Le système guinéen des élections et référendums repose sur la Constitution du 26 septembre 2025, la loi organique L/2025/026/CNT et le Code électoral du 27 septembre 2025. Il couvre les élections présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales et communales, ainsi que les référendums constitutionnels, législatifs et territoriaux. L’OTIGE coordonne le processus électoral par l’intermédiaire de la CNEL, chargée de l’orientation et de la supervision, et de la DENEL, chargée des opérations techniques. Des bureaux régionaux, préfectoraux, sous-préfectoraux et communaux soutiennent la mise en œuvre. La DGE tient un site électoral national technique, tandis que le MATD apporte le soutien de l’État. La Cour constitutionnelle examine les élections présidentielles, législatives et sénatoriales. Les cours d’appel traitent les litiges régionaux, les tribunaux de première instance les litiges communaux, la Cour des comptes examine les comptes de campagne et la CRCA contrôle l’égalité dans les médias et le respect du code de conduite. Pour voter, il faut être citoyen guinéen, avoir au moins 18 ans à la clôture de la liste électorale et conserver ses droits civiques et politiques. Les Guinéens naturalisés peuvent voter. Les étrangers ne peuvent voter que si un accord international et des dispositions réciproques le permettent. L’inscription est à la fois un droit et un devoir. Un électeur ne peut figurer que sur une seule liste et doit être inscrit à son lieu de domicile. Pour voter, il faut une carte d’électeur, être inscrit sur la liste correspondante et jouir pleinement de ses droits civiques. Le fichier électoral biométrique est constitué à partir du RNPP. Les électeurs peuvent vérifier leur inscription en ligne au moyen de leur numéro d’identification personnel. La révision ordinaire des listes dure 60 jours ; une révision exceptionnelle dure 30 jours et doit commencer au moins six mois avant une élection. L’électeur peut retirer sa carte sur présentation d’un récépissé d’enrôlement, d’une carte nationale d’identité, d’un passeport biométrique ou d’un permis de conduire. La carte d’électeur, le bulletin et les fournitures officielles de vote sont gratuits. Le numéro d’assistance téléphonique est le 105. Toute plainte concernant une carte est d’abord adressée à l’OTIGE, puis peut être portée devant un tribunal dans les 48 heures suivant le délai d’examen de 72 heures par l’OTIGE. Le bureau de vote est attribué en fonction du domicile. Un centre de vote public compte normalement au moins deux bureaux, chacun accueillant de 35 à 600 électeurs. La distance maximale habituelle est de 5 kilomètres en zone rurale et d’un kilomètre en zone urbaine. Les listes des centres et bureaux doivent être publiées au moins 45 jours avant le scrutin. Le vote a normalement lieu sur une journée, de 7 h à 18 h. Les électeurs déjà dans la file à l’heure de clôture peuvent voter. Une ouverture tardive ou l’absence de matériel peut conduire la DENEL à ordonner une prolongation compensatoire. La campagne dure 30 jours pour les élections présidentielles, législatives et sénatoriales, 20 jours pour les élections régionales et communales et 21 jours pour un référendum. Elle prend fin 48 heures avant le vote. Les candidats peuvent être présentés par un parti légalement reconnu ou se présenter comme indépendants. Les candidats à la présidence doivent être citoyens guinéens, avoir entre 44 et 80 ans, avoir leur résidence principale en Guinée, conserver leurs droits civiques, fournir un certificat médical et déclarer leur patrimoine. Les candidats à l’Assemblée nationale doivent avoir entre 21 et 80 ans et les candidats au Sénat entre 40 et 80 ans. Les listes de candidats doivent alterner femmes et hommes et comprendre au moins 30 % de femmes. Un candidat indépendant à la présidence doit obtenir le parrainage d’au moins 30 % des maires dans au moins 70 % des communes. Un candidat indépendant à l’Assemblée nationale doit obtenir le parrainage de 5 % des conseillers régionaux ou communaux. Aucun parrainage n’est requis pour les élections sénatoriales, régionales ou communales. L’OTIGE fixe les cautions exigées. Leur échéance est de 50 jours avant une présidentielle, 55 jours avant les législatives, 70 jours avant les sénatoriales et 45 jours avant les élections régionales ou communales. Les campagnes peuvent être financées par les fonds d’un parti, les fonds propres des candidats, des subventions de l’État, des dons et des legs. Elles doivent utiliser un fonds électoral et un compte de campagne, et remettre leurs comptes à la Cour des comptes dans les 30 jours suivant les résultats définitifs. Le remboursement des cautions dépend des délais et seuils applicables ; le Code ne fixe pas de montant universel. Le président est élu directement au scrutin majoritaire à deux tours pour un mandat de sept ans, renouvelable une fois. L’Assemblée nationale compte 147 sièges : 98 sont attribués au scrutin majoritaire uninominal ou plurinominal à un tour et 49 à la représentation proportionnelle nationale, selon une méthode de quotient électoral et de plus forte moyenne. Son mandat est de cinq ans. En 2026, 147 députés ont été élus et la DGE a indiqué qu’ils avaient pris