La Guinée-Bissau ne dispose ni d’un budget mensuel officiel unique pour les ménages ni d’un système public unifié d’aide au coût de la vie. L’enquête auprès des ménages EHCVM 2021/22 recense la consommation, les dépenses alimentaires et non alimentaires, le logement, la santé, l’éducation et les transferts ; le PAM suit chaque semaine les prix sur 44 marchés. Ces sources décrivent les habitudes de dépense, mais ne remplacent pas un calcul actuel adapté à chaque ménage. La monnaie est le XOF/FCFA ; le taux de change de référence est de 1 EUR = 655,957 XOF. L’inflation était d’environ 3,8 % en 2024, l’inflation alimentaire a atteint environ 5 % en décembre 2024, et les prix restent sensibles aux importations de riz, au carburant, aux transports, aux revenus de la noix de cajou, aux conditions de change et au climat. Les ménages devraient distinguer les besoins essentiels récurrents des coûts de participation et des réserves de précaution. Les besoins essentiels comprennent l’alimentation, le logement, l’eau et l’énergie. Les coûts de participation comprennent le transport, les communications et l’éducation. Les réserves de précaution couvrent les maladies, les réparations, les pertes de récolte ou dues aux inondations et les chocs sur les prix à l’importation. Les revenus de la noix de cajou influent directement ou indirectement sur environ 70 à 80 % des revenus des ménages ; la capacité de dépense peut donc évoluer au cours de l’année. Les transferts de fonds représentaient environ 9,8 % du PIB en 2024 et peuvent soutenir certains ménages, mais ne constituent pas une source universelle de revenus. En 2021, environ 50,5 % de la population vivait dans la pauvreté, contre environ 21 % à Bissau et plus de 50 % en zone rurale ; environ 39,9 % des personnes étaient sous le seuil de 3 dollars par jour de la Banque mondiale, en parité de pouvoir d’achat. Les coûts du logement comprennent le loyer, les dépôts, les commissions, le terrain ou la construction, les matériaux importés, les réparations, l’eau, l’électricité et les transports. Bissau dispose d’un marché locatif et de services plus vaste, tandis que les ménages ruraux construisent plus souvent leur propre maison ou vivent chez des proches. Les quartiers informels, les ménages multigénérationnels et l’autoconstruction sont des solutions courantes. Aucun registre national fiable des loyers ni série officielle régulière sur les loyers n’a été établi. Des estimations spécialisées indiquent qu’environ 83,2 % de la population vit dans des logements précaires et que seulement environ 5,77 % des ménages urbains pourraient financer la maison neuve la moins chère. Avant tout paiement, vérifiez le contrat, le statut foncier ou d’usage, le dépôt, les éventuelles commissions et le coût des services et réparations. Les dépenses de services dépendent du système d’approvisionnement local. L’EAGB, service national d’électricité et d’eau, fonctionne parallèlement aux puits, pompes manuelles, vendeurs d’eau privés, citernes, générateurs et installations solaires. L’accès à l’électricité était d’environ 40,5 % en 2023. Les importations d’électricité de l’OMVG ont augmenté la capacité d’approvisionnement à partir de 2025, mais des coupures et le besoin d’une alimentation de secours restent possibles. L’accès à une eau de base concernait environ 62 % de la population, tandis que l’accès à une eau gérée en toute sécurité concernait environ 24 % ; les chiffres correspondants pour l’assainissement étaient d’environ 28 % et 15 %. Environ la moitié des pompes manuelles seraient hors service et quelque 65 % des puits ouverts protégés seraient contaminés. Les tarifs EAGB actuels, les frais de raccordement et les règles de facturation ne sont pas disponibles de façon cohérente et vérifiée ; vérifiez donc localement les prix actuels, le carburant, le transport, la maintenance et les frais de recharge. Le riz est l’aliment de base dominant et dépend fortement des importations, des ports et des transports. Le riz local, le maïs, le mil, le sorgho, le poisson, la noix de cajou et la production de subsistance peuvent réduire