrent généralement la résidence permanente après cinq ans et peuvent la perdre après plus de deux ans à l’étranger. Les frais sont généralement de 60 000 ISK. La citoyenneté exige généralement sept ans de domicile légal et de résidence continue en Islande. Un permis de résidence permanente est normalement requis, bien que les citoyens nordiques et certains citoyens de l’EEE ou de l’AELE puissent invoquer une exemption de permis. Les demandeurs doivent prouver leur identité, réussir le test de citoyenneté islandaise de niveau A2 en compréhension orale, lecture, écriture et expression orale, justifier de leur autonomie financière pendant les trois années précédentes et ne pas avoir d’arriérés d’impôts ni reçu d’aide financière municipale pendant cette période. Le dossier comprend couramment les déclarations fiscales des trois années précédentes et des extraits de casier judiciaire des pays où le demandeur a résidé depuis l’âge de 15 ans. Le conjoint d’un citoyen islandais peut être admissible après quatre ans de mariage si son conjoint est citoyen islandais depuis au moins cinq ans ; un partenaire cohabitant doit généralement attendre cinq ans. La double nationalité est autorisée par l’Islande depuis le 1er juillet 2003. Les frais de citoyenneté sont généralement de 60 000 ISK, ou 30 000 ISK pour la demande d’un enfant. Un refus de séjour est notifié par écrit et prévoit généralement un délai de départ d’environ 30 jours. Un recours est normalement adressé à Kærunefnd útlendingamála (commission de recours en matière d’immigration et d’asile) dans les 15 jours. Il ne suspend généralement pas l’éloignement, sauf dans certains cas, par exemple un refus de résidence permanente accompagné d’une demande de renouvellement déposée à temps. Un recours contre une révocation dans les 15 jours en suspend les effets. Les recours en matière de protection ont normalement un délai de 15 jours ; l’examen au fond ou une procédure accélérée de cinq jours dépend du dossier. Les motifs d’une décision de protection peuvent généralement être demandés dans les 14 jours. Une décision d’expulsion ou d’interdiction de retour peut normalement faire l’objet d’un recours dans les 15 jours, mais son effet suspensif dépend de la décision. Une expulsion définitive révoque les permis de séjour, de travail et de résidence permanente ; l’interdiction de retour dure généralement au moins deux ans et peut avoir des conséquences dans tout l’espace Schengen via le SIS. Un recours tardif ou le maintien au-delà du séjour autorisé peut entraîner un séjour irrégulier, un éloignement et une interdiction de retour.
Le droit de l’immigration en Islande
Le droit islandais de l’immigration régit l’entrée, les visas, le séjour, le travail, les études, le regroupement familial, la protection, le séjour permanent et la citoyenneté. Útlendingastofnun (Direction de l’immigration) traite la plupart des questions de permis de séjour, de protection et de citoyenneté ; Þjóðskrá Íslands (Registres d’Islande) s’occupe de l’enregistrement des ressortissants de l’EEE, du domicile légal et de l’identification nationale. Les droits, frais et délais dépendent de la nationalité, du motif et du statut.
Conseil
Choisissez votre statut d’immigration en Islande selon votre nationalité, le motif et la durée prévue du séjour, puis réunissez les justificatifs et ressources propres à ce statut. Consignez dans un même calendrier le travail, le séjour, le domicile légal et les dates de renouvellement : commencer à travailler sans autorisation requise ou manquer une échéance peut compromettre votre séjour. Les demandes de protection et les recours sont des procédures urgentes, avec leurs propres délais et conséquences.