leurs fonctions le 17 juillet 2026. Le Sénat est élu indirectement par un collège électoral de conseillers régionaux et communaux, avec une représentation de la diaspora. Deux tiers des sénateurs sont élus au scrutin majoritaire à un tour et un tiers est nommé par le président pour un mandat de six ans. Les conseillers régionaux sont élus par les conseillers communaux au scrutin majoritaire à un tour pour cinq ans. Le conseil régional élit ensuite son président et ses vice-présidents au scrutin secret, à la majorité absolue et, si nécessaire, lors d’un second tour remporté à la majorité relative. Les conseils communaux sont élus au scrutin de listes proportionnel pour cinq ans. Ils élisent le maire et de deux à sept adjoints au scrutin secret et à la majorité absolue. Les quartiers et districts ne font pas l’objet d’élections distinctes ; le conseil communal nomme leurs conseillers. Un référendum est décidé directement en un tour. Les référendums constitutionnels, législatifs et portant sur un transfert, un échange ou une annexion territoriale proposent un bulletin OUI/NON. La majorité absolue des suffrages valides détermine le résultat. Le quorum est de 60 % pour un référendum constitutionnel et de 50 % pour les autres référendums. Le texte soumis au vote doit être publié au moins 30 jours à l’avance en français et dans les langues nationales, avec des versions accessibles en gros caractères, en braille et en langue des signes. Dans le bureau de vote, les agents vérifient la carte d’électeur visuellement, par code-barres ou par biométrie. L’électeur marque un bulletin papier unique, le plie lui-même et le dépose dans une urne transparente scellée. La procédure prévoit aussi une empreinte du pouce gauche ou une signature et de l’encre indélébile. Les téléphones sont interdits dans l’isoloir. Un électeur handicapé peut être assisté. Le vote par procuration est ouvert aux électeurs hospitalisés ou handicapés, aux observateurs accrédités, aux représentants nationaux des candidats, aux personnes absentes pour mission officielle et aux agents de sécurité ou de l’État. La procuration est délivrée entre sept jours et 72 heures avant le vote, et une personne ne peut en détenir qu’une seule. Le dépouillement commence immédiatement dans le bureau de vote. Jusqu’à quatre scrutateurs peuvent y participer, et les représentants des candidats ainsi que les observateurs accrédités peuvent assister aux opérations. Sont invalides les bulletins blancs ou non marqués, irréguliers, déchirés ou maculés, comportant plusieurs marques ou des signes supplémentaires. Les agents établissent le procès-verbal officiel et une fiche de résultats sécurisée. Les résultats provisoires sont annoncés immédiatement et affichés dans le bureau. Quatre jeux de documents scellés sont transmis, et la centralisation doit scanner ou transmettre les résultats dans les 48 heures. La DENEL publie les résultats provisoires et met sans délai en ligne les procès-verbaux des bureaux. Les représentants peuvent observer le processus et consigner leurs réserves. Les contestations doivent être déposées dans les huit jours pour les résultats présidentiels et législatifs, dans les trois jours pour les résultats sénatoriaux, dans les 72 heures pour les résultats régionaux, avec une période d’appel supplémentaire de cinq jours devant la Cour d’appel, et dans les trois jours pour les résultats communaux, avec un délai supplémentaire de 72 heures devant le tribunal de première instance. En cas d’annulation d’une élection, un nouveau vote a lieu dans le délai applicable de 30, 60 ou 90 jours. Les élections présidentielles et législatives ont un effet direct plus important sur la plupart des électeurs, tandis que les élections sénatoriales et régionales sont indirectes. Les informations publiées par la DGE sur le statut des élections communales ont parfois été incohérentes ; il faut vérifier tout statut actuel dans la publication la plus récente de la DGE et la décision judiciaire concernée.
Les élections en Guinée
En Guinée, les élections permettent aux électeurs admissibles de choisir des représentants nationaux et locaux ou de se prononcer par référendum sur des questions constitutionnelles, législatives et territoriales. Le pays organise des élections directes pour la présidence, l’Assemblée nationale, les conseils régionaux et communaux, ainsi que des référendums ; le Sénat est élu au suffrage indirect. Pour voter, il faut être citoyen guinéen, jouir de ses droits civiques et politiques, être inscrit sur la liste électorale correspondant à son domicile et détenir une carte d’électeur.
Conseil
Commencez par déterminer si vous comptez voter, être candidat, soutenir une campagne ou observer les résultats, car chaque rôle implique des délais et documents différents. Pour voter, vérifiez tôt votre inscription, votre carte d’électeur et votre bureau attribué ; pour être candidat, vérifiez l’admissibilité, les parrainages, les cautions et les obligations relatives au compte de campagne avant de vous engager. Ne considérez pas les résultats provisoires ni le statut des élections communales comme définitifs sans la publication la plus récente de la DGE et la décision judiciaire pertinente.