les dépenses en espèces, mais ne sont pas accessibles à tous les ménages ou en toutes saisons. En 2024, les prix du riz ont temporairement augmenté jusqu’à environ 40 %. Une référence de contrôle des prix de 2023 indiquait 17 500 XOF pour un sac de 50 kg de riz brisé et 22 500 XOF pour un sac de 50 kg de riz parfumé, mais les subventions ou prix fixes prenaient fin ou avaient été suspendus en 2024 et ne doivent pas être considérés comme des garanties permanentes. La récolte céréalière de 2024 était estimée à environ 314 000 tonnes ; pendant la période de soudure, environ 117 000 personnes ont connu une insécurité alimentaire aiguë et quelque 68 % de la population ne pouvait pas s’offrir une alimentation saine. Les budgets alimentaires doivent donc tenir compte du marché, de la qualité, de la région, de la saison, du transport, du stockage et de l’énergie de cuisson, ainsi que de la production domestique, du troc, de l’aide familiale ou de l’aide du PAM. La mobilité repose surtout sur les toca-toca, véhicules collectifs partagés, les taxis, les motos, les pirogues, les véhicules privés et les minibus interurbains. Les routes transportent environ 60 à 70 % des passagers et des marchandises ; le réseau routier compte environ 2 746 kilomètres, dont environ 28 % sont revêtus. Les taxis n’ont généralement pas de compteur ; il faut donc convenir du prix avant de monter. Les toca-toca sont généralement moins chers, mais peuvent être bondés ; le confort et la sécurité varient. Les suppléments de carburant, le temps d’attente, le fret, les déviations saisonnières et l’état des routes peuvent rendre les trajets ruraux nettement plus coûteux. En 2025, la réhabilitation des liaisons rurales de transport a ramené un trajet exemple entre Ingoré et Ponte Caur d’environ 3 h 30 à environ 1 h 15, mais les conditions de circulation restent dépendantes de la météo. Les dépenses de santé peuvent comprendre les consultations, les tests, les médicaments, l’accouchement, le transport, l’hébergement durant une orientation et des frais informels supplémentaires. Les recherches n’ont pas établi l’existence d’une assurance maladie nationale obligatoire ou d’un équivalent universel prépayé. La Guinée-Bissau dispose de centres et d’hôpitaux publics, de prestataires privés, de pharmacies, d’agents de santé communautaire et de possibilités d’orientation à l’intérieur de la région ou à l’étranger. Une grande part des dépenses de santé est payée directement par les ménages, tandis que le secteur dépend aussi largement de financements extérieurs. Les programmes peuvent financer la vaccination et certains services préventifs, mais il ne faut pas les considérer automatiquement comme des soins de santé généraux gratuits. La distance, la disponibilité des médicaments, l’âge, le genre et la capacité de payer influent sur l’accès ; les frais actuels ne sont pas consolidés dans un barème national fiable. L’enseignement de base est légalement obligatoire. Selon la règle formelle, l’enseignement jusqu’à la sixième année est entièrement gratuit ; à partir de la septième année, il est généralement censé rester gratuit dans la limite des capacités de l’État. Dans la pratique, les ménages peuvent payer l’inscription ou des contributions, les cahiers, les fournitures, les uniformes, le matériel pédagogique, les repas, le transport, l’hébergement ou les frais d’écoles privées ou religieuses. Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, les écoles, les prestataires religieux et privés et les communautés contribuent tous à l’offre. D’après les recherches disponibles, seuls environ 27 % des enfants terminaient l’enseignement primaire et environ 28 % des enfants d’âge scolaire n’étaient pas scolarisés, avec de fortes différences entre Bissau, Bafatá, les zones rurales et urbaines. Le manque d’enseignants et les interruptions peuvent engendrer des frais supplémentaires de redoublement, de garde et de transport. Dans certains contextes, la radio et des programmes d’apprentissage accéléré offrent des solutions non conventionnelles. Les dépenses familiales sont souvent prises en charge par les ménages multigénérationnels, les proches, le soutien communautaire, les transferts de fonds, les transferts en nature, les repas scolaires et l’aide ciblée en espèces ou en denrées du PAM. Les recherches n’ont établi ni allocation nationale pour enfant, ni allocation de soins, ni aide universelle aux dépenses familiales ; les montants des programmes ne doivent pas être généralisés. Les dépenses peuvent inclure la garde d’enfants, l’éducation, la santé, les cérémonies, l’aide aux proches et les obligations d’entraide saisonnières. L’admissibilité et l’accès dépendent de l’enregistrement, des réseaux familiaux et des règles des programmes. Les coûts de communication comprennent la carte SIM, le crédit téléphonique, les données, l’appareil, la recharge et les frais de monnaie mobile. Orange Bissau et MTN/Spacetel sont des fournisseurs locaux. Les forfaits de données Orange étaient proposés à 100 XOF pour 60 Mo pendant 24 heures, 500 XOF pour 1 Go pendant 7 jours et 2 500 XOF pour 3,2 Go pendant 30 jours ; une carte SIM était proposée à partir de 250 XOF. La couverture varie selon le lieu et est généralement meilleure à Bissau. L’ouverture d’un compte Orange Money était annoncée gratuite, avec un dépôt initial minimal de 100 XOF et un solde maximal de 100 000 XOF. Exemples de frais de retrait : 125 XOF pour 1 à 2 500 XOF, 250 XOF pour 2 501 à 5 000 XOF et 350 XOF pour 5 001 à 10 000 XOF. Orange Money est un service de paiement et de transfert ; les questions liées aux comptes et aux produits financiers relèvent des services bancaires, et non de l’analyse des coûts des ménages. Il n’existe pas de modèle national fiable des prix des loisirs. Les restaurants payants, événements et loisirs urbains sont plus visibles à Bissau, tandis que les loisirs ruraux reposent plus souvent sur des activités communautaires, religieuses ou publiques comportant une part moindre de dépenses en espèces. Les prix dépendent fortement du prestataire et de la saison. Les dépenses touristiques peuvent être comptabilisées comme des frais locaux de loisirs, de transport ou d’hébergement, mais elles ne constituent pas un système national de coûts distinct. Les banques, le crédit, les comptes et les produits financiers relèvent des services bancaires ; l’insolvabilité et les difficultés de remboursement relèvent de l’endettement ; les impôts, la TVA et les prélèvements relèvent de la fiscalité. Il convient de ne les mentionner ici que lorsqu’ils modifient directement les dépenses d’un ménage. Pour établir un budget actuel, utilisez le XOF/FCFA et consignez le lieu de résidence, à Bissau ou en zone rurale, la taille du ménage, la saison, le calendrier des revenus, les dépenses en espèces, la production domestique, les transferts, les frais scolaires et de santé, les transports, l’énergie de secours et la réserve d’urgence. Consultez les informations actuelles sur les prix alimentaires, les fournisseurs pour les tarifs de communication et les prestataires locaux pour les loyers, taxis, eau, santé et services publics. N’importez pas de budgets minimaux européens et ne considérez pas un prix de marché, un tarif ou un programme d’aide isolé comme une règle nationale.
Coût de la vie en Guinée-Bissau
Le coût de la vie en Guinée-Bissau varie fortement entre Bissau, les petites villes et les zones rurales, et change selon les saisons. Un budget réaliste pour un ménage en XOF/FCFA doit couvrir l’alimentation, le logement, l’eau, l’énergie, les transports, la santé, l’éducation, les communications et une réserve pour les chocs de revenus ou de prix. Il faut consigner séparément les dépenses en espèces, la production du ménage, les transferts et les autres soutiens non monétaires.
Conseil
Établissez votre budget en XOF/FCFA pour un ménage, un lieu de résidence et une saison précis ; une moyenne nationale unique serait trop imprécise pour la Guinée-Bissau. Assurez d’abord les besoins en alimentation, eau, énergie et logement, puis planifiez les transports, les communications, l’éducation et la santé, et gardez une réserve pour les variations saisonnières des revenus et des prix.

